Essai sur la raison de tout – (Vincent Mignerot) – 2008

On m’a demandé si j’avais lu ce livre. Bin…non. Donc on va le faire là tout de suite. J’ai envie, crac crac, paff le livre.

mais c’est qui ce Vincent mignerot…

Alors…. ho putain… lui, y va me plaire…. Titulaire d’une maîtrise en psychologie clinique obtenue en 2003, puis technicien cordiste en 2004…

hmmpfff pfff ! 
- te marre pas bordel !!! j'ai pas commencé !!

Il devient en 2006 responsable d’agence dans les travaux d’accès difficile. En parallèle, il publie des essais qui s’attachent à penser la singularité de l’espèce humaine, en particulier sur ce qui la conduit à détruire l’équilibre écologique vital dont elle dépend, menaçant sa propre existence à terme.

Ha ! tu vois que c'est pas un con !

- y doit se sentir seul en hauteur au bout d'une corde quand même.

Il est fondateur et président d’honneur de l’association « Adrastia » (du grec ancien Adrasteia : « auquel on ne peut échapper »), qui estime qu’« un déclin de notre civilisation est inévitable ». Donc oui je comprends qu’on ait voulu me faire lire le bouquin. Je n’ai pas diplôme de psychologie, mais on opère dans la même zone visiblement. Enfin, perso je reste sur le sol, je peux nager, mais me suspendre dans le vide avec une corde, sauter d’un avion en vol et ce genre d’activité, ça repose trop sur le facteur humain dans lequel je n’ai aucune confiance.

Je remercie d’avance le lecteur qui se reconnaitra de m’avoir envoyé le livre que je n’ai pas payé, parce que je suis un enculé, ça, vous le savez déjà, mais pas suffisamment pour dénoncer celui qui m’a envoyé la copie. Quand bien même, un livre, ça se prête… fallait pas avoir une idée à la con de les faire en fichier pour les vendre sans avoir à les imprimer. C’est bien fait pour votre gueule, fallait rester analogique ! ( mais quand même avoir 25 000 livres que je ne lirai jamais dans une tablette de 200 g, c’est vraiment bien, poser sa bibliothèque nationale perso sur une table basse, c’est la classe. )

ptin t'es au bout toi... 
-ha, je fais avec ce que j'ai hein... et une tablette, c’est un actif. Tu l'achètes mais plus tu t'en sers moins t'es con !

Bon allez assez déconné, on rentre dans le dur.

The livre by itself.

Essai sur la raison de tout est un modèle de compréhension du réel structuré autour d’une chaîne argumentaire prétendue sans rupture, qui tente de définir précisément et simplement les lois régissant les relations existentielles entre tous les objets. Il pourrait être compris comme une “architectonique du réel”.

Ptin… déjà premier paragraphe si je comprends pas un mot ça va être long.

C’est pour ça que je préfère être long avec un vocabulaire simple, au moins je me fais comprendre. Là, ni le mot ni la définition signifie quoi que ce soit …

Y peut pas écrire conceptualisation du réel, mise en plan, établissement d’une structure, organisation structurelle des idées….

Nan, architectonique, comme ca y passe pour un savant, toi tu entends ça, tu pars dans la géologie, direct, alors que pas du tout.

2ème paragraphe de l’avant-propos :

Postulant que deux objets identiques ainsi qu’un objet seul sont strictement impossibles, l’essai discerne progressivement le possible, redécouvrant la sélection naturelle et généralisant le principe au-delà de l’ordre du vivant pour l’ensemble des objets de l’Univers.

En mise en garde, j’aurais écrit en gros  » ce livre ne veut absolument rien dire ». Ça aurait économisé du papier et de l’encre et du temps surtout.

3° paragraphe de la mise en garde….

Suivant un continuum causal linéaire […]

J’en déduis qu’il voit des causalités non linéaires. Il faudra m’expliquer comment l’universalité de la causalité peut modifier ça :

Alors avant de me lancer dans un truc aussi périlleux où on raconte vite des conneries si on ne fait pas gaffe, je me suis documenté un minimum… et il s’avère que c’est bien une conception en psychologie.

Pour moi, le non-linéaire n’existe pas, c’est pour ça que j’ai tiqué, car on ne peut pas violer la linéarité causale, c’est juste de la physique fondamentale et de la logique de base. Une conséquence ne peut pas se produire avant sa cause, sinon le verre n’a pas été renversé et on a jeté de l’eau ou il pleut et y a une tuile de cassée, donc la cause n’est pas la même.

Dans sa discipline ils parlent de causalité circulaire, ou pour reprendre mon exemple du verre, le verre renversé engendre l’eau dans le verre. Ça reste physiquement impossible, ce qui démontre qu’il a bien fait de changer de travail, car la psychologie, c’est de l’escroquerie totale, même Freud s’en ventait dans ses correspondances, c’est pour dire, et une fois de plus on a fait un truc et ça a dérivé, tout le monde s’en est servi et on fait merde sur merde avec.

Leur conception de causalité circulaire est une connerie. Ci joint copie de texte d’un site web expliquant cette merde :

La causalité linéaire fait référence à une chaîne d’événements où A entraîne B ; B entraîne C ; C entraîne D ; etc. À l’opposé, la causalité circulaire implique une chaîne d’événements d’une toute autre nature : A entraîne B ; B entraîne C ; mais C renvoie à A.

