Réflexions: TECHNOLOGIE – best of 2018-2020


Frontière

Dans un proche avenir la liberté commencera là où s’arrêtera la technologie, plus précisément l’informatique.

Choix

L’humanité est en train de faire le choix de maquiller sa propre réalité à l’aide d’outils qui deviennent progressivement des outils d’asservissement.

Internet

Internet est un exutoire pour les faibles et les lâches, une source d’information pour les curieux, un outil de contrôle pour les dirigeants, un terrain d’amusement pour les jeunes et une machine à pognon pour l’homme d’affaires. Cette technologie ne peut pas disparaître puisqu’elle contente tout le monde, elle va devenir centrale dans le rapport au monde jusqu’au jour où son coût deviendra problématique. Etre immunisé, c’est pouvoir s’en passer. Aujourd’hui, c’est inenvisageable. En revanche cela sera un mode de vie reconnu dans une cinquantaine d’années.

L’effort

Un des vecteurs d’inaction oublié venant d’une industrie pour les masses dont on voit les effets au quotidien notamment sur internet et plus spécifiquement sur YouTube, c’est le jeu vidéo. Cette industrie pèse davantage que le cinéma depuis 10 ans maintenant, des gens tentent de vivre en gagnant leurs vies en jouant, testant, comme du temps de la presse papier des années 90. Une multitude de gens, ne vit qu’en jouant, et n’a pas la moindre notion de l’effort réel participatif au maintien de la société.

Leur monde s’effondre dès l’instant où leur connexion internet s’interrompt. Internet est devenu le premier critère du choix de logement.

Le temps passé face à l’écran, avant qu’une quelconque prise de conscience se produise on peut attendre des années, mais quand on voit le degré d’interaction avec le téléphone et le loisir général, qui consiste passivement à visualiser des vidéos, qui n’est qu’une télévision portable au final, cette neutralisation totale des individus ne fait qu’accentuer un report de toute action éventuelle sur ce qu’il faudrait faire pour perdurer en tant qu’espèce.

Boulimie ( ex. updated 2021 )

Le besoin de vitesse demeure dans la suggestion grandissante envers la machine de quantité d’informations à traiter sans pour autant ménager le support de stockage. Une fois qu’un plateau est atteint dans les besoins, la phase d’optimisation consiste à obtenir un résultat à fiabilité identique avec une consommation énergétique moindre. Or, on développe davantage que l’on optimise, ce qui tend à accroître le problème plutôt que de le stabiliser. Chaque gain qualitatif notable s’accompagne d’une quantité d’informations supplémentaires, donc la capacité de traitement est condamnée à évoluer de pair, ainsi que sa consommation énergétique et sa dissipation thermique. L’informatique souffre des mêmes problèmes innés de l’espèce humaine, à savoir qu’on ne sait pas se contenter de quelque chose, il faut toujours plus en s’en foutant éperdument tant que la charge est supportée par les autres.

Dans les années 90 le support était le CD-ROM, les connexions internet RTC et les mises à jour pour les logiciels, des patchs pour optimiser l’espace et le temps. Le mot patch est mort avec l’ADSL. On ne patch plus un ficher, on le remplace par un plus gros d’une version supérieure, ce n’est pas un patch. Le record aujourd’hui est détenu par cyberpunk2077 et les setup type INO, fonctionnement.

soit un SETUP taille 10go contenant des morceaux compressés. Les morceaux sont copiés dans TEMP…. ( on passe à 20Go ) chaque morceau est décompacté, si la compression est de 100% pour l’exemple, 10Go décompacté donne 20Go.. ( on passe donc à 30Go ), les morceaux décompactés sont concaténés en un seul fichier, ( on passe à 50Go ) et le produit final est copié au dossier de destination, total de l’opération : 70Go….

Une publicité pour les pneus Pirelli en 200 disait  » sans maîtrise la puissance n’est rien ».

La réalité du monde dans lequel vous vivez c’est qu’on ne maitrise rien parce que la puissance et la capacité compense. J’ai démonté une page d’un quotidien d’information, la page HML complète, et une fois sur disque ouvert et quantifié les informations: les images des pubs qui sont cachées par add block et no script que vous découvrez cumulé en dehors du cadre et de la structure de réseau et des codes java connexes du fichier html, pour un exemple sous les yeux, de 199Ko pour le html et 1.79Mo de dossier lié, si je fais le html pure avec l’article et les 2 photos du sujets, on passe à 2Ko de texte et 90Ko d’images, et en faisant la vérification, je vous jure que c’est vrai capture à l’appuie, le monde a par erreur mis l’image en double, donc on gagne encore 45ko,

Au final nous avons un rapport de 1:39 entre le total et le contenu effectif.

