Des origines du VIH aux similitudes du COVID : Examen sociologique de la conscience humaine dans la corruption, l’ignorance, et le paradoxe d’internet dans les vecteurs du contre pouvoir médiatique…. avec un peu d’humour.

L’origine du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) a été identifié dans les années 1980. Il existe maintenant une multitude de preuves sur comment, quand et où le VIH a commencé à causer des maladies chez les humains.

Grâce à la frise du site chronologie interactive  d’où j’ai pompé les infos, vous pouvez lire, regarder, écouter et explorer les événements clés de l’histoire de l’épidémie, Ce n’est pas en 3D, Michael Bay n’était pas disponible, le budget est limité. Mais ça permet quand même de constater comme par hasard que la fin du VIH coïncide avec le début du covid, pour des raisons qui pourraient être simplement la continuité du drain économique, les lignes de crédits gouvernementales envers des labos, et simplement une question de thune. De toute façon c’est toujours une question de thune, n’est-ce pas ? C’est la question assez compliquée à laquelle je vais essayer de répondre.

Le lien entre le VIH et le VIS et le VHS.

Le VIH est un type de lentivirus, ce qui signifie non pas qu’on les trouve dans les conserves de petits salés mais qu’il attaque le système immunitaire. De la même manière, le virus de l’immunodéficience simienne (VIS) attaque le système immunitaire des singes. 

Le VHS est une maladie du magnétoscope sur la tête de lecture à force de traîner avec sa bande.

La recherche a révélé que le VIH est lié au VIS et qu’il existe de nombreuses similitudes entre les deux virus. Le VIH-1 est étroitement lié à une souche de SIV trouvée chez les chimpanzés, et le VIH-2 est étroitement lié à une souche de SIV trouvée dans les mangabeys fuligineux.

Ouai chui un mangabey, et alors, on n’a pas droit aux rouflaquettes comme vous ?connard !

Tata mangabey

Le VIH vient-il des singes ?

En 1999, des chercheurs ont découvert une souche de SIV (appelée SIVcpz) chez un chimpanzé qui était presque identique au VIH chez l’homme.

Les chercheurs qui ont découvert ce lien ont conclu que cela prouvait que les chimpanzés étaient la source du VIH-1 et que le virus avait à un moment donné croisé des espèces des chimpanzés aux humains. 

Les mêmes scientifiques ont ensuite mené d’autres recherches sur la façon dont le SIV aurait pu se développer chez les chimpanzés. Ils ont découvert que les chimpanzés avaient chassé et mangé deux espèces de singes plus petites (les mangabeys à calotte rouge et les grands singes à nez tacheté). Ces petits singes ont infecté les chimpanzés avec deux souches différentes de SIV.

Les deux souches différentes de SIV se sont ensuite jointes pour former un troisième virus (SIVcpz) qui pourrait être transmis à d’autres chimpanzés. C’est la souche qui peut également infecter les humains. 

ça l’air grave votre truc là, SIV. Ça a un rapport avec la chute de cheveux ? Non parce que bon… ça m’inquiète un peu quand même. On m’a dit que j’étais positif.

un mangabey inquiet.

Comment le VIH est-il passé des chimpanzés aux humains ?

Il y a deux explications: la première c’est qu’un jour un missionnaire blanc a enculé un black qui avait bouffé du singe, mais c’était très problématique pour l’image de l’occident, au-delà des soirées alcoolisées fascistes de la haute société.

Alors on a écourté le message, la version la plus communément admise est celle du « chasseur ». Dans ce scénario, SIVcpz a été transféré à l’homme à la suite de la mort et de la consommation de chimpanzés, ou de leur sang pénétrant dans des coupures ou des blessures sur des personnes au cours de la chasse.  Normalement, le corps du chasseur aurait combattu le SIV, mais à quelques occasions, le virus s’est adapté à son nouvel hôte humain et est devenu le VIH-1.

Il existe quatre groupes principaux de souches de VIH (M, N, O et P), chacun avec une constitution génétique légèrement différente. Cela soutient la théorie du chasseur car chaque fois que le SIV est passé d’un chimpanzé à un humain, il se serait développé d’une manière légèrement différente dans le corps humain et aurait produit une souche légèrement différente. Cela explique pourquoi il existe plus d’une souche de VIH-1. 

La souche de VIH la plus étudiée est le VIH-1 groupe M, qui est la souche qui s’est propagée dans le monde entier et qui est aujourd’hui responsable de la grande majorité des infections à VIH.

J’ai croisé doudou Dupont-Moretti et doudou Buzin,
ils m’ont affirmé qu’ils me feraient sortir mais ça fait 19 mois que je suis enfermé !

Vendredi.

Comment le VIH-2 s’est-il transmis aux humains ?

Le VIH-2 provient du SIVsmm chez les singes mangabey fuligineux plutôt que chez les chimpanzés. On pense que le croisement avec l’homme s’est produit de la même manière (par le dépeçage et la consommation de viande de singe).

Il est beaucoup plus rare et moins contagieux que le VIH-1. En conséquence, il infecte beaucoup moins de personnes et se trouve principalement dans quelques pays d’Afrique de l’Ouest comme le Mali, la Mauritanie, le Nigeria et la Sierra Leone. 

Quand et où le VIH a-t-il commencé chez l’homme ?

Des études sur certains des premiers échantillons connus de VIH fournissent des indices sur la date de son apparition chez l’homme et son évolution. Le premier cas vérifié de VIH provient d’un échantillon de sang prélevé en 1959 sur un homme vivant dans l’actuelle Kinshasa en République démocratique du Congo. L’échantillon a été analysé rétrospectivement et le VIH détecté. Il existe de nombreux cas antérieurs où les schémas de décès dus à des infections opportunistes courantes, désormais connues pour définir le SIDA, suggèrent que le VIH en était la cause, mais c’est le premier incident où un échantillon de sang peut vérifier l’infection. 

Le VHS a t-il disparu ?

De nouvelles technologies sont apparues telles que le numérique pour voir une amélioration significative de la qualité de la vidéo, la pérennité du stockage contrairement à la dégradation des bandes VHS très sensibles à l’humidité et au magnétisme. Cette question n’a rien à foutre dans l’article mais je trouve ça très drôle de parler de VHS dans un article de VIH.

Le VIH a-t-il commencé en Afrique ?

En utilisant le plus ancien échantillon connu de VIH, les scientifiques ont pu créer un « arbre généalogique » de la transmission du VIH, leur permettant de découvrir où le VIH a commencé.

Leurs études ont conclu que la première transmission du VIS au VIH chez l’homme a eu lieu vers 1920 à Kinshasa en République démocratique du Congo (RD Congo). 

La même région est connue pour avoir la plus grande diversité génétique de souches de VIH au monde, reflétant le nombre de fois où le VIS a été transmis à l’homme. Bon nombre des premiers cas de sida y ont également été enregistrés.

Tu rentres vers quelle heure ?

Ne m’attends pas ce soir chérie je rentrerai tard, tu sais bien que le mardi c’est ma soirée poker avec les gars du bureau.

Bob Gamble, alias le « VIH de pique »

Comment le VIH s’est-il propagé depuis Kinshasa ?

Par le trafic de VHS…. non je déconne. La zone autour de Kinshasa regorge de liaisons de transport, telles que les routes, les voies ferrées et les rivières. La région a également connu un commerce du sexe croissant à l’époque où le VIH a commencé à se propager. La forte population de migrants et le commerce du sexe pourraient expliquer la propagation du VIH le long de ces routes d’infrastructure. En 1937, il avait atteint Brazzaville, à environ 120 km à l’ouest de Kinshasa.

Le manque de voies de transport vers le nord et l’est du pays explique le nombre beaucoup moins élevé de rapports d’infections à l’époque.  Autant les nuages radioactifs ne traversent pas les frontières, autant le VIH ne coupe pas à travers les forets, il reste sur les trottoirs…

En 1980, la moitié de toutes les infections en RD du Congo se situaient en dehors de la région de Kinshasa, reflétant l’épidémie croissante. 

Pourquoi Haïti est-il important ?

Dans les années 1960, le sous-type « B » du VIH-1 (un sous-type de la souche M) avait fait son chemin vers Haïti. À cette époque, de nombreux professionnels haïtiens qui travaillaient dans la République démocratique du Congo coloniale dans les années 1960 sont retournés en Haïti. Initialement, ils ont été accusés d’être responsables de l’épidémie de VIH, et ont subi en conséquence un racisme, une stigmatisation et une discrimination graves . On les a laissés dans leur merde et en plus sur une ile…mais ca n’a pas suffi. 

D’abord…. il y a eu
les village people,
puis les VIH people,
puis les boat people.

C’est un fléau
auquel il faut mettre un terme.

Chasse, pêche, Zemmour et tradition.

Le sous-type M du VIH-1 est désormais le sous-type de VIH le plus répandu géographiquement à l’échelle internationale. En 2014, ce sous-type avait causé 75 millions d’infections.