Le système circulaire fonctionne de façon totalement différente d’un système linéaire. L’effet (C) affecte maintenant sa propre cause (A). Prenons l’exemple du chauffage électrique d’une pièce. Dans ce système simple, la causalité est circulaire puisque l’effet, c’est-à-dire l’augmentation ou la diminution de la chaleur, influence sa propre cause (le thermostat). En d’autres termes, une faible partie de la conséquence de l’événement A est ramenée à celui-ci comme signal ou comme information. Le biofeedback et de nombreux systèmes biologiques fonctionnent selon ce principe (314,328). Les augmentations périphériques du tonus musculaire ont ainsi été évoquées pour expliquer certaines lombalgies d’origine musculaire. Ces dérégulations réflexes entretiendraient une ischémie locale et déclencheraient à leur tour des douleurs qui, ensuite, entretiendraient la dérégulation initiale

C’est une arnaque de la pensée et je vais vous montrer pourquoi toute cette science c’est de la merde et pourquoi ils prendront la biologie plutôt que mon verre, que je choisis exprès pour briser leur explication à la con.

ca, c’est ce qu’ils voient :

Et ça, c’est ce qu’ils ne voient pas :

En réalité, une fois le radiateur allumé à T1, la pièce froide, le temps passe. Arrivé à une mesure de température à T2 la chaleur a augmenté par effet causal d’avoir allumé le radiateur auparavant, qui une fois la pièce chaude, coupe le thermostat.

Annoncer une notion de boucle, c’est une violation de la temporalité causale qui NE PEUT PAS REMONTER LE TEMPS c’est une violation des lois de la physique. C’est impossible.

La causalité est toujours linéaire et en cascade.

Quand T2 est acté pour la température haute et le thermostat éteint, s’ensuit toujours le même écoulement du temps, une linéarité temporelle, la température diminue par entropie, dissipation de l’énergie. Une fois que l’air est suffisamment froid, le thermostat, par conception repasse en position allumée à T3 quand le seuil est atteint.

Il n’y a de boucle que dans la notion perceptuelle de l’homme qui étudie le phénomène, pour expliquer les choses, ce qui ne renie pas l’observation, c’est simplement qu’il se plante dans la manière de l’expliquer, car physiquement, ce n’est pas une boucle, c’est impossible. Un effet ne pas modifier sa cause. Ça s’appelle, et j’invente l’expression pour l’occasion, UNE REDONDANCE CAUSALE. ça enclenche, ça chauffe. C’est chaud, ça coupe. ça refroidie, ça réenclenche, etc. et ainsi de suite.

Les augmentations périphériques du tonus musculaire* ( tension nominale du muscle pour rester debout) ont ainsi été évoquées pour expliquer certaines lombalgies* ( douleur dans le dos, – de là où on puise sa force ) d’origine musculaire.

Évidemment que c’est musculaire, sinon on ne tient pas debout…

Ces dérégulations réflexes entretiendraient une ischémie locale*’ (insuffisance sanguine en raison d’une obstruction d’une artère, pouvant dégénérer en nécrose) et déclencheraient à leur tour des douleurs qui, ensuite, entretiendraient la dérégulation initiale

C’est une connerie.

Cause : artère bouchée, conséquence : douleur, avec cascade de problèmes. Le passe-passe d’entretenir la dérégulation initiale, c’est simplement de ne pas traiter la thrombose initiale qui provoque les effets. On peut positionner l’excès de tonus musculaire en premier, qui provoquerait le problème artériel, pour un sportif par exemple, ou alors comme conséquence à compenser en renfort autour de la zone faible défaillante, et oui ça peut faire mal. Mais y a aucune boucle là-dedans.

La médecine n’est pas une science exacte, tout comme l’informatique. On se pose des bases sur lesquelles on peut bâtir et développer une activité et consolider un cadre, mais dès qu’on tape dedans, au lieu de considérer la critique on préfère flinguer le critique/lanceur d’alerte, car le risque d’effondrement du dogme est réel, la vérité apporte plus de problème que d’entreprendre une solution de rectification. Syndrome par excellence de la désintégration du système, encore un exemple viable pour l’hypervélocité.

Il y a juste une cause, qui donne un effet. Et à partir de là, la détérioration du processus continue… parce qu’il y a une continuité. Moins vous mettez d’eau à une plante plus elle fait la gueule, plus elle sèche et finit par mourir. C’est parce qu’il y a une continuité de ne pas l’entretenir et ne pas l’arroser qu’elle meurt. À aucun moment on voit une boucle spatiotemporelle physique de je l’arrose pas donc elle meurt, par ce que je ne l’ai pas arrosé parce que je ne l’arrose pas. C’est complètement con. Non je ne l’arrose pas, elle meurt. Ça s’arrête là. C’est l’échelle de temps qui est foireuse.

J’ai d’ailleurs édicté une loi générale pour toutes ces conceptions-là :

Toute observation de son sujet n’est résultante proportionnelle que de sa propre échelle.®

Le temps…. les gens ne comprennent pas le temps. C’est vraiment très spécial. J’ai appris le temps pendant que je faisais du sound design. Travailler à la milliseconde puis en secondes, jusqu’en minutes. Ça m’a vraiment permis de comprendre un grand nombre de conceptions.

C’est long une minute. Vous avez déjà essayé de rester le doigt coincé dans une porte une minute ?

Pierre Desproges

À partir d’ici je vais lire le livre et je reviendrai quand je l’aurai fini, parce que si dès le départ les conceptions sont violées et que je doive tout remettre d’équerre j’en ai pour 15j.

……..PEASE WAIT. …… READING………

Le contenu de cet essai pourra emmener le lecteur vers la considération du monde selon un point de vue potentiellement déstabilisant.

