La matière noire de l’immobilisme

Par rapport à une période plus ancienne de quelques années où toute éventualité d’un éventuel malentendu sur une éventuelle perception d’un éventuel problème d’une durée relative, on a fait un énorme progrès.

Je ne me lasse plus de lire les commentaires des gens sur les sites divers et variés qu’on renommera bientôt d’hiver et avariés. Tout un mécanisme psychique de la masse s’est opéré dans le temps. Pour s’en rendre compte il faut couper net et faire tout le contraire de la continuité analytique prescrite par un Frank Herbert qui écrivait en 1965 de regarder dans sa continuité un processus pour l’analyser et le comprendre. Il y a toujours un problème avec les gens dans le suivi des informations via les canaux de diffusion. Ils les épousent, vivent à leur contact et cela devient une extension, la soumission passive presque neuronale est totalement automatique et inconsciente.

Ainsi en 2010 on se trouve dans une période de survivalisme et de prepping post 2008 sonnant le glas de l’économie et du monde, climax hystérisant, un film 2012 sortira en 2009 pour magnifier le processus. En 2015 le glissement de la continuité as usual a dédoublé les esprits; les rendant compatibles à une dualité de continuité dans un changement discret du quotidien. Fondamentalement rien n’a changé, structurellement les choses ont mué et se durcissent. En 2020 sans parler de toute cette merde de cirque sur 20 mois, on voit que les gens ont été impactés en vivant avec une douceur certaine le durcissement. Sauf les demeurés LBDifiés qui ne comprennent toujours rien à rien, on voit une trajectoire d’acception continuelle qui n’est pas un fatalisme mais une volonté de continuer les choses peu importe la manière dont elle se présentent. On a ainsi un pan entier des humains qui vont là où le pointeur laser indique l’emplacement.

Désormais à un stade d’effet secondaire du cirque post 2020 on voit les gens recevoir la dose cynique de leurs semblables et dans leur franchouillardise légendaire, très majoritairement retraités pour poster à n’importe quelle heure, merci le time stamping, la légèreté dans l’acceptation de la situation, sans prendre parti sur son origine, mais il y a néanmoins une réelle ligne directrice que je vais résumer pour ceux qui ont décroché dans ce que j’essaye de dire :

Autant en 2010 on disait qu’il y aurait, qu’il y aura, ou qu’il y avait des problèmes, ça n’impactait personne et la majorité l’ignorait. Autant aujourd’hui, la majorité sait qu’il y a des problèmes et commencent à le voir à différentes vélocités et perspectives, mais exactement la même quantité qu’en 2010 a compris le sens et les implications. Le lavement rectal de l’entonnoir débouchant les oreilles a fonctionné, ils ont accepté le message, ils savent qu’il a des problèmes, le formatage à bien gravé l’information dans l’esprit mais il n’y a toujours pas de cognition, d’interprétation, de mécanisme de réflexion qui produisent une réponse. Nous sommes passés de « 2010 c’est la crise« , à « 2020 c’est la crise – t’as vu les rayons sont vides ! – oui j’ai remarqué. » et c’est tout.

Le palier a été magistralement effectué et les gens dans leur normalité comportementale journalière n’ont absolument RIEN modifié à leur existence. Je trouve ça absolument remarquable. En une phrase courte : on a juste perdu 10 ans.

Dans la perspective où le chainage continue on peut se dire non sans une certaine euphorie fantasque que la masse dans les trajectoires globales à moyen terme va accepter la suite du programme sans le moindre problème. l’hélicoptère money sera là, de moins en moins de travail, ou de l’autre côté du miroir, de moins en moins de travailleurs. À se demander où sont les gens ? Où sont les humains ? Il ne manque pas de pétrole en Angleterre, il manque 100 000 chauffeurs… ils sont 56 millions d’habitants, il manque 100k chauffeurs poids lourd.

Pour relancer la logistique, les entreprises sont confrontées à deux problèmes: garder les chauffeurs et en recruter d’autres. Dans les deux cas, l’appel du salaire ne fonctionne même pas : le salaire annuel moyen est passé de 30.000 à 37.000 livres (35.000 à 43.000 euros) depuis mars 2020. Ça fait juste 23% d’augmentation d’un coup, c’est du jamais vu depuis l’après-guerre. Certains transporteurs proposent plus de 50.000 livres, soit près de 60.000 euros, pour un chauffeur. Soit 166% d’augmentation, 2/3

La réalité c’est que c’est utilement un métier de merde, les gosses y font mumuse sur truck simulator sur PC, mais en réel, 14h par jour assis à conduire c’est un travail de merde. La preuve ? : ils sont de moins en moins nombreux. Entre 2010 et 2020, le nombre de permis poids lourds en Grande-Bretagne est passé de 91.000 à 69.000.