Que s’est-il passé dans les années 80 aux USA ?

Un incommensurable merdier.

Les gens disent parfois que le VIH a commencé dans les années 1980 aux USA , mais en fait, c’était juste au moment où les gens ont pris conscience pour la première fois du VIH et qu’il a été officiellement reconnu comme un nouveau problème de santé.

En 1981, quelques cas de maladies rares ont été signalés chez des hommes homosexuels à New York et en Californie, comme le sarcome de Kaposi (un cancer rare) et une infection pulmonaire appelée PCP.  

Sarcome de kaposi , causé par le poppers, contenant du nitrite d’amyle

Personne ne savait pourquoi ces cancers et infections opportunistes se propageaient, mais ils ont conclu qu’ils devaient être causés par une « maladie » infectieuse.

Hmmmmm.

je ne me drogue pas mais par contre mon maitre me sodomise, je suis malade moi aussi ???

Le 101° dalmatien

Au début, la maladie avait toutes sortes de noms liés au mot « gay ». 

  • intoxigaytion, version culinaire
  • gaytorade, version boisson énergisante
  • french gayard, version Arnaud de Montebourg ( dual pun intended )
  • gaytho, version harlem
  • gayronimo, version plume dans le cul
  • gayriatrics, version vieux avec la couche
  • gaydar, version militaire avec le missile pointé
  • gay-gay johanson, version chanteur suedois

Ce n’est qu’à la mi-1982 que les scientifiques ont réalisé que la « maladie » se propageait également parmi d’autres populations telles que les hémophiles et les consommateurs d’héroïne. 
En septembre de la même année, la « maladie » a finalement été nommée SIDA, pour l’acronyme de « Saloperie Incrustée Dans l’Anus. »

Ce n’est qu’en 1983 que le virus VIH a été isolé et identifié par des chercheurs de l’Institut Pasteur en France. Initialement appelé Lymphadenopathy-Associated Virus (ou LAV), le virus a été confirmé comme étant la cause du SIDA, lorsque des scientifiques travaillant aux USA National Cancer Institute ont isolé le même virus et l’ont appelé HTLV-III. Le LAV et le HTLV-III ont été reconnus plus tard comme étant identiques.

Qu’est-ce que le « Four-H-Club » ?

En 1983, le CDC des USA ont répertorié les principaux groupes à risque, notamment les partenaires de personnes atteintes du sida, les consommateurs de drogues injectables, les hémophiles et les personnes récemment arrivées en Haïti. Au moment où les cas de SIDA ont commencé à émerger aux États-Unis, l’absence d’informations définitives sur le VIH et son lien avec le SIDA, a gonflé la panique et la stigmatisation entourant l’épidémie. Peu de temps après, les gens ont commencé à parler familièrement d’un « Club 4-H » à risque de contracter le sida : homosexuels, hémophiles, héroïnomanes et Haïtiens, contribuant à une stigmatisation accrue. 

À ce jour, aucun homosexuel hémophile héroïnomane d’origine haïtienne n’a encore gagné à euro millions.

Si moi ! j’ai gagné 30 patates l’autre jour !

Arrivé à la française des jeux, y m’ont filé des bananes.

Je crois que je me suis fait niquer….

Rumeurs et réalités : donner un sens aux récits de conspiration sur le VIH/sida et aux légendes contemporaines ( source NIH )

tu me traites de complotiste !???

et bin je te parle plus, voila! t’as qu’à parler à mon cul !

BLLLLL !!!

Le texte ci-dessous est une modification d'une source gouvernementale US qui démonte les arguments des complotistes présumés, mais je vais retoucher le texte de façon à faire apparaitre des éléments qui une fois éclairés paraissent très limpide en lecture.

Le contexte social de la première épidémie de VIH/SIDA aux États-Unis a fourni un terrain fertile aux rumeurs de transmission. Aujourd’hui, cependant, les rumeurs sur le VIH/SIDA ne persistent qu’au sein du public afro-américain.

 Pour bien ancrer dans la tête des cons que le VIH donne le sida, systématiquement on collera les 2 avec une /

Les données des groupes de discussion et du discours public révèlent le contenu et la distribution de l’origine du VIH/SIDA et des rumeurs de complot. La théorie de la rumeur et de la légende contemporaine permet la réinterprétation des rumeurs comme une mesure de confiance entre le public afro-américain et les professionnels de la santé, et non comme une preuve d’ignorance ou d’oppression raciale historique. Pour améliorer les résultats de santé publique dans la communauté afro-américaine, les efforts de lutte contre le VIH/SIDA doivent reconnaître les sources et la signification des rumeurs, inclure les rumeurs comme mesure de confiance et aborder la méfiance sous-jacente que les rumeurs signifient.

Malgré les avancées majeures dans les connaissances sur le virus du VIH, les modes de transmission et les solutions qui peuvent réduire la charge virale et prolonger la vie,

comme ne pas prendre de traitement à l'AZT par exemple, 

La propagation du VIH parmi les Afro-Américains, en particulier les hommes afro-américains ayant des rapports sexuels avec des hommes, est restée obstinément résistante aux interventions. 

En 2006, 48,1 % des nouvelles infections viennent contacts sexuels entre hommes ; 

Les noirs ont un taux de prévalence du VIH de 1715,1 pour 100 000
(2388 pour 100 000 pour les hommes et 1122 pour 100 000 pour les femmes)

Les Blancs de 224,3 pour 100 000
(394 pour 100 000 pour les hommes et 62,7 pour 100 000 pour femmes). 

Ces taux élevés persistants chez les Afro-Américains vont à l’encontre de l’expérience de la plupart des populations aux États-Unis, pour qui une meilleure connaissance du VIH/SIDA a permis de réduire la morbidité et la mortalité, comme le montre le schéma suivant :

image d'équation
On pourrait faire une illustration plus révélatrice encore :

Ces relations, cependant, ne fonctionnent que si les gens font confiance aux sources d’informations officielles. Ceci s’applique également à la prévention et au traitement : aucun programme VIH/SIDA qui nécessite une action du public, même valable ou bien initié, ne peut réussir lorsque les gens se méfient des sponsors du programme ou des sources d’information sur la maladie. Comprendre les forces qui causent et entretiennent la méfiance parmi les Afro-Américains est essentiel pour réduire les taux d’infection par le VIH, et cela nécessite la reconnaissance du rôle des rumeurs sur le VIH/SIDA – leurs origines, leur propagation et leur capacité à résister aux informations contraires.

Initialement, les rumeurs sur le sida étaient répandues, car le contexte social fournissait ce que les théoriciens de la rumeur ont identifié comme un terrain fertile pour la croissance et la persistance des rumeurs : une pénurie d’informations fiables en conjonction avec des niveaux élevés d’anxiété sociale.

Ha ! pénurie ! vous voyez !!!! à cette époque là aussi on manquait de tout hein !!!

 De plus, les réseaux de confiance et de connaissances qui soutiennent les rumeurs sont généralement liés par les mêmes éléments de stratification sociale qui constituent les identités et sous-groupes raciaux et ethniques ; les gens font circuler des histoires à des personnes qu’ils connaissent et en qui ils ont confiance, et ne racontent des histoires qu’avec un sens ou une résonance. 

Les rumeurs sur le VIH/SIDA ont proliféré dans toute la société américaine :

  • seuls les homosexuels peuvent contracter le SIDA 
  • vous pouvez l’attraper à partir d’une poignée de porte ou d’un siège de toilette
  • en vous baignant dans une piscine 
  • les insectes volants peuvent le transmettre
  • les femmes incitent les hommes à avoir des relations sexuelles avec elles afin qu’ils puissent leur transmettre le SIDA
  • Le SIDA a été développé par la CIA pour tuer les Afro-Américains et les homosexuels 
  • ce n’est pas du tout causé par un virus. 
On notera aujourd'hui que le SIDA mental s'attrape essentiellement par BFM TV.

Alors que la crise émergente du VIH/SIDA a forcé les scientifiques et les professionnels de la santé à changer leurs habitudes et leurs pratiques, en partie à cause de la science du virus mais en grande partie à cause de l’activisme social efficace des groupes de profanes touchés par le SIDA, ces mêmes groupes ont investi leur foi dans la communauté des professions de la santé. Ils réclamaient des actions à la hauteur de la crise sanitaire : des connaissances scientifiques pour remplacer les peurs, l’ignorance et les suppositions mal informées. Et ils ont réussi ; au fur et à mesure que des informations officielles solides se développaient, l’anxiété générale au sujet du VIH/SIDA s’estompait lentement, tout comme les histoires – la plupart des rumeurs sur le VIH/SIDA ont disparu. 

Vous noterez la tournure positive qui distribue le mérite sur ce qui est néanmoins attaqué, c'est très finement écrit.