- gimme your best shot 

……..PEASE WAIT. ……. READING ……… …

En fait cordiste, c’est parce qu’il voulait se pendre je pense.

……..PEASE WAIT. …… READING ……… …

Le nombre de conneries par page est impressionnant…

Un objet, ça n’existe pas. En tout cas, pas tout seul

Qu’il donne sa définition de l’univers dans ce cas… Problème de vision et d’échelle…. le livre se nomme la raison de tout et il n’est pas foutu de dézoomer sur le tout, l’un.

Ça va être pénible, car il utilise un concept à moi que je nomme la matriochka inversée, il part de ses conceptions en tant qu’homme, humain, pour pervertir en déformant le prisme de la réalité intrinsèque de l’univers, il inverse les valeurs et les dimensions, il fait rentrer plus grand dans plus petit.

Mais ce grand tout nous est a priori inaccessible. Nous ne savons penser et communiquer qu’en objets circonscrits, délimités, quasi statiques. Ces objets pensés, optimisés à notre avantage et toujours extraits de leur appartenance au lien universel constituent sans doute la plus simple option, la plus économe et la plus sûre pour saisir dans l’abstraction ces parcelles de cosmos que nous croyons être vraies. Comment pourrions-nous échanger, par le langage, toute la dynamique et toute la richesse du monde, comme ça, avec les quelques mots que nous pouvons maîtriser ? Nous avons dû simplifier, forcément. Ne conserver de l’ensemble que ce qui nous paraissait le plus important, le plus crucial pour nos besoins adaptatifs humains.

Une plante en Amazonie n’a rien à foutre des connaissances comportementales d’un pingouin en Antarctique. Il part d’un instant donné dans le temps pour déployer un raisonnement de grandeur totale et rétrécit les emboitements, alors qu’une fois de plus, le temps, nous sommes passés de l’amibe au multicellulaire et ainsi de suite via évolution. Le langage et l’échange sont entre éléments d’un même système à l’échelle de leurs interactions propres et respectives. Je sais ce qu’il essaye de dire, mais putain que c’est mal branlé. Tout repose sur le fait que l’homme ait violé son propre cadre, il a dépassé sa propre nature par son esprit. On ne devrait pas avoir de considération d’une telle grandeur.

Si pensée et langage sont incompétents à traiter correctement du monde et nous trompent sur lui parce qu’ils ne tiennent pas compte des liens externes de l’objet, témoigner de l’absolu ne nous est peut-être pas tout à fait impossible.

C’est juste l’hypervélocité de système, mais version ultra XXL que je ne suis pas apte à cet instant de ma vie à produire, je n’ai pas les connaissances historiques suffisantes pour remonter le temps dans les descriptions. Néanmoins, la finalité est que l’homme par progrès fulgurant a dépassé sa compréhension dans la distribution et les applications et les répercutions de ce qu’il fait. Je suis un mec simple, je parle avec des mots simples. Et je parle vrai. Je n’ai pas le temps de me faire chier avec tout ça, ma pile ne fait que 80 ans et ce n’est pas du rechargeable.

L’humain, tant qu’il ne comprend pas quelque chose, va aller complexifier le raisonnement jusqu’à ce qu’il ait est trouvé un cadre qui match avec ce qu’il veut démontrer. Son exemple du bateau de Thésée sur la représentation de l’objet…. pffff sans déconner dans le monde réel, passé un degré de vérité – acquise-puisque-perçue – ça va trop loin… ça doit concerner 1 personne sur des millions. L’humain n’est pas fait pour l’abstraction. C’est tellement pointu que hormis les spécialises de la discipline personne n’a jamais eu un raisonnement pareil dans la représentativité perceptuelle et résiduelle à l’échelle d’un peuple, j’en veux pour preuve implacable, parce que sinon on aurait déjà outrepassé la religion.

Selon moi, la conception de vrai est ce qui importe existentiellement à celui qui perçoit via sa propre perspective. Le problème pour un humain, c’est de vouloir partir du principe que tous les autres devraient avoir la même perspective pour la morale, mais que les biens et le positionnement sociétal il faille toujours séparer et graduer et se différencier. 

L’humain est un réel problème pour lui-même. J'ai même écrit me concernant, que je suis mon propre fléau®. 

L’humain sait souvent ce qu’il fait, mais il ne sait que très rarement ce que fait ce qu’il fait.

Paul Valérie. (j »adore personnellement)

il parle de SYNESTHÉSIE, cite Paul Lidoreau ou Daniel Tammet, ce que j’appelle des anomalies. Les mecs ont pas été montés avec le bon mode d’emploi. J’en ai un plus récent en vidéo si vous voulez comprendre ce que je dis.

Les perceptions transmodales sont à l’interface entre l’information provenant du monde réel et la sémantique, la symbolique qui nous permettent son interprétation. L’heuresthète est celui qui, sans même comprendre comment il procède et sans orienter le résultat pour le bénéfice de son adaptation personnelle (tous les synesthètes « subissent » leurs perceptions, sans pouvoir les influencer ou les moduler volontairement), est capable de traduire au mieux ces formes sensibles primitives et vraies, afin d’en offrir la puissance heuristique à la communauté. 

Les sujets savent pas, mais les savants, savent, logique. Bon, ca va quand même, parfois il pond une normalité :

il n’est rien qui nous appartienne en propre et que tout ce que nous sommes n’est que continuité causale avec la totalité de l’histoire du cosmos.