Je vous laisse méditer là-dessus et sur les considérations énergétiques de la décennie que nous traversons.

Prise en charge

L’effet de prise en charge émotionnelle de la technologie c’est ce qui nourrit une paresse naturelle du cerveau, de ne pas avoir à décider. C’est un peu la mise en pilotage automatique de la société. Lorsque les algorithmes ont défini des goûts utilisateurs, la fonction autoplay de YouTube par exemple vous enferme dans un cadre donné et vous cantonne aux sujets de départs. C’est une vieille technique similaire pour le dressage des militaires, c’est une forme de conditionnement, un militaire n’est pas là pour penser, il est là pour suivre une directive, une marche à suivre, une mission à accomplir, on le dispense de toute réflexion analytique quand bien même elle pourrait apporter un gain, les avis, c’est l’anarchie, donc la perte du contrôle donc du pouvoir. Le trouffion obéit, il se laisse piloter, il ne prend aucune décision. La technologie et les tendances de sujets sont une manière de canaliser l’attention. On drive les attentions des gens. On leur dit où regarder.

Candy crushed my world

La théorie de l’expérience optimale, très bien résumée par Mihaly Csikszentmihalyi[1], ce que contient pour 95% l’appstore d’un smartphone, c’est du contenu idiot qui flatte l’ego et apaise.

Formulé autrement, c’est ce qui nous permet de nous soustraire le plus efficacement à notre réalité et notre environnement. Ça nous donne une illusion de difficulté, un coté tactique, tout en étant extrêmement facile. Ponctuellement, le niveau du jeu est volontairement insoluble pour vous induire par entonnoir à la facilité de payer pour acheter des vies pour retenter votre chance.

Tout comme l’effet de prise en charge émotionnelle, l’effet Zeigarnik et j’en passe, ce sont des techniques de captation de l’attention. Et le monde numérique, n’est basé que, sur l’attention. Des jeux vidéo, aux films, séries, médias, blogs, etc. Les fameux titres racoleurs dits pute-à-clic, pour générer un atterrissage massif de lecteurs alors que le contenu est vide ou faux, le monde du numérique est entièrement basé sur la captation de l’attention. Le monde numérique ne repose que sur du vide, ne nécessite aucune capacité cognitive particulière, donc convient parfaitement au dernier des abrutis, explication de son succès et son déploiement fulgurant en l’espace de vingt ans.

Progressivement il devient un monstre incontrôlable, un véritable gouffre énergétique qui actuellement en date de 2020 fait que le système internet est estimé à 1500TW de consommation annuelle[2] et double pour le moment tous les quatre ans, actuellement se compare environ à 12% de l’énergie mondiale et tire sur 100 réacteurs nucléaires. 12% deviendront 24% en 2025, qui deviendront 50% entre 2030 et 2040 par tassement, et, bingo, à l’aube du cisaillement énergétique annoncé de -30% -40% d’énergie fossile durant la même plage, le maintien de l’économie mondiale numérique sera de l’ordre de la moitié de l’énergie disponible, qu’à cette date, nous n’aurons plus la capacité de lui allouer sans la retirer ailleurs.

 L’avenir du monde en ligne, notez le bien vous ne le lirez nulle par ailleurs, c’est le retour de file d’attente comme les petites capacités serveurs début 2000 sur warcraft, pour la connexion, car le système ne pourra plus relier tout le monde en permanence.

Pendant le covid, les F.A.I ont réduit les débits de lignes pour permettre à tout le monde de surfer[3]. On a annoncé la saturation d’internet pour 2023 il y a plus de 5 ans, c’était en 2015[4].

La notion de dimensionnement et de pic et de résiduel n’a jamais été compris par l’homme. C’est la même analogie que les autoroutes. 00h-6h personne, 6h-9h c’est bouchon, 9h-17h personne, 17h-19h bouchon, 19h-06h personne.