Au sein de la communauté afro-américaine, cependant, des rumeurs spécifiques continuent de persister, des rumeurs qui considèrent le VIH/SIDA comme un complot génocidaire du gouvernement contre les Afro-Américains. De plus, ces rumeurs sur le VIH/SIDA font plus qu’indiquer la méfiance, elles renforcent la méfiance en posant une explication qui attribue la responsabilité de manière si explicite : une maladie qui peut être attribuée à un acteur intentionnel (et familier), au lieu d’un problème social et de santé qui est partie d’une modernité impersonnelle avec des causes complexes qui peuvent laisser l’individu se sentir impuissant et désespéré. 

J’ai collecté des données à partir d’une enquête systématique sur le discours public et d’une série de 6 entretiens avec des groupes de discussion que j’ai menés, organisés par race/ethnicité parmi les membres d’une communauté universitaire, pour examiner la manière dont les rumeurs sur le VIH/SIDA se diffusent dans certains groupes. —mais pas les autres—et servent à entretenir la méfiance. Mes objectifs étaient:

(1) d’établir le caractère unique et omniprésent des rumeurs sur le VIH/SIDA au sein du public afro-américain,

(2) de relier ces rumeurs à la méfiance qui contribue au maintien des taux élevés d’infection au VIH,

et avec cette connaissance,

(3) informer des bonnes pratiques pour faire face à la méfiance et éventuellement déstabiliser les rumeurs.

ça a le mérite d'être honnête involontairement, le but c'est de prendre les propos des gens, de les faire rentrer dans des cases de comportement type et ensuite leur resservir la soupe pour faire plier leurs opinions...

Les experts ne contestent plus les faits sur les causes et les modes de transmission du SIDA ; en conséquence directe, nous savons comment arrêter la propagation du VIH : grâce à des mesures telles que des rapports sexuels protégés, des aiguilles propres, des tests réguliers et un approvisionnement en sang contrôlé, bien que tout le monde ne suive pas ces pratiques. Les personnes qui vivent avec le VIH (c’est-à-dire qui sont séropositives) peuvent avoir une vie productive, longue et relativement normale. Le consensus scientifique sur les origines du VIH/SIDA a moins d’applications pratiques, mais ce consensus a des conséquences profondes sur la manière dont les informations sur les meilleures pratiques seront reçues. Les rumeurs persistantes sur le VIH/SIDA et les légendes contemporaines qui se concentrent sur un complot dirigé par le gouvernement ou sur la théorie du génocide pour expliquer ses origines sapent l’acceptation de comportements qui peuvent empêcher l’infection.

Les rumeurs peuvent encourager des comportements qui semblent ignorants, mais la source des rumeurs de la théorie du complot sur les origines du VIH/SIDA au sein de la communauté afro-américaine, comme pour toutes les rumeurs, n’est pas l’ignorance, mais la méfiance combinée à une forte anxiété sociale. Pour comprendre le sens et l’importance des rumeurs de génocide et de complot, il faut répondre à la question de savoir pourquoi il existe différents niveaux de confiance entre les groupes raciaux/ethniques. 

L’histoire peut-etre... ?

Les sources du manque de confiance peuvent être liées au manque de financement soutenu et efficace et à l’attention portée à la santé générale des Afro-Américains, à l’histoire des abus des professions de la santé contre les Afro-Américains et à la persistance du VIH/sida chez les Afro-Américains ( comme le suggèrent les données des groupes de discussion, certains Afro-Américains voient la mention même des taux d’infection élevés chez les Afro-Américains comme « blâmer, ” ce qui renforce le sentiment de méfiance).

 Ces rumeurs sont à la fois la preuve d’une situation locale (le niveau de méfiance d’un groupe dans le contexte d’un problème) et des indicateurs du contexte social plus large dans lequel cette méfiance se produit. Le contenu des rumeurs sur le VIH/SIDA est lié à la relation historique tendue entre les Afro-Américains et la société dominante (blanche), et les perceptions des professions de la santé en tant qu’agents du pouvoir blanc.  Comprendre les rumeurs (et peut-être les dissiper) nécessite d’abord de comprendre les différents rôles que la mémoire collective et les rumeurs jouent dans la création de la méfiance. 

schéma ? Quand c'est eux le problème, on ne les aide pas assez, pognon pognon, ce n’est jamais leur faute et on doit toujours avoir de la repentance et se justifier voire s'excuser parce qu'ils sont en tête de liste, jusque dans les prisons et les homicides. 

La recherche sur la mémoire collective examine comment les groupes « savent » des choses et entretiennent des souvenirs de traditions et d’événements historiques de génération en génération sans histoire formelle ni éducation institutionnelle. Une partie de l’explication de la méfiance à l’égard des professions de santé et des initiatives de santé découle de la mémoire collective du racisme et des abus discriminatoires dans la société américaine, un héritage régulièrement réaffirmé dans l’expérience quotidienne. Les études sur la mémoire collective échouent, cependant, lorsqu’il s’agit de savoir comment des histoires alternatives (telles que les récits de conspiration du VIH/SIDA) pourraient être véhiculées. Les rumeurs ne sont pas une mémoire collective ; elles prospèrent en l’absence d’événements commémoratifs, de monuments commémoratifs et de rituels. Il n’y a aucun fondement probant pour l’histoire de la maladie dans le cadre d’un plan du gouvernement américain ou de la CIA pour exterminer les Afro-Américains.

Est-ce que vous réalisez le sous-entendu du message, c'est surréaliste, on est TOTALEMENT dans la lignée de l'aura du dogme religieux et du message unique à suivre: les disciplines qui modèlent la mémoire collective ne fonctionneraient pas si on n’applique pas ce modèle à vocation commémorative... sans déconner ! Et bien sûr en 44 ce sont les USA qui sauvent le monde entier des allemands ! 160 000 mots pour les usa,  à la louche entre 17 et 21 millions pour les russes, mais naaan, le récit...

Bien que les taux de transmission du VIH/SIDA continuent de baisser parmi de nombreux groupes démographiques, les taux de nouveaux cas au sein de la communauté afro-américaine restent à des niveaux tragiquement élevés. La présente étude a trouvé un schéma similaire pour les rumeurs – diminuant rapidement chez les Blancs tout en persistant obstinément au sein du public afro-américain. Tout comme le VIH/SIDA a suivi différents cours épidémiologiques au sein de différentes sous-populations, les rumeurs et les histoires tissées autour du VIH ont également covarié par sous-population avec une corrélation entre l’identité de groupe, les rumeurs et la prévalence du VIH.

la lecture que j'en ai n'a rien à voir l'exercice de l'étude qui prône la rumeur pour amalgamer les blacks et qu'on doit par domino détruire la rumeur parce que sinon on accuserait les blacks. Parce que la réalité, c'est que même les blancs ont tenu ces propos, j'ai entendu gosse que le sida était un mec qui a enculé un singe, j'en ai même fait la blague dans la page en première partie, c'est pour dire... non, la réalité c'est que sociologiquement les blacks sont des baiseurs compulsifs comme des lapins et ils n'ont tout simplement pas culturellement évolué dans les mœurs des pratiques sexuelles, ils continuent à baiser comme des bêtes à tout va mais c'est inavouable socioculturellement.

À la date de 2018, le taux de natalité par ethnie usa:
Une blanche 1.75, une black 1.87 
alors entre PD et en plus avec la honte de la pratique dans leur culture gangsta... 

LES CONTEXTES D’ANALYSE DES RUMEURS

Selon les Centers for Disease Control and Prevention, les variables les plus importantes associées aux taux élevés de transmission du VIH sont

  1. probabilité d’avoir des relations sexuelles non protégées avec une personne infectée par le VIH ou à haut risque d’infection,
  2. injection de drogue par intraveineuse,
  3. avoir une autre maladie sexuellement transmissible,
  4. statut VIH inconnu,
  5. la stigmatisation sociale associée au fait d’être un homme ayant des relations sexuelles avec des hommes,
  6. facteurs socio-économiques qui contribuent à de mauvais soins de santé. 
On notera qu'après enfoncer des portes ouvertes avec 1,2,3, que 4 dit subtilement que les tests ELISA et WESTERN BLOT sont de la merde ( corroboré dans la vidéo ), 5 le taux élevé de transmission est associé à la stigmatisation sociale PARCE QUE tu serais PD, et non pas de te faire enfiler sans capote... 
là, on a déjà changé de dimension et une fois qu'on est dans le vide on peut pousser avec 6 : facteurs socio économiques pour justifier de mauvais soins de santé, donc envelopper l'état général très subtilement sans le dire, ce qui revient en clair à dire : ne pas avoir une bonne hygiène de vie et être dans un état tout simplement dégradé, à l'instar du tiers monde où il y a 90% des cas parce qu'ils sont sous alimentés et subissent des carences sévères sans parler de la came.
 

Tous ces éléments traitent des comportements, cependant, et non du statut social ou des attitudes à l’égard des soins de santé. La recherche en santé publique cite 3 explications à l’« exceptionnalisme » des Afro-Américains dans les efforts de prévention du VIH/SIDA. 

Premièrement, la communauté afro-américaine se retrouve du mauvais côté d’une constellation de variables associées à des taux de transmission élevés : éducation, motivation, estime de soi reconnue et accès aux préservatifs. 