Il n’est pas totalement à l’ouest non plus.

ses notions clefs :

1.1.7 La solitude est impossible.
Le non-lié est impossible, la solitude est impossible.

1.2.4 L’objet est nécessaire.
La solitude est impossible, l’objet est nécessaire.

1.2.5 L’Univers est nécessaire.
L’objet est nécessaire, l’Univers est nécessaire.

1.3.10 Tautologie de l’existence.
Tout existe parce qu’il n’y a pas d’autre solution.

En défilant je réalise que tout le livre est comme ça… je vais pouvoir passer en mode encart blanc, celui qui a fait ma gloire auprès de mes peu nombreux intelligents lecteurs quotidiens.

ses quatres principes d’existence :

1.3.11 Principe d’Evolution

Le principe d’évolution est l’annulation de la solitude de l’Univers par éternelle complexification du lien entre tous les objets dont l’existence est possible.

Je ne vois pas le lien entre la subdivision cellulaire, la reproduction organique et le fait que l'univers soit considéré par une de ses résultantes de subdivision (l'auteur) comme un tout dans une solitude. Il ne croit pas aux univers parallèles ?
Quelle preuve il a de partir de rien pour obtenir "l'un" du big bang et le déploiement. Et si à une échelle encore plus grande un big bang n'était qu'une subdivision cellulaire... qui sait ça, personne.
3.4.20 Principe de vie

Le principe de vie est la complexification du lien par reproduction et sélection des êtres vivants les plus performants dans tout environnement où ce principe est possible.

Vision humaine. Le facteur aléatoire est non nul dans la mort d'une antilope par un félin. Darwin a écrit sa théorie après avoir lu Malthus... Je dis ça je dis rien. La dégénérescence a lieu partout, tout le temps. Dans les plantes, les êtres vivants. Les mutations sont parfois considérées accidentelles, la notion de performance est inexacte dans un absolu. C’est une construction humaine de perception de rendement. 

Selon moi la nature ne fonctionne pas en termes de rendement.
Le monde est monde et si en plein foisonnement du vivant un astéroïde vient vitrifier le monde, le principe de vie est nul et non avenu puisque soumis à probabilisme d'extinction  cosmique, perçu comme accidentel, néanmoins causal, ce qui contrevient à la performance observée antérieurement.  Ce qui démontre que l'absolutisme d'évolutionnisme est régi par plus grand encore, que vouloir le définir ne peut que causer une erreur dans le jugement, tant notre perspective est inappropriée et non prévue à l'origine pour prétendre être un observateur du tout et du lien de la structure puisque nous ne sommes qu'objets inhérents de la complexité dudit lien.
Nous pensons avoir acquis en tant qu'espèce un recul que seul un par million, a.
4.3.16 Principe d’humanité

Le principe d’humanité est la complexification du lien par reproduction et sélection des êtres humains les plus performants dans la transformation active de l’environnement pour le bénéfice humain ainsi que dans la capacité à rejeter les effets destructeurs de cette transformation.

Faux, l'hypervelocité montre la préservation idiote et persistante de la sécurité et de la vie à tout prix au détriment de la performance et de la logique rationnelle. L’idéologie égalitariste pré confucianiste, c'est à l'opposé de la performance et de la sélection. Sinon on ne ferait pas de trottoirs pour les handicapés.
4.10.6 Principe technologique

Le principe technologique est la complexification du lien par mise en œuvre des capacités humaines à transformer l’environnement pour le bénéfice de la technologie elle-même dans la complexification.

... qu’en tire l'homme, par profit. La technologie sans entretien échoue. L'homme sans entretien échoue. L'homme est technologie. l'homme utilise l'homme. On le fait donc pour soi pour le prolongement de nous-même, de notre intérêt 🙂 

Ca va aller Vincent. Respire.

La singularité humaine :

2.3.11 La liberté est impossible

La liberté n’existe pas. Tout objet ne peut exister que dans la confrontation de ses capacités avec celles des autres, afin de construire et maintenir le lien.

3.4.8 Emprise

La capacité pour un être vivant d’agir positivement sur les défaillances de la relation qui le définit autorise l’augmentation de ses performances adaptatives dans l’évolution.

... ouai... c'est vaste là. l'évolution, c’est la réponse biologique à un problème insoluble sans changer de forme.

4.1.4 Destruction de la vie

Toute évolution est destruction des solutions caduques pour autoriser le développement des solutions plus performantes. L’existence de l’humanité implique la destruction des êtres vivants moins performants afin d’établir une modalité de liaison propice à l’évolution humaine.

Non, déjà dit, sinon on ne ferait pas de trottoir pour handicapés. C'est pour ça que la punchline de l'hypervelocité c'est une désintégration de système.

4.3.3 Double lien

Afin de rendre possible son existence et son évolution, l’humain doit être capable à la fois de détruire son environnement en le transformant et de préserver les conditions nécessaires à sa subsistance.

Je ne partage pas cet avis, la notion d'empreinte qu'un homme laisse n'est pas défini comme un absolu. Son empreinte est proportionnelle à ses possibilités relatives à son évolution. Si l'énergie décroit, notre empreinte diminuera à hauteur des faisabilités en corrélation avec le champ du possible. Vu que nous régressons dans la spirale technologique par une soumission, au-delà de vivre dans sa propre merde, ce que fait chaque espèce, toute notion de destruction n'est liée qu'à un facteur quantitatif, démographique. La nature réparera la dévastation humaine une fois qu'elle s'en sera débarrassée.