Un comportement de masse, c’est un SUM en mathématiques, une addition, les intensité de signaux c’est pareils. on constate le problème du dimensionnement parce que la conception est bonne sur le papier, mais l’utilisation simultanée causée par un mode de vie de masse rend la pratique impossible, comme aller inscrire ses gosses sur les sites pour la facs, ou le site des impôts, pour les femmes, vinted le vendredi soir…

La transhumance routière des vacances sur l’autoroute…

Que croyez-vous qu’il va se produire, pour le sujet des véhicules électriques et des rechargement, par rapport à un mode de vie de masse comme le nôtre…

Gaspillage et déception

Le temps que l’on passe assis sur une chaise, rivé à un écran pour une somme d’intérêt nul est affligeant. C’est à se demander si l’on a vraiment conscience de notre durée de vie. On se retrouve un jour à regarder une barre de progression et se dire en soi-même que cela ne sert à rien. Avec l’âge, on sait quand une pensée est juste.  Le fait de s’avouer que les moyens financiers sont l’entrée de toute occupation, également obtenue par une activité mais qui est majoritairement contre son gré et son plaisir, on se demande vraiment comment se fait-il qu’il y ait si peu de gens cinglés sur cette planète.

Trop de temps donne trop de disponibilité au cerveau. Ça rend dingue. Réfléchir réellement dans un système fermé et orienté est une pratique dangereuse, elle exerce une poussée qui excentre du système et propose des perspectives à l’encontre de ce dernier, expose ses failles, ses aberrations. Plus on réfléchit, plus on devient critique, moins on est satisfait, plus ça nous pose problème car on s’oblige à accepter de supporter ce qui nous parait inapproprié.

La vraie réflexion aliène. Elle n’est pas transmissible. On ne peut pas transmettre une information à un individu qui n’a pas la capacité cognitive et sensorielle de traiter l’information en question.

Si on réfléchit trop, on s’exclut des autres, et s’éloigne de leur plan existentiel. Ça devient des inconnus, on peut aller jusqu’à les détester. Pas forcément pour ce qu’ils sont à vos yeux, mais plutôt parce qu’ils ne sont pas ce que vous voudriez qu’ils soient à vos yeux. Ça prend souvent la forme de la déception.

Le temps est plus que de l’argent

A l’heure de l’hyper vitesse de l’information, ce que je retiens surtout c’est que l’ennui est la forme la plus outrageante du luxe. Disposer de l’entièreté de son temps et ne pas quoi savoir en faire est une insulte suprême envers ceux qui en manquent cruellement pour exprimer un plein potentiel.

Ce qui est amusant avec le temps c’est que l’humain est incapable de l’apprécier à sa mesure. Et encore moins conceptualiser que toute mesure à l’instant T1 d’un problème donné n’a que pour unique résultante de décrire un processus tel un cliché instantané, car le temps continue à s’écouler et tout ce qui est issu du temps à échelle humaine n’a que pour finalité que suivre son détracteur vers sa propre résolution. Sociologiquement le temps est la seule variable qui règle les problèmes.

C’est notre espèce qui produit des cycles car la vie est un cycle en elle-même. Nous ne faisons que suivre malgré nous l’ordre établi. Si nous ne voyons pas de solution au monde actuel dans sa forme thermo-industrielle, le temps ultérieur dans une autre mesure ne constatera probablement aucun problème, surtout si nous n’avons pas survécu à cette ère. L’échelle de temps choisie pour la mesure est déterminante. En pensant ainsi, comment quelconque chose peut-être juste, dans ce monde de l’immédiateté ?

Furtivité

L’anonymat n’existe pas sur les supports numériques. La discrétion vers la furtivité est impossible à obtenir. En revanche, dans ce système où tout se sait, il y a par calcul de répercussion, un filtrage par effet de seuil en deçà duquel on se trouve dans le remous inertiel du système. La vraie invisibilité, elle est là, c’est en étant noyé dans la masse que l’on n’est pas vu lorsque on dévie du cadre.  Par contre, dans ce cas, ce sont les autres, le problème, la délation. Tout mouvement trahit une présence. Les réseaux sociaux ne sont que de la signalisation au grand jour.



[1] http://www.psychomedia.qc.ca/psychologie-positive/2013-05-14/definition-experience-optimale-flux

[2] https://www.fournisseur-energie.com/internet-plus-gros-pollueur-de-planete/

[3] https://www.leparisien.fr/high-tech/confinement-pourquoi-votre-connexion-internet-est-plus-lente-et-comment-y-remedier-18-03-2020-8283153.php

[4] https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/nouveau-monde/internet-menace-de-saturation-en-2023_1777283.html

Un avis sur « Réflexions: TECHNOLOGIE – best of 2018-2020 »

  1. « Si on réfléchit trop, on s’exclut des autres »

    Ouaip!
    Quand on fait aussi, pasque « les braves gens » n’aiment pas que l’on suive…
    En tout état de cause, vaut mieux réfléchir à plusieurs, c’est plus efficace et bandant.

    J’aime

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