La seconde met l’accent sur les aspects des relations interpersonnelles, de groupe et fondées sur le statut (par exemple, « le sexe au plus bas », décrivant les hommes qui s’identifient comme hétérosexuels mais qui ont secrètement des relations sexuelles avec des hommes, même lorsqu’ils ont des relations avec des femmes) qui interférer avec une foule de mesures préventives bien établies. 

Le troisième a trait à une méfiance profonde et durable à l’égard des institutions et des intentions de la médecine occidentale (américaine) et de la santé publique. Des 3 explications, le problème de la méfiance peut sembler le plus facile à résoudre.

La sagesse conventionnelle postule que l’éducation ouvre l’esprit, dissipe les idées fausses et peut changer les comportements – une formulation qui est généralement valide. Mais pour être efficaces, les efforts d’éducation nécessitent la confiance. Pour cette raison, l’utilisation de la connaissance – « l’éducation » –

A.K.A formatage idéologique. Pour les blancs ça fonctionne vous me direz.

Pour vaincre la méfiance a été et restera probablement un échec tant qu’il y aura des niveaux élevés de méfiance au sein de la communauté afro-américaine. La méfiance reflétée et renforcée par les récits culturels – histoires, rumeurs – ne peut pas être facilement remplacée par l’information. 

En quoi une information est elle une vérité factuelle...? Aujourd’hui on sait tous que le déconstructivisme est le dogme du discours qui prime sur la vérité, il n’y a pas de vérité, il n'y en a plus, ça ne compte plus. 

RUMEURS DE GÉNOCIDE ET DE CONFIANCE DANS LES DONNÉES

La méfiance est clairement visible dans les histoires sur les origines du VIH/SIDA. Les 4 citations en tableau illustrent l’éventail des récits sur les origines du VIH/SIDA et la mesure dans laquelle différentes rumeurs existent parmi les différents groupes. Deux proviennent du discours public et 2 d’entretiens avec des groupes de discussion. Les première et troisième citations, de 1992 et 2012, illustrent le thème cohérent trouvé à la fois dans le discours public afro-américain et parmi les participants aux groupes de discussion afro-américains. Retrouver une rumeur fidèlement répétée après 2 décennies démontre une durabilité remarquable. Sur le fond, les 2 citations impliquent le gouvernement, principale institution responsable de la lutte contre le VIH/SIDA, et attribuent des motifs intentionnels et génocidaires à la création et à l’épidémiologie de l’épidémie. Qui, trouvant de telles histoires même légèrement plausibles, ferait confiance à une agence ou à un programme gouvernemental qui déclare travailler « pour aider » ?

Extraits concernant les origines du VIH/SIDA tirés du discours public et des entretiens avec des groupes de discussion

AnnéeDevisSource
1992« Je suis convaincu que le sida est une maladie imposée par le gouvernement. Ils se sont trompés sur une chose, ils n’ont jamais réalisé que cela ne pouvait pas être limité aux groupes qu’il était censé éliminer. C’est donc désormais une priorité nationale. Exactement comme la drogue est devenue lorsqu’elle s’est échappée des centres urbains vers la banlieue blanche. »Spike Lee, dans une publicité pour Benetton, dans Rolling Stone Magazine 
2001« Les gens mangent des chimpanzés », a déclaré le Dr Hahn.  »Nous nous attendons à ce que les transmissions se soient produites par l’exposition au sang lors de la chasse ou de la préparation de viande. »Extrait d’un article du New York Times de Gina Kolata 
2012« J’ai entendu dire que [le gouvernement] a pris des gens, des Noirs, des homosexuels, et leur a fait faire des recherches… des expériences, et a dit: » Vous serez payés pour cela « et en fait, ils reçoivent le virus. »Une femme dans un entretien de groupe de discussion avec des participants afro-américains
2014« Ce n’est probablement pas vrai, mais quand j’étais jeune, j’ai entendu dire que quelqu’un avait couché avec un singe qui l’avait eu, ouais, pas que je le croie, juste une histoire drôle. »Un homme dans un entretien de groupe avec des participants blancs

La citation de 2001 n’est pas une rumeur ; il s’agit d’une présentation à la presse grand public des résultats scientifiques consensuels sur les origines du VIH ; il contredit les 3 autres citations. Pour la plupart des gens, cette explication est l’histoire « faisant autorité » des origines du VIH/SIDA (sous une forme ou une autre). Les participants aux groupes de discussion blancs et hispaniques/latinos l’ont rapporté de manière fiable, bien que parfois avec des modifications mineures (personne n’a spécifiquement mentionné «la chasse ou la préparation de la viande», par exemple).

La quatrième citation est une rumeur sur le VIH/SIDA qui prévaut parmi les Blancs américains (elle est apparue dans les deux entretiens avec le groupe Blanc) et, comme de nombreuses rumeurs, raconte quelque chose « j’ai entendu » – « une histoire amusante ». Comme les rumeurs de complot, cette histoire déforme les découvertes scientifiques, mais elle attribue la responsabilité des origines de l’épidémie à « quelqu’un qui a eu des relations sexuelles avec un singe » – en Afrique. Une rumeur sur l’origine du VIH qui blâme la bestialité parmi les Africains vient d’une relation très différente avec les professions de la santé que celle qui blâme les médecins, les chercheurs et le gouvernement américain, et a également peu d’effet sur le statut du groupe ou la réponse aux conseils de santé publique ; cela devient une « histoire drôle ».

ouiiii il a compris !!!, c'était une blague !!!!
Vous n’êtes pas très malins au NIH dis donc !!

Dave Chappelle a une routine comique qui appelle de manière satirique les Africains ayant des relations sexuelles avec des singes « l’explication scientifique » des origines du VIH/sida. L’humour peut être efficace pour mentionner et rejeter les rumeurs, comme dans cette citation de la comédie NBC 30 Rock , scénarisée pour être prononcée par le seul personnage afro-américain (joué par Tracy Morgan) :

L’action positive a été conçue pour maintenir les femmes et les minorités en concurrence les unes avec les autres pour nous distraire pendant que les mecs blancs injectent le SIDA dans nos pépites de poulet. 

Il s’agit d’une interprétation publique typique de la rumeur du génocide du SIDA ; il reconnaît et rejette la rumeur de génocide dans une déclaration succincte, transformant les rumeurs persistantes sur les efforts américains de génocide contre les Afro-Américains en une punchline. La position sociale du groupe affecte le statut et le pouvoir de la communauté ; il privilégie également la présentation (et le rejet) de rumeurs. 

Le discours public et les conclusions des groupes de discussion révèlent qu’un discours général sur le VIH/SIDA existe au sein de la communauté afro-américaine : un complot du gouvernement des États-Unis (parfois mené par la CIA, l’armée ou les institutions de recherche en santé et de santé publique) pour inventer, planter (ou libérer) le virus, provoquer une épidémie et ainsi achever le projet raciste d’éradication des Afro-Américains. Cette idée de génocide intentionnel est le fil conducteur de la quasi-totalité de ces rumeurs. 

Pourquoi y a un truc de cet ordre là chez eux...? ( liste non exhaustive )
  • Ils ont entamé le commerce triangulaire ?
  • Les industriels ont collaboré avec hitler ?
  • Le fait qu’ils tuent leurs présidents ?
  • Des pratiques comme le watergate ?
  • Des programmes comme MK ultra…? unabomber ?
  • Le 11 septembre et le plan PNAC ?
  • La fiole de powell 2003 à l’onu ?
  • Edward Snowden qui balance la surveillance de masse ?
  • Pedo Epstein qui se suicide quand son carnet de vol contient la totalité des puissants du monde ?
C’est vrai ça merde ! Pourquoi on se méfie du gouvernement aux USA...

Des célébrités américaines aussi mainstream que Bill Cosby (en 1991 dans le New York Post )  et Will Smith (en 1999 dans Vanity Fair ) ont exprimé leur opinion que l’épidémie de VIH/SIDA pourrait bien être le résultat d’actions intentionnelles, soit de la part du gouvernement américain ou d’autres. 

Le révérend Jeremiah Wright, qui a attiré l’attention nationale en tant que pasteur controversé de l’église de Barack Obama, a dénoncé la structure de pouvoir raciste aux États-Unis, affirmant que « le gouvernement a menti en inventant le virus du VIH comme moyen de génocide contre les personnes de couleur. Les gouvernements mentent ! 

En 1990, Essence magazine a publié un article intitulé « Est-ce un génocide ? » qui décrivait les histoires de génocide répandues sur le VIH/SIDA et tentait de les démystifier, bien qu’il reconnaisse également que « toute notre relation avec [les Blancs] a été celle de [leurs] comportements de conspiration génocidaire sur nous. . . de toute la rencontre avec les esclaves jusqu’à l’étude de Tuskegee. (p78) Il s’agit d’une version de l’explication de la mémoire collective, mais les chercheurs n’ont pas trouvé que la méfiance est corrélée à la connaissance de l’expérience de Tuskegee sur la syphilis ; dans les entretiens avec les groupes de discussion, seul un participant afro-américain était au courant de Tuskegee, alors que tous connaissaient les rumeurs de génocide.