4.4.6 Loi de la distribution à l’axe

Tous les individus humains sont différenciés en fonction de la répartition des compétences nécessaires à l’existence du groupe selon les exigences de son axe évolutif. Chaque humain est le porteur de compétences sélectionnées dans le groupe en tant qu’elles sont complémentaires à celles préexistants dans le groupe.

4.5.8 Loi de la dichotomie à l’axe

La mise en œuvre des compétences de chaque groupe ou individu dans l’exercice de l’emprise est maintenue possible malgré la visibilité de leur effet négatif par rejet de cette responsabilité sur d’autres humains.

Le positionnement de chaque individu autour de l’axe évolutif est défini en fonction des autres individus ou groupes humains contre lesquels il s’oppose dans le rejet de ses propres contradictions existentielles.

5.2.29 Pensée et dichotomie

Tout humain ou groupe humain est contraint de penser qu’un autre humain ou groupe humain est responsable de la destruction de l’environnement afin de pouvoir pérenniser sa propre capacité d’emprise sans subir les effets négatifs de cette emprise.

La pensée est un ensemble tronqué d’information sur le réel et si elle est utile à la dissimulation, elle ne modifie pas dans le réel la totale dépendance de chaque humain ou groupe humain, dans l’espace et dans le temps, à tout autre.

Totalement d'accord, la preuve :

9.1.8 Ce que nous sommes

Comme toute interaction entre tout objet, les relations humaines obligent à l’échange des informations concernant la localisation spatio-temporelle de chaque individu, la définition de leurs propriétés mises en œuvre ainsi que la variation de leur état durant cette interaction.

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la masse accepte internet, mais refuse cet état de fait.

Singulièrement, quels qu’ils soient, quelle que soit leur histoire, leur culture et leurs capacités, et ce depuis que l’humanité existe :

Lors d’une relation de solidarité, les humains attestent de leur filiation, de l’actualité de leurs liens et de la continuité de leurs capacités à exister selon le principe d’humanité, ils tentent de maintenir en l’état ou de renforcer leurs capacités communes d’exercice de l’emprise et attestent de leurs compétences dans le rejet sur l’autre ou le déni des effets négatifs de cette emprise.

Lors d’une relation de rivalité, les humains confrontent leurs capacités dans la revendication de leur différence et de leur meilleure performance.

Il n’est pas d’autre type d’interaction entre les humains, et c’est la lutte contre l’angoisse de la solitude qui toujours les motive.

hmmm je comprends le propos tel qu'il véhicule l'idée générale. La peur et l'envie, je dirais pour être détaillé, mais angoisse véhicule les 2 informations, oui allez je suis d'accord.
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La vérité :

10.2.5 La seule question

Au regard des contraintes de la cognition, de l’adaptation et de la compétition humaines, il n’est qu’une seule question à poser pour avancer vers la vérité : de quoi tout objet dépend-il pour exister, au-delà des seuls liens le définissant qui soient favorables à l’existence humaine ?

Il n'y a pas de bonne réponse à ce genre de question, c’est formulé exprès pour, puisque la réponse de l'un est fait suivant ses critères propres qui ne sont pas les mêmes que ceux d'autrui.

11.6 La pensée contre la vérité

L’humanité ne peut pas à la fois promouvoir le débat et penser les questions existentielles si la propre vérité de cette pensée est qu’elle est structurée non autour de la recherche de la vérité mais autour du maintien de la possibilité du débat.

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11.7 La vérité est possible

La vérité n’est pas inaccessible à l’humanité, mais elle est contraire à son intérêt.

11.16 La Vérité

La vérité de l’humanité, strictement liée aux lois universelles de l’évolution est que tous ses plaisirs, tous ses avantages sont toujours pris, sans contrepartie à quelque chose, à la vie et à quelqu’un dont elle dépend strictement, dont les capacités sont limitées et qui ne peut se renouveler à l’infini, que cela la condamne inévitablement et que ce sont ses actions, ses outils, ses pensées, son organisation affective, sociale et ses discours qui lui permettent depuis toujours la négociation du rejet de cette vérité.

12.12 De la contradiction de ce texte

Tout modèle ou tout argument qui s’oppose à un quelconque autre est faux par nature, puisqu’il rejette une part de la réalité qui existe nécessairement et participe de fait à la vérité. Un modèle de vérité plus performant que celui-ci devra, pour le moins, intégrer ou expliquer le conflit et s’en tenir à distance.

Toute proposition qui ne peut être inscrite dans un modèle (celui-ci ou un autre) capable d’expliquer sa propre cause et l’histoire de l’ensemble de ses relations existentielles, y compris contradictoires, est fausse.

Alors, comment dire. J’ai mis 20 min à comprendre celle-là. Ce qu'il a voulu dire, c'est en fait ce que je pratique, c'est le perspectivisme. je prends mon cylindre, je le regarde par le cul, c'est un rond, j'affirme que c'est un rond. Si un tiers le regarde de côté et dit "non, c’est faux, c’est un rectangle"  c'est faux, parce que ça donne une prédominance à sa perspective et nie la mienne, qui est contributrice de la vérité grâce à ma perspective, qui dans son ensemble, permet de réaliser la géométrie de cylindre en 3D.

C’est horriblement mal écrit, ultra over synthétisé. ça en devient un charabia. Parfois ça glisse, parfois ça coince.

je vous fais une démo des 2 premiers chapitres

L’univers

Solitude

1.1.1 HYPOTHESE

Deux objets strictement identiques sont impossibles.

je savais bien que j'avais une couille plus grosse que l'autre....