Les rumeurs de génocide ont une longue histoire au sein du public afro-américain. Certains des premiers rapports de rumeurs de conspiration sur le VIH/SIDA en tant que génocide semblent avoir été diffusés par des associés de la Nation of Islam (qui a également vendu une thérapie alternative contre le SIDA appelée Kemron, depuis rejetée par les scientifiques traditionnels comme étant inutile). 

Au début des années 1980, des rumeurs ont circulé au sein de la communauté afro-américaine d’Atlanta, en Géorgie, accusant les chercheurs en santé des disparitions et des meurtres de jeunes garçons afro-américains, prétendument utilisés à des fins d’expérimentation. James Baldwin a publié un livre sur l’affaire.  

En 1988, Steve Cokely, alors coordinateur des projets spéciaux de Chicago, a déclaré que des médecins juifs infectaient les nourrissons afro-américains avec le VIH. La presse grand public a finalement repris les rumeurs qui circulaient ; 

en 1990, un article du New York Times rapportait les commentaires d’un musicien de rap à l’Arsenio Hall Show selon lesquels :

Le SIDA faisait partie d’une « campagne de nettoyage de l’Amérique » destinée à toucher les « marchés cibles » des homosexuels et des minorités raciales : « Je pense qu’ils ont certainement déjà le remède et je pense qu’il a certainement été créé par une personne malade. » 

Ces rumeurs de complot n’ont fait que de rares apparitions dans la littérature de santé publique sur le VIH/SIDA. Une étude de 1991 examinant les rumeurs du VIH/SIDA sur les vecteurs de transmission (s’il est possible d’attraper le SIDA dans une piscine, par exemple) a trouvé – puis rejetée comme trop obscure – une rumeur selon laquelle le virus du SIDA avait été inventé dans un laboratoire militaire américain ; ils pensaient que c’était trop « ésotérique » pour que les étudiants en aient entendu parler. 

 Les rares études qui se sont concentrées sur les rumeurs de génocide parmi les Afro-Américains ont trouvé leur impact significatif. D’autres rumeurs d’origine impliquant des professionnels de la santé ont connu une brève popularité dans le discours dominant (par exemple, l’article de Rolling Stone affirmant que le SIDA était le résultat accidentel de tests de vaccins en Afrique) et a reçu une large attention et une réfutation minutieuse dans la littérature professionnelle. Le public (et la source) de ces rumeurs était cependant la population américaine majoritaire.

On notera quand même que l'aspect médical et militaire et secret est exactement le même qu'avec le covid.... sauf que le covid, on le sait désormais, on a les preuves, ils ont fait du rogue service à wuhan.
Comprenez bien mon exercice dans l'article : je ne nie rien, je n'accepte rien, je souligne simplement le fait qu'il a des éléments qui ne sont pas corrélés, comme le fait que les diagnostics sont douteux et aléatoires à une certaine époque ( cf video ) que les traitements au début ont tué beaucoup ( AZT ) et que ceux qui ont rejeté le traitement ne sont pas pas tous morts contrairement à ce que la santé publique a mis du temps à reconnaitre. 

Il y a une corrélation très franche avec ce que dit un Montagner avec un exemple que j'ai spécialement élaboré pour  démontrer tout ce que je souligne :

EARVIN -MAGIC- JOHNSON

  • sportif
  • riche
  • né 1959
  • il annonce sa séropositivité en 1991
  • il est encore en vie
  • age à l’annonce : 32 ans

Problème d’argent ? aucun

Accès aux soins : total

Qualité de vie ? Sportif, pas de drogue ni d’abus.

Verdict ? Il est encore en vie, Âge: 62 ans.

FREDDY MERCURY

  • Chanteur
  • riche
  • né en 1946,
  • il annonce sa séropositivité le 24 novembre 1991 24h avant sa mort
  • age à l’annonce 45 ans

Problème d’argent ? aucun

Accès aux soins : total

Qualité de vie ? Débauche totale, un vrai phoque sous drogue dure.

Verdict ? co facteurs : popper coke hero… statut: décédé

Pas la peine d'en rajouter je pense être suffisamment explicite. Et ça tue totalement le côté racial de la chose, contrairement à tout ce texte que j'analyse ici et qui est très récent..

Les données de la présente étude montrent le lien étroit entre la méfiance, les rumeurs et les comportements. 

Vous voyez... au bout d'une ligne ça repart, le message est martelé : ça cherche à joindre la réalité du résiduel épidémique avec le complotisme en utilisant les blacks comme boucs émissaires pour gommer le passif historique, y a une volonté de laisser un message donné et pas autre chose. Ce n’est pas net. Il y a un processus psychologique de masse derrière.

Le vih, c'est le vih. On est d'accord là-dessus, mais tout le build up par-dessus est vraiment un ramassis de conneries.
 
C’est le cœur que je cherchais à mettre en lumière avec comparatif du covid.

sida : vih, attention, on batit le sida dessus pour avoir un levier d'action sociologique alors qu'une disposition de départ et un bon comportement n'est pas plus problématique que ça. 

covid : on a un corona, à ce stade pour désosser la structure jusqu'à l'os disons qu'il est là sans préalable. Il n'impacte pas les gens dans un état normal, ça démarre à la déficience organique ou métabolique et la vieillesse, mais on s'en sert sociologiquement pour mettre la pression sur tout le monde, comme avec le sida et les avantages qui découlent des choix faits:

- capote pour se protéger avec le gain de contraception dans une fin de décennie où on a quand même subi un impact économique terrible et un bashing écologique des années 60 qui a muté sur un bashing démographique de surpopulation dans les années 70. On comprend que la mayonnaise ait pu prendre à l'époque pour tirer des raccourcis et fondamentalement ils ne sont pas stupides du tout.  Parce qu'aujourd'hui on est EXACTEMENT dans le même discours de DEPOPULATION alors que c'est contraire au dogme capitaliste du consommateur.

Il y a un problème cognitif sévère dans la compréhension de grand ensemble parce que l'humain juge dans l'instant et n'a pas le recul temporel. 

- ensuite on a une situation économique déplorable où  justement le sanitaire de masse permet des injections monétaire extraordinaires incontestables et qui dépassent le militaire dans l'opinion publique puisqu’il n'y a à ce sujet aucune contestation possible, sinon on est accusé de tous les maux. Et ça peut toucher tout le monde.

Nous savons que des initiatives qui pourraient ne pas prêter à controverse avec d’autres populations (programmes d’échange de seringues, disponibilité de préservatifs, éducation sexuelle) ont rencontré des niveaux plus élevés de méfiance et de suspicion chez les Afro-Américains, et donc une plus grande résistance. Dans le discours public, les programmes visant à ralentir la propagation du VIH ont été considérés comme l’équivalent d’une « campagne génocidaire », ou, comme l’a dit Calvin O. Butts, III, pasteur de l’église baptiste abyssinienne de Harlem, comme « coopérer avec le diable ». Ici, le récit du complot interprète l’objectif déclaré de réduire la transmission du VIH comme un aveugle conçu pour nuire activement en encourageant l’utilisation de drogues par injection. Une partie de ce discours est que le trafic de drogue, en général, est une conspiration contre les jeunes de la communauté afro-américaine – une conspiration de génocide modifiée. 

Une participante afro-américaine du groupe de discussion a commenté que les toxicomanes reçoivent des seringues neuves et propres :

Comment savez-vous? Vous voyez, cela revient à l’idée même qu’ils répandent cela à dessein. Comment savez-vous qu’ils n’ont pas laissé tomber du VIH dans ces aiguilles ?

Presque la même pensée est venue d’un participant à une interview de groupe hispanique, qui s’est identifiée comme afro-américaine au cours de la conversation :

Je n’y ferais pas confiance. Le gouvernement a l’habitude, par exemple, d’utiliser les gens comme « sujets » dans leurs petites expériences. Je pense qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas avec l’aiguille.

Les histoires de génocide du VIH/SIDA de ce genre reflètent et perpétuent la méfiance, et cette méfiance a des implications claires pour le succès des programmes d’échange de seringues. 

Non mon pote, désolé, " leurs petites expériences" n'est pas un génocide, déformation, la référence c'est MK ULTRA et ce n’est pas un putain de complot.

D’ailleurs j'ai oublié de préciser le scandale MK ULTRA c'est 1975.... c'est très frais dans la mémoire collective. Les gens ont évidemment le référentiel à l'esprit, surtout quand on le magnifie avec jason bourne au cinéma après.

Les programmes de distribution gratuite de préservatifs ne s’en sortent guère mieux. Lors d’une discussion entre des participants afro-américains, l’échange suivant a eu lieu, en réponse à l’invite « et des préservatifs gratuits ? » :

Cela revient au gouvernement. … Ils distribuent des préservatifs « NYC », et combien de personnes y croient, les utilisent ? Rien. (homme #1)

[Les préservatifs] pourraient être défectueux. (femme #1)

Les gens pourraient y faire des trous. . . . J’étais au lycée et les gens me disaient : « Vous ne savez pas si quelqu’un leur a fait des trous. » . . . Vous entendez des histoires à leur sujet, je sais que parler à mes amis masculins, c’est quelque chose qui serait leur dernier recours. De plus, ils disent que le préservatif n’est pas aussi solide, qu’il peut éclater facilement, et juste par instinct de base, les gens ne font pas confiance. (femme #3)

Ce niveau de méfiance envisage un gouvernement qui perce des trous dans les préservatifs distribués pour des « campagnes de sexualité sans risque » et peut-être met le VIH dans des seringues pour un « programme d’échange de seringues propres ». En réponse à la même invite, les membres d’un groupe de discussion blanc ont eu une réponse radicalement différente :

Plus de gens les utiliseront s’ils les obtiennent gratuitement. (femme #2)

Les gens pensent qu’« un préservatif est un préservatif ». (homme #1)

Ce contraste reflète une énorme différence de confiance.

Un fil conducteur qui apparaît dans les rumeurs concerne les traitements différentiels et les cures. Suivant la notion d’« effet Goliath » de Fine, de nombreuses rumeurs de traitement différentiel se concentrent sur l’Afro-américain vivant le plus en vue qui est séropositif, la star du basket-ball Earvin « Magic » Johnson. Ici, cependant, ces participants à un entretien de groupe afro-américain se sont concentrés sur la classe plutôt que sur la race :

J’ai l’impression que [Magic Johnson] a toute une équipe de personnes pour le garder en vie, et quand il s’agit de la personne moyenne, ils vont à l’hôpital. . . . Ce n’est pas pris au sérieux. (femme #5)

Ses médecins privés recommandent probablement des choses différentes de ce que nous pourrions faire parce que nous ne pouvons pas nous le permettre. Pourquoi est-ce que je vous donne 200 000 $ de comprimés alors que vous n’avez pas les moyens de payer 200 000 $ de comprimés ? (homme #3)

Au fur et à mesure que la discussion sur Magic Johnson se poursuivait, la notion d’un remède existant est devenue inséparable d’une rumeur de complot (bien que cyniquement motivée par le profit plutôt que raciste) :

J’ai l’impression qu’ils ont le remède, et je ne veux pas le donner. (femme #3)

Je pense vraiment qu’ils ont le remède. (femme #2)

Ils font tellement d’argent comme. . . . (femme #1)

C’est une grosse affaire. . . . (femme #2)

[Est-ce que quelqu’un a le remède? (modérateur)]

Probablement ceux qui peuvent se le permettre. (femme #2)

[Que pensez-vous de Magic Johnson ? (modérateur)]

Je veux dire qu’il a le remède, mais il dit qu’il a un faible nombre de virus. . . . Cela veut dire que vous avez le remède, mais vous le dites dans le bon sens. (femme #1)

Je sens que l’argent parle. . . car il est toujours vivant. (femme #2)

Il a battu les statistiques. (femme #1)

[Et c’est à cause de l’argent? (modérateur)]

Oui! (choeur—tous les participants)

Les participants blancs aux groupes de discussion ont également exprimé un certain scepticisme à l’égard des professionnels de la santé et de leurs motivations financières cyniques, mais ils ont accordé un statut élevé aux chercheurs sur le sida. L’invite « Qu’est-ce qui motive les médecins ? » a produit le bref échange suivant :

De l’argent! (choeur—tous les participants)

Je pense que certains d’entre eux s’y sont mis pour les bonnes raisons. . . . Je pense que les médecins [du sida] sont mieux considérés. . . . Ce médecin dans cette situation serait quelque chose que vous feriez. . . vouloir aider. (homme #1)

Les conversations d’entretien de groupe de discussion parmi les participants hispaniques/latinos auto-identifiés ont présenté un ensemble d’histoires plus compliquées, en partie parce que certains participants se sont auto-identifiés comme hispaniques mais ont expliqué au cours de la discussion qu’ils étaient d’origine afro-latino d’origine afro-caribéenne, ou afro-américain. Cela semblait être en corrélation avec l’exposition à certaines des mêmes histoires qui sont courantes chez les Afro-Américains. Le contexte des commentaires, cependant, aide à révéler la perspective à partir de laquelle les participants parlaient. (Par exemple, une femme dans une interview hispanique, qui s’est identifiée comme hispanique, a dit à un moment donné, « en tant que femme noire. . . . ») Un participant à une interview de groupe hispanique a rapporté la rumeur de génocide :

De quoi je me souviens ? . . . Ils essaient de se débarrasser des Afro-Américains, principalement en Afrique, c’est pourquoi ils disent que cela a commencé en Afrique, mais d’après ce que j’ai entendu, c’était apparemment une maladie causée par l’homme par les Blancs, essayant de se débarrasser de la race africaine. (femme #2)

Fait intéressant, dans les groupes hispaniques, l’axe principal de la discussion n’était pas sur les complots, le génocide ou la confiance, mais sur l’importance centrale de l’éducation pour expliquer pourquoi les taux d’infection par le VIH étaient élevés parmi les minorités raciales et ethniques ; comme le dit le même participant :

Beaucoup de personnes appartenant à des minorités ne sont pas éduquées, et elles devraient l’être. Ils ne prennent pas le temps d’enseigner aux gens, dans beaucoup d’endroits, pas à New York. Nous sommes, pour la plupart, éduqués en éducation sexuelle. Mais dans d’autres parties des États-Unis, ils ne leur donnent pas la même éducation. (femme #2)

En affirmant sa foi dans la capacité de l’éducation à compter, cette participante contextualise son récit de la rumeur du complot : elle fait confiance à l’éducation et aux institutions qui éduquent pour travailler au profit des personnes qu’elles servent. À cette seule exception équivoque, les rumeurs de génocide étaient inexistantes dans les interviews des groupes blancs et hispaniques. Rumeurs sur le VIH/SIDA qui étaient typiques de la population générale au début des années 1990 (par exemple, la rumeur dans laquelle un malfaiteur anonyme place des aiguilles infectées dans des pompes à essence pour piquer les mains d’automobilistes sans méfiance), et qui reflètent les craintes générales de contracter la maladie par activités quotidiennes, n’apparaissait également que parmi les groupes afro-américains. 

COMPRENDRE LA DÉFIANCE COMME HISTOIRE OU CULTURE EXPÉRIMENTÉE

De manières différentes et parfois chevauchantes, les rumeurs décrites ici peuvent être comprises comme :

  • Le résultat d’expériences historiques qui ont engendré la méfiance,
  • le résultat d’une méfiance continue
  • une indication d’anxiété sociale
    • associée au VIH. / Epidémie de SIDA
    • consommation de drogue (comme source de VIH et comme arme de la tentative de génocide)
    • place des Afro-Américains dans la société américaine. 

Établir une véritable relation de confiance entre les professions de la santé publique et la communauté afro-américaine peut être le seul moyen de mettre les rumeurs sur la même voie de l’extinction que les rumeurs sur les moustiques transmettant le VIH.

Établir la confiance pose cependant de réels défis ; que ce soit une conséquence de la mémoire collective ou de l’expérience vécue, les Afro-Américains sont moins susceptibles que presque tout autre groupe ethnique ou racial aux États-Unis de faire confiance aux institutions traditionnelles. La méfiance spécifique envers les professions de la santé ajoute un autre multiplicateur. Fine et Turner citent l’exemple d’hommes séropositifs qui ont refusé les traitements à l’azidothymidine (AZT) parce qu’ils craignaient « que cela accélère parfois la vitesse à laquelle le sida se développe chez les hommes noirs ». 

sur le site de Cocherane, on peut lire :
La zidovudine (AZT) fut le premier médicament antirétroviral utilisé pour le VIH et le SIDA. Il est onéreux et entraîne des effets indésirables comprenant la nausée, des vomissements, des problèmes sanguins (anémie et neutropénie) et myopathie (faiblesse musculaire). La revue des essais a constaté que l'AZT retarde la progression précoce du VIH, mais cette amélioration n'est pas maintenue. L'AZT seule n'augmente pas la survie des personnes qui ne sont pas atteintes du SIDA

Peu importe le degré de précision dans le propos dans ce contexte précis, le fait est qu'un individu qui prend de l'azt dans les années 90 meurt parce que ça ne soigne queudalle. l'interprétation c'est d'apprendre qu'un être cher est malade, le voir prendre un traitement, sa santé décline, donc le traitement ne fonctionne pas, psychologiquement on déduit que le traitement est problématique. Soit par non-fonctionnement a minima soit parce qu'il entraine des complications, vrai ou faux ?.... ba walla.

version 2021, le vaccin anti covid, il soigne ou pas ? il immunise ou pas ? Pourquoi les anti vaxx covid ne se font pas piquer ? parce que...? ouiiii ! ça ne fonctionne pas et on attend le résultat à long terme.  Et on fait passer ça pour un acte criminel, alors que pour le sida on avait encore la liberté de pas respecter.