1.1.2 TOUT EST DIFFÉRENCE

Si deux objets identiques sont impossibles, chaque objet est unique, tous les objets sont différents.

Je pense que les socialistes et les progressistes WOKE ne sont pas des lecteurs de cet auteur.

1.1.7 LA SOLITUDE EST IMPOSSIBLE

Le non-lié est impossible, la solitude est impossible

1.2 ABSURDITÉ

1.2.3 AU-DELÀ

L’Univers est tout ce qui existe. Il n’est possible ni d’ailleurs, ni d’avant.

Ça, je suis désolé de te péter ton argumentaire mon gars, mais t'en sais foutre rien tant que tu n’as pas fait l'aller simple ni été voir derrière le rideau.

1.2.6 L’UNIVERS EST SEUL

L’Univers est tout lien, il n’est lié à rien d’autre que lui-même. L’Univers est seul.

1.2.7 L’UNIVERS EST ABSURDE

L’Univers est nécessaire, l’Univers est seul et la solitude est impossible.

1.2.10 ETERNITÉ

L’identique est impossible.  L’Univers doit éternellement se différencier de lui- même.

Des fois je me demande s'il réalise ce qu'il écrit dans sa volonté de généraliser et de réduire à l'essence un propos qui ne veut strictement plus rien dire, pour se rendre intelligent d'apparence, je sais pas. Il a voulu faire son Spinoza.

1.3 CRÉATION

1.3.6 FLÈCHE DU TEMPS

La complexification du lien, sans arrêt possible, définit la flèche du temps.

  • L’instant est un niveau de complexité précis.
  • Le passé est un niveau de complexité inférieur, auquel il est impossible de retourner.
  • Le futur est une plus grande complexité.
Thermodynamiquement, incontestablement. Humainement je pense que nous allons créer un précédent durant le siècle.

1.3.8 DIFFÉRENCE ABSOLUE

Tout lien de tout objet permet sa distinction de tout autre par définition d’une localisation spatiale et temporelle.

Oui sinon ça s'appelle une collision, des siamois, un coït... un amalgame. Commence à me gonfler ce bouquin, au début c'est marrant, puis ça devient laçant. 

1.3.10 TAUTOLOGIE DE L’EXISTENCE

Tout existe parce qu’il n’y a pas d’autre solution.

- putain y va loin là...
passe-moi les jumelles je le vois plus ! 

L’objet

2.1 PROPRIÉTÉS

2.1.5 ÉCHANGES ET LIMITE

La frontière autorise le lien mais interdit la confusion.

Oui monsieur on est comme ça en France !…

2.1.9 DÉPENDANCE

La construction de l’objet est la mise en relation des propriétés d’autres objets que lui afin d’atteindre à sa structuration et à son existence.

si comme moi vous pensez à la cuisine, vous n'êtes pas fou.

2.1.10 AUTONOMIE

L’objet est en devenir autant que sa structure ne peut maintenir en fonction de ses seules propriétés la relation à son environnement.

2.1.12 SÉLECTION

Seules les structures capables d’établir le lien et de participer à la complexification sont possibles. Les structures non compatibles avec l’évolution sont impossibles ou annulées dès qu’elles sont incompatibles.

2.2 IDENTITÉ

2.2.5 VARIABILITÉ

L’Univers existe parce qu’il évolue. Les conditions de liaison sont variables en tout lieu de l’Univers.

le crocodile existe et n'a pas évolué depuis des millions d'années...

2.2.9 ADAPTATION

Seuls les objets capables de maintenir le lien malgré la variabilité sont possibles.

Non ils sont tous possibles pendant un temps donné, mais ils désagrègent avec ce dernier.

ETC ETC ETC

Conclusion

Si je vous ai révélé l’horreur que c’est à lire et que vous ne l’achetez pas, tant mieux.
Si vous voulez voir ce qui est écrit pour les sujets suivants :

  • Univers
  • Objet
  • La vie
  • L’humanité
  • Abstraction
  • Effets de l’abstration
  • Economie du principe d’humanité
  • Métaphisiques et illusions
  • processus d’humanisation
  • la verité
  • l’évitement
  • limites critiques commentaires
  • conclusions générale

Vous pouvez y aller.

Dans la forme, c’est une horreur. Dans le fond, la technique qui consiste à tout remplacer par des mots valise pour pouvoir en tirer des lois fondamentales, je pense que sur 130 page il enfonce des portes ouvertes sur 80 d’entre elles. Si on prend le temps de chercher les mots concrets dans les phrases ça devient tellement banal qu’on a même pas besoin de l’énumérer.

En revanche, le travail de synthétisation est juste monstrueux. Je ne suis pas capable de faire ça, ou alors il me faut quelques années et un plan bien défini avec une segmentation très précise pour prétendre sortir un bouquin pareil. Je n’explicite jamais de notion comme  » honnêtement … » par ce que ça induit autrement je mentirais, alors que je ne mens jamais, je dis simplement que je ne suis pas capable de faire le travail du livre dans sa globalité, pour ce qu’il représente. Enfin, je ne pense pas. Du moins surtout pas sous cette forme. Au-delà des raccourcis sur l’individu, de la plaisanterie, je pense que c’est quelqu’un qui est vraiment très brillant et qui doit être plaisant de discuter avec.

Cependant, il affirme des choses totalement gratuites par moment qui reposent sur l’état actuel des connaissances qui peuvent être invalidées ultérieurement et il ne remet jamais ces lois en perspective, ou axiomes tels qu’avant le big bang y a rien… mais t’en sais rien en fait… Il parle comme si le tout était figé et établi.