Vous voyez la nuance et vers quoi on se dirige.

En 2004, des rapports ont circulé selon lesquels une clinique de santé locale dans le haut de Manhattan se livrait à des expérimentations et à la torture d’enfants afro-américains dans le cadre d’« expériences hideuses menées par une cabale de comploteurs, dont les National Institutes of Health (NIH), l’archidiocèse catholique, GlaxoSmithKline , Columbia-Presbyterian Medical Center.  Les rumeurs de génocide renforcent et expriment les autres facteurs qui interfèrent avec les efforts de santé publique. 

C’est connu que le NIH ne pratique pas de torture ni de tests pharmaceutiques discutables. Allons allons... 

la division NIH de Fauci a envoyé une partie d’une subvention de 375 800 $ à un laboratoire en Tunisie pour droguer des beagles et verrouiller leur tête dans des cages grillagées remplies de phlébotomes affamés afin que les insectes puissent les « manger vivants« , écrit l’organisation à but non lucratif White Coat West Project.. 
« Ils ont également enfermé des beagles seuls dans des cages dans le désert pendant neuf nuits consécutives pour les utiliser comme appâts pour attirer les phlébotomes infectieuses. » –  » Ils leur ont retiré les cordes vocales pour ne pas que les scientifiques les entendent aboyer de douleur ».

Le White Coat Waste Project, l’organisation à but non lucratif qui a d’abord souligné que les contribuables américains étaient utilisés pour financer le controversé Institut de virologie de Wuhan, s’est maintenant tourné vers Anthony Fauci sur une autre question liée aux tests sur les animaux –  infectant des dizaines de beagles avec parasites pathogènes pour tester un médicament expérimental sur eux.

Les membres de la Chambre, dont la plupart sont des républicains, veulent que Fauci s’explique en réponse aux allégations du White Coat Waste Project impliquant la drogue de chiots

Les origines historiques de la méfiance des Afro-Américains envers les institutions de santé, de l’expérience de Tuskegee sur la syphilis  à une myriade de cas flagrants d’exploitation et de mauvais traitements remontant à l’esclavage, ne sont pas sans importance pour la confiance. 

Turner soutient que les rumeurs sur le VIH/SIDA et les légendes contemporaines ne sont pas seulement basées sur l’histoire, mais qu’elles servent d’outils de résistance contre un véritable sentiment de menace pour le groupe, y compris les corps réels de ses membres. Sur la seule base de la relation historique, cependant, on pourrait s’attendre à trouver de la méfiance dans l’ensemble du public afro-américain – ce qui ne semble pas être le cas, car les individus font généralement confiance à leurs propres médecins, ce qui est évident à la fois dans la littérature sur la confiance et dans les entretiens avec les groupes de discussion. La recherche n’a trouvé aucune différence raciale en ce qui concerne l’acceptation d’un vaccin contre le VIH,  par exemple, et a constaté que les Afro-Américains étaient plus favorables que la population générale à se porter volontaires pour les essais de vaccin contre le VIH. 

free shit army, tout ce qui est gratos y se font pas prier les mecs.

Le lien entre les rumeurs de complot et les soi-disant « preuves historiques simples » est toutefois problématique. Une grande variété de tentatives universitaires pour comprendre cette méfiance citent l’expérience de Tuskegee sur la syphilis comme l’archétype de l’exploitation raciale dans la recherche médicale et la base de la méfiance. 

 Parmi les participants aux groupes de discussion afro-américains de cette étude, une seule a fait référence à l’expérience sur la syphilis de Tuskegee ou l’a même reconnue lorsqu’elle a été interrogée, et elle l’a confondue avec les aviateurs de Tuskegee. Les événements historiques ne semblent pas être à l’origine de la méfiance.

Les disparités de traitement peuvent jouer un rôle dans la persistance de la méfiance, et cela s’est reflété dans les données des groupes de discussion sur les cures et les traitements. Des thérapies antirétrovirales efficaces sont nominalement disponibles pour tout le monde aux États-Unis par le biais de divers programmes fédéraux et étatiques, mais l’accès à ces médicaments varie considérablement selon les frontières géographiques, politiques et démographiques aux États-Unis. 

Des dépenses disproportionnellement plus faibles pour la prévention du VIH/SIDA dans les communautés afro-américaines contribuent également au manque de confiance. Même les déclarations identifiant les groupes à risque peuvent déclencher la colère, en raison de l’implication implicite qu’il y a une faute associé à l’infection, comme le suggère cet extrait d’un entretien avec un groupe de discussion :

[Regardez] tous les autres qui ont le SIDA, ce ne sont pas principalement les femmes noires qui ont le SIDA, c’est ridicule. . . . Tant de gens l’ont, mais ils essaient de dire : « Oh, ce sont surtout les femmes noires qui le répandent », c’est vraiment offensant pour moi. (Femme afro-américaine, 2014)

Comprendre une telle méfiance comme faisant partie d’une réponse raisonnable à des programmes sous-financés et mal conçus n’est cependant ni une explication complète ni satisfaisante : lorsque le financement est faible, il est logique de demander plus de financement, de ne pas rejeter les efforts déjà financés. Comme pour l’héritage des abus historiques, le sous-financement peut contribuer à la méfiance des Afro-Américains à l’égard des institutions médicales, mais jusqu’à ce que nous comprenions la gamme complète des causes et des mécanismes de la méfiance, les professionnels de la santé continueront à faire face à des difficultés indépendamment des mesures objectives de validité. Les gens qui se méfient ne peuvent pas être rassurés par des preuves qu’ils jugent indignes de confiance.

CONCLUSIONS

Alors que la crise du VIH/SIDA entame sa quatrième décennie, avec des ambiguïtés sur les origines, la transmission et les traitements résolues dans la plupart des secteurs de la société, on craint que la population en général ne soit devenue complaisante à l’égard du VIH/SIDA. La persistance des rumeurs de génocide au sein du public afro-américain trouvée dans cette recherche, cependant, démontre que pour les Afro-Américains, les angoisses sociales n’ont pas été abordées ; les taux élevés d’infection par le VIH ne semblent pas être le résultat de la complaisance. Changer les comportements modifiera les taux d’infection, mais les changements de comportement reposent en fin de compte sur la confiance. La nature des rumeurs qui se sont développées dans le public afro-américain n’a jamais été la même que celles de la population en général. Une chose qui met en question leur existence et leur persistance n’est pas leur accord ou leur désaccord avec les points de vue sur les événements historiques, mais leur apparente indépendance de l’histoire.

Une méfiance mal comprise peut aggraver la méfiance. En termes d’épidémiologie, les professionnels de la santé américains réagissent généralement aux histoires de conspiration sur l’origine du VIH/SIDA à la fois correctement et de manière contre-productive. Lorsque les professionnels de la santé voient les rumeurs de complot comme une preuve d’ignorance qui interfère avec les efforts pour changer les comportements, ils risquent de réifier le manque de confiance, en qualifiant la personne (le non-expert) qui a des inquiétudes d' »ignorante ». Rejeter ou ignorer les véritables préoccupations concernant les disparités raciales en matière de santé parce qu’elles s’expriment par la méfiance à l’égard des initiatives logiques, saillantes et valides des professions de la santé confond la cause et l’effet. Ainsi, la conversation peut devenir une lutte pour savoir qui contrôle le ton et le contenu du discours,

Il existe 3 approches importantes pour comprendre les rumeurs sur le VIH/SIDA dans la communauté afro-américaine. Pour les folkloristes – et pour une compréhension plus profonde des dynamiques sociales et cognitives qui sous-tendent les rumeurs – comprendre les origines, les significations et les méthodes de propagation est intrinsèquement important. Aborder les causes des rumeurs sur les origines et la transmission du VIH/SIDA constitue la base de la recherche présentée ici, car leur généalogie est inextricablement liée à leur signification pour les personnes qui les entendent, les racontent, (parfois) les croient, et engagent dans les comportements associés. 

Deuxièmement, il y a les informations que les rumeurs révèlent sur les angoisses et les préoccupations des communautés où elles persistent. Clairement, Enfin, en comprenant ce que sont les rumeurs et les angoisses légitimes qu’elles représentent, il devient possible de recadrer l’« ignorance » en « contre-connaissance » et d’aller au-delà a augmenté le niveau de confiance mutuelle entre la communauté gay (blanche) américaine et les institutions de recherche et de santé publique. Il n’est pas illégitime d’avoir des soupçons à l’égard des institutions publiques et une méfiance constante envers les sources officielles de connaissances sur le VIH/SIDA. La question qui se pose aux professionnels de santé publique est de savoir comment faire face à la situation que révèle l’analyse de ces rumeurs.

Bien sûr, il n’y a pas de solutions faciles. La méfiance qui est tissée dans le tissu d’une société stratifiée par la race ne peut pas être facilement défaite.