Et c’est plus cela qui me dérange, … parce que de mon côté, l’hypervelocité tient compte du dogme scientifique qui se fige comme support et s’érode par incapacité de remise en cause. Le covid est une démonstration superbe. Je ne l’ai pas encore intégré totalement, car j’ai un pb de méthode avec cette théorie je n’arrive pas à me décider d’un plan et d’une approche sans que cela devienne chiant comme ce livre par exemple. Je voudrais pouvoir partir et faire un lacet dans une montagne pour en faire le tour et expliquer comme un voyage pour qu’à la fin tout le monde ait compris, en se marrant un peu et apprennent des choses, pas en martelant des énoncés de lois stériles pour le quotidien. Mon côté pédagogue n’a pas encore trouvé la bonne approche, c’est pour ca que j’ai annoncé qu’elle sera réécrite plusieurs fois.

Ce livre, lui, est anti ludique par excellence. Qui va lire ça sans déconner ?
1 /100 000 ? Je ne dis pas que le contenu est mauvais, je dis qu’il est inaccessible, donc n’a pas d’utilité réelle, sauf pour les initiés qui se voient confirmer leurs structures mentales.

Quand il balance des Scuds comme celui-là :

4.1.12 DIFFÉRENCIATION

L’évolution humaine doit autoriser la sélection d’êtres ayant des capacités à la transformation de l’environnement différentes de celles définies par ceux responsables de la saturation de cet environnement.

ok j’ai le même lexique que lui, en même temps quand ça sature… ça sature, on ne va pas appeler ça autrement… Évidement que ce qu’il écrit, c’est la vérité pure, crue et brutale, mais si les gens comprennent le propos, c’est de l’eugénisme intellectuel. Et dans la société actuelle… point de vue éthique ça ne passerait pas. Il écrit que la vérité, ce n’est pas le plus important. Il ne véhiculera jamais cette idée devant un public, formulé comme telle. Il le sait, sur YouTube jamais je ne l’ai entendu tenir un propos de sélection humaine. Il est, lui aussi, dans une sorte de prison perceptuelle où la vérité ne peut sortir d’un cadre d’expression donné sous peine de se retourner contre lui, il peut le dire dans un livre par écrit, parce que comme moi sur ce blog, personne ne le lit, mais en vrai face à l’auditoire, non, c’est contre l’idéologie de la déesse pognon. C’est pour ça que je refuse toute idée de monétisation de ce blog, pour rester libre.

Je suis évidement d’accord avec la très grande majorité de ce qui est dit puisque dans l’argumentation de la physique on ne remet pas en cause la matière ni les liaisons moléculaires, on ne nie pas le temps ni l’espace, toutes les conceptions physiques sont avérées et je me range derrière.

Je maintiens, il est très percutant, quand il attaque l’homme, c’est limite hardcore :

4.1.6 EXCLUSION DU VIVANT

Un être vivant capable d’agir sur l’environnement sans que la vie puisse contenir son action est de fait exclu du principe de vie, puisque son existence est contraire à son autorégulation.

Il faut voir le missile… en langage nobody ça dit qu’un humain qui s’affranchit de son impact sur le vivant est virtuellement un homme mort, de fait, puisqu’il ne se limite pas. En version limpide : le manque de parcimonie, c’est l’extinction. J’ai écrit ça en disant que l’homme était un mort-vivant, un homme en sursis. C’est très vrai au demeurant, mais c’est ultra violent. Ça me fait penser à Sandersone Aldane d’ailleurs. Les gens comprennent si on simplifie, mais la phrase de départ dans une assemblée… pas sûr qu’il y ait de l’offusqué.

C’est un bon bouquin, bonne surprise. Quand on rentre sérieusement dedans et qu’on prend le temps à chaque énoncé de transcoder dans un langage courant, le réétalonner à sa compréhension, c’est très vrai, très juste. Mais le ton et la forme condamne le produit. Il aurait triplé la taille en faisant des petits exemples à chaque fois plutôt qu’une loi synthétisée, ça aura été plus fun à lire….mais j’imagine que ce n’était pas le but recherché, c’est plus une démonstration intellectuelle je pense.

On a tous, pour les gens ayant un besoin fondamental de réfléchir sur tout, j’entends, ( donc on n’est pas nombreux, vu la situation du pays disons 50% ) déjà un ensemblier de conceptions relativement similaire, de par le cadre, l’évolution, la culture. Quand il écrit :

13.5 DÉRISOIRE HUMANITÉ

Toute l’histoire humaine, tout l’orgueil que nous mettons à la vivre, chacun à notre niveau, aussi bien que nous le pouvons, tous les efforts, toutes les souffrances, les réussites et les bonheurs, tout ce que nous ressentons de ce que nous sommes et de notre importance, tout cela ne représente au regard des temps et mouvements universels qu’une infinitésimale fraction d’importance. Nous ne sommes valeureux que pour nous-mêmes, l’Univers a d’autres préoccupations.

Et que je le formule en disant brutalement l’humain, c’est de la merde à l’échelle de l’univers pour peu qu’on regarde plus loin que sa bite, c’est exactement la même chose ainsi que ZEROHEDGE et sa phrase  » sur une échelle de temps donnée l’espérance de vie tombe à zéro. »

Nous sommes des anomalies à notre mesure puisque nous dépassons le cadre de base de l’espèce et regardons tout autour pour décrire ce qu’il se passe quand les autres sont des shadoks qui passent leur vie à pomper sans jamais se poser la question du pourquoi ou du comment.

Nous avons, toujours dans le même groupe de réfléchis, des références stables et similaires. Quand il cite Harrison et Boulle en titre de paragraphe :

13.8 UNE PLANÈTE DE SINGES SOUS UN SOLEIL VERT

Nous allons détruire notre monde. Nous allons exterminer les animaux que nous chérissons ou dont nous dépendons : les ours blancs, les oiseaux, les baleines, les tortues, les serpents, les grenouilles, les poissons… nous continuerons à tronçonner les forêts tropicales, à stériliser les terres cultivables, nous allons étendre les déserts et asphyxier les océans, achever les coraux, emplir d’algues les rivières, exterminer les insectes pollinisateurs et la beauté naturelle des fleurs, aider à l’apparition de maladies nouvelles et favoriser leur propagation dans le monde et entre les espèces.

Nous l’avons toujours fait et nous continuons à le faire en ce moment même, sans qu’il soit possible d’estimer quel est le potentiel de vie qui restera possible après notre intervention sur l’environnement. Nous avons été créés pour cela, nous ne savons pas faire autre chose et nous y prenons plaisir, nos efforts pour contrecarrer les effets de notre action sont dérisoires autant qu’illusoires et ne font que maintenir ce processus, au nom des lois de l’évolution auxquelles nous sommes soumis. Lorsque ce monde détruit par nous ne pourra plus assumer nos besoins essentiels nous disparaîtrons également et nous savons déjà de quelle façon l’humain abordera sa fin : en tentant, par la pensée, le langage et l’action, de se persuader que le coupable est un autre.

C’est remarquable de lucidité. Les petits vieux catholiques seraient outrés du degré de cynisme. Une fois de plus, le cynisme, c’est voir les choses en face, pas de fermer les yeux et penser très fort qu’avec une volonté imaginaire, ça sera différent. Dans le premier cas l’esprit fonctionne, dans le deuxième l’esprit est malade, il est rempli de mayonnaise périmée qu’on nomme religion, rongé par l’acide de la croyance, noyé dans l’espoir d’un lendemain qui n’a de point de chute qu’une finalité propre entrainant une finalité globale.

Les générations actuelles supportent la continuité dégénérative des ainées, la maintiennent et l’enseignent à ses descendants. Je ne cautionne pas ce mécanisme de transmission. De la prophétie auto réalisatrice de chaos et de mort, de la notion de sacrifice pour que l’espèce perdure, je n’ai rien à retirer de contraindre l’état dans lequel je pourrais impulser quelconque changement ou adoucissement d’une tendance inexorable. ça n’a aucun sens. C’est comme vouloir faire baisser le niveau de la mer avec un sceau quand tout le monde pisse dedans et qu’il pleut.

Les solutions sont peu nombreuses. Soit on teste les gens pour identifier les aptes ayant un esprit évolué par rapport à ce qui nous a amené à cette situation et on exécute tous les autres pour impulser une autre humanité, ce qui éteint très probablement les 4/5 de l’humanité au bas mot. Soit on ne fait rien parce que l’inertie est trop forte, ce qui est le cas et amènera à des situations de crises où le refus des 4/5 de considérer les choses telles qu’elles sont, les forcera à s’entre tuer, ce qui est sur une échelle à long terme une certitude mathématique & anthropologique. Entre les deux on peut essayer d’expliquer, on peut en faire un business, on évolue dans le sujet… et ça devient une activité, un thème comme un autre, ce qui renforce la désintégration et réaffirme comme valide l’hypervelocité: on n’accepte pas par choix, mais on subit par la vitesse d’occurrence dans un continuum.

L’intelligence est une malédiction et un fardeau tandis que l'idiot se laisse porter sur le courant de ses émotions ®

2 commentaires sur « Essai sur la raison de tout – (Vincent Mignerot) – 2008 »

  1. Excellente analyse. Vous avez tout saisi. Donc vous ne regrettez pas cette lecture ne serait-ce que parce qu’il y a dans sa vision un certain nombre d’intersections avec votre propre façon d’appréhender le réel (la mienne aussi quelque part)..
    Même lucidité souvent.
    Bien sûr le livre n’est pas fait pour le grand public.
    Il fait comme s’il était un nouveau Wittgenstein, « il se la joue » d’une certaine façon…

    Mais cela l’isole (genre « tout homme est une île »)
    On écrit en général surtout pour soi-même dans un but d’élucidation et d’autoanalyse parce que notre cerveau ne tient pas la réalité (comme certains ne tiennent pas l’alcool).

    Écrire c’est un remède (peut-être dangereux)
    https://arsindustrialis.org/pharmakon

    L’intelligence est une malédiction et un fardeau tandis que l’idiot se laisse porter sur le courant de ses émotions
    (C’est vous qui l’avez dit au final).

    Aimé par 1 personne

    1. Je ne l’aurais pas lu si je n’avais pas déjà connaissance d’adrastia. Après une vidéo de 2h YouTube en général on cherche son flingue pour se tirer une balle. Je voulais voir le détail du mec en dehors du public, seul face à la page.

      Difficile de juger avec juste ca, mais la pensée, le fonctionnement, les déductions, l’esprit critique. Rien à redire c’est un bombardier le gars.

      Il m’a provoqué quelques bugs de cerveau, je le reconnais, ça allait mieux à la fin quand j’avais assimilé le lexique, ca se voit quand je me relis d’ailleurs.

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