AOC, kamala harris, obama... vachement stratifiée racialement les usa... 

En tant qu’histoires, cependant, les rumeurs sont modifiables et peuvent s’estomper – elles sont plus un symptôme qu’une cause. Des interventions de santé publique plus efficaces nécessiteront une reconceptualisation des rumeurs et des récits sur le VIH/SIDA et non comme des « erreurs » ou des preuves d’ignorance ou d’erreurs de cognition. Au contraire, les rumeurs et les récits de conspiration de génocide au sein du public afro-américain ont plus de sens que ce que Waters a appelé des exemples d’« ethnosociologie », étant entendu que « les croyants connaîtront mieux les faits sociaux qui sont expliqués par les théories du complot ». Une mesure aussi simple que de vérifier la prévalence des rumeurs dans une communauté particulière où une initiative VIH/SIDA sera entreprise—à travers des groupes de discussion avec un échantillon représentatif des membres de la communauté—peut alerter les agents de santé publique sur le niveau de méfiance (détecter les rumeurs comme une mesure de méfiance). Même fournir un forum où les rumeurs peuvent être ouvertement parlées peut également aider à les déplacer. Dans cette recherche, les commentaires officieux des participants exprimaient leur soulagement et leur plaisir d’avoir eu la chance de participer à des discussions où ils pouvaient parler librement et sans jugement des histoires qu’ils racontaient.

Aucune solution miracle ne peut vaincre les rumeurs, mais reconnaître les faits sociaux sur leurs origines et leurs effets, et suivre les changements dans les rumeurs, sont les premières étapes nécessaires pour les combattre dans le cadre du véritable paysage social dans lequel l’éducation à la santé publique et d’autres mesures ont lieu ; les rumeurs ne sont ni statiques ni épiphénoménales. En fin de compte, seule une plus grande confiance au sein de la communauté peut réduire la fonction sous-jacente des rumeurs. Jusqu’à ce que cela se produise, la prise de conscience du rôle, des implications et de la prévalence des rumeurs doit informer et soutenir les efforts des professionnels de la santé pour lutter contre la propagation évitable du VIH/SIDA.

Ma Conclusion

j’ai publié ceci parce qu’il faut démontrer une chose, on ne fait pas de fumée sans feu. C’est un principe simple. Parler de rumeur, marteler l’ignorance légitime du manque d’information c’est le revers de la médaille quand on est incapable de dire ouvertement à la télé NOUS NE SAVONS PAS. Contrairement à Aristote, Pascal a détruit l’argumentaire que la nature a horreur du vide en démontrant que c’est une force qui pousse l’eau dans la pompe quand il fait ses expériences.

La force de remplissage de l’espace publique c’est la volonté de savoir. Et sans savoir on remplie avec des informations fausses, des déductions basées sur le passé qui sont de plus en plus pertinente dans la ligne directe de l’augmentation systémique de la corruption. Et il s’avère aujourd’hui que le processus est tellement a maturité que 99% du temps la négation via l’accusation complotiste révèle en fait une manipulation financière et une corruption et que l’accusation, la déduction originale est exacte.

C’est un phénomène de société en pleine évolution et qui pose un réel problème de confiance et il n’est pas débattu ni expliqué.

Tout le processus, couplé avec une perte d’intelligence scientifique individuelle, la perte de l’effort cognitif, la dégradation de la transmission du savoir, induit des cisaillements de lignes de flux entre la connaissance et la vérité. L’un induisant l’autre.

Le peuple est stupide, soyons plus audacieux dans nos déviances, résultat, la défiance augmente, le complotisme s’auto induit, il se justifie, les dénonciations sont toutes avérées ( quand elle sont structurées, soyons malins évitons les aberrations, pondérons le propos ) et on force un message fabriqué officiel auquel croire pour temporiser le manque de factualité comme les masques en janvier-avril 2020 pour le covid, ou le fait que la progression de la vérité dans la population se fasse à une vélocité d’acceptabilité qui ne provoque pas de révolte, ce qui explique la latence au-delà de plusieurs mois sur la reconnaissance des événements, sans en faire non plus tout un pataquès ni la moindre excuse bien entendu.

C’est ni plus ni moins qu’un mécanisme d’obscurantisme, c’est sommairement décrit dans ma théorie de l’hypervélocité mais j’ajouterai ce que je viens d’écrire en complément. C’est un retour au Moyen Âge des esprits, l’anti renaissance, on éteint la lumière. Par dépit, par automatisme. Quelle que soit la trajectoire de la vérité et son exposition, ça ne compte plus. Héritage philosophique post moderne, déconstructiviste.

Aujourd’hui les gens sont aptes à entendre ça. mais culturellement on ne le fait pas. Et on détruit le peu de confiance sociétale par des abus en tout genre dans le tumulte du quotidien. C’est dangereux. Ça empire.

Les années 80 sans internet ont donné un démarrage dont l’enracinement a été très compliqué à défaire sur le plan informationnel. l’avantage avec internet aujourd’hui c’est que dans la masse de contre-informations comme la débilité de l’aimantation du bras post injection où j’ai moi-même démontré par video forcenic la retouche des images, il y a aussi des vraies informations et elles arrivent à la surface à qui a la capacité intellectuelle de les interpréter pour bâtir un logos et ne pas sombrer dans l’hystérie.

qu’est ce que tout ceci nous enseigne :

  • Les gens sont hystériques parce qu’habitués à l’instantanéité informationnelle.
  • Les médias obéissent à l’argent.
  • Les connaissances sont en cours d’accumulation
  • Les premiers traitements sont rarement les bons
  • le système est corrompu
  • l’obstination de l’affichage d’un message unificateur qui enveloppe les comportements, que ce soit pour rassurer, protéger ou pour cacher l’escroquerie est passée d’une action relativement douce, informative, à une forme répressive
  • le durcissement est induit par nécessité
  • or, le covid n’est pas problématique tant qu’on n’est pas face à quelque chose de fort simple à comprendre :
le monde d'aujourd'hui est verrouillé par des personnes vieilles et qui ne veulent pas mourir. Elles sont dans une posture de vulnérabilité si on applique la logique fondamentale. Elles tordent la réalité pour qu'elles soient intégrées dans le système global de protection afin de perdurer encore un peu.

Tout ceci durera tant qu'il y aura des boomers. 
C’est aussi simple que ça. 

Plus philosophiquement je pense que l'humain approche du mur de compréhension de sa nature profonde et sachant qu'il ne peut dépasser sa condition il panique. Comme toujours dans un mouvement de panique quand la masse se disperse y en a toujours qui en profitent.

La technologie ne règlera rien, puisqu'elle n'est pas impartiale et neutre, elle est induite par l'homme.

9 commentaires sur « Des origines du VIH aux similitudes du COVID : Examen sociologique de la conscience humaine dans la corruption, l’ignorance, et le paradoxe d’internet dans les vecteurs du contre pouvoir médiatique…. avec un peu d’humour. »

  1. Merci et bravo. Je suis à 100% d’accord avec ta conclusion argumentée, nuancée et impeccable.
    Je crains par contre que les enfants de boomers soient pires que leurs parents dans leur consumérisme, individualisme et connerie générale. (Cf les quarantenaires que nous sommes).
    La dégringolade s’accélère. Espérons que la technologie n’a pas cassé le cycle classique civilisationel.
    PS: si les gens se foutent de la perte de leur liberté ,c’est peut être parce qu’ils ne l’ont jamais pratiqué. Comment donner le goût de pratiquer la liberté (à définir) dans notre belle société consumériste, là est la question!!

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  2. C’est plus simple. Les boomers ou ceux qui sont aux manettes mondiales (parfois des jeunes) ne sont intéressés que par l’accumulation. De fric, de pouvoir, d’espace, etc… c’est maladif. Etant donné que le gâteau se rétrécit (baisse des ressources, augmentation de la population et par conséquent de ceux qui prennent leur part en route), il est nécessaire pour eux de garder la part actuelle et l’améliorer. La purge des pauvres pour les riches. Et tout est bon comme moyen. Cependant, pour les plus vieux, ce n’est pas assez rapide pour qu’ils aient le temps d’en profiter encore et encore. Donc passage à des mesures plus extrêmes telles que les assassinats ciblés de divers leaders, le soutien aux dictatures, les révolutions colorées, les pollutions graves et maintenant pour gratter encore du temps une bonne pandémie programmée. Double effet kiss cool, on zigouille le max de gens, on évite la reproduction des survivants et en plus on leur colle un contrôle général, permanent et intrusif de leurs vies. La limite maxi, plus de propriété, plus de déplacement, pas plus de 1500 calories jour et un compteur d’oxygène inspiré/CO2 expiré. L’espace et les ressources libérées sont le bonus pour les Trex. Sauf baston, on est dedans… Probablement que le VIH, certains SARS, certains cancers ne sont pas que des mutations aléatoires. Il faut bien faire des essais avant.

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