Il y a un trou entre les retraités et les travailleurs étrangers. Quand en France les blancs n’ont plus voulu faire éboueurs on a mis des nègres à la place. Là, ils sont dans la disposition où ni l’attrait du salaire, ni la volonté de la population ni la capacité politique des visas ne peuvent compenser le problème. Ils ont ouvert 10 000 visas pour chauffeurs. On voit bien dans les chiffres entre 91k-69k = 22k chauffeurs nationaux en moins, rouvrir 10k visas ne compense pas la requête des 100k annoncés, même les chiffres sont incohérents.

Toute la beauté de la ligne correctrice sur les comportements, dans ce qu’on pourra résumer par de l’ingénierie sociale, est fonctionnelle. Doucement dans les esprits les manques vont se rapatrier sur ce qui est disponible, l’adaptabilité de l’espèce à se bougnouliser va faire son petit bonhomme de chemin, les vieux vont crever, léguant les maisons aux petits enfants incapables de payer un crédit plafonné, du moins pour ceux qui ne sont pas encore en hôtel 3 EHPAD à 2k€/mois.

Smiclandia va adoucir la pente et le nouveau monde va rencontrer un phénomène très intéressant : le croisement prioritaire économique virtuel qui prend le pli sur le tangible. C’est déjà le cas depuis les années 2000 faut pas se mentir, avant c’était un outil en devenir de puissance, aujourd’hui c’est devenu LUI-MEME le système les gafam pèsent plus lourds que FR GE UK réunis en budget. .. gafam+ top 5 hedge funds dépassent le budget de l’UE de 27+UK… c’en est ridicule. Internet et l’électricité priment sur l’existentiel, le numérique prime sur le biologique. Intérêts ciblés générationnels obligent.

Sans usine un influenceur influence autre chose dans la consommation. Sans internet un influenceur c’est un pd de millénal incapable d’ouvrir une boite de conserve avec un couteau qu’on doit abattre. Y sont tous gauchistes sur la devanture et extrêmement conservateurs sur les usages monétaires, c’est le pire syndrome néo communiste qui soit, ce qui est à moi est à toi avec 15% de réduction si tu utilises le code GROSSE_GEEKETTE et ce qui est à moi est à moi et fuck l’état et les impôts je vais vivre à Malte. Aujourd’hui c’est le dernier sens du mot libéralisme. C’est un fléau. 1) aucune matérialisation de richesse, 2) aucun impôt prélevé, jackpot total.

Alors forcement tout ça ne fonctionne pas plus de 3 semaines pour le dernier chinois mort au cybercafé sans manger ni dormir. Pour le moment L’eau by Mc Do où il faut débourser 2,30 € le verre d’eau moyen et 2,70 € le grand verre en carton, c’est chouette, ça fait tourner les fabricants de filtres ( argument mis en avant par la firme pour justifier le prix, l’eau est filtrée. …ok) mais les gens vont quand même prendre un cacacola avec leur big merde.

L’usage ne change pas tant qu’il y a une disponibilité et quand il n’y a plus de disponibilité pour ceux qui ont lu cet enculé de Julian Simon, bin, on utilise autre chose… avec la même disponibilité d’énergie, bien entendu :)))))

Le référentiel est important. Et les gens tournent en rond. On reparle de Deagle.com ici et là, qui a stoppé sa diffusion de liste il y a des années déjà. La dynamique en spirale ne progresse plus. C’est en train de rayer le parquet. On creuse le sol. C’est exactement comme ça qu’on manipule les gens. On leur donne un jouet le temps qu’on fasse autre chose et une fois que c’est prêt on leur fait relever la tête mais ils préfèrent rester dans le passé. Parce qu’ils le connaissent. Il suffit de retirer le jouet progressivement pour acclimater, sevrer l’individu et qu’il se reporte sur autre chose.

C’est pour ça que les saloperies numériques ne pourront jamais disparaitre et que pour leur continuité elles s’en prendront à ce qui les fait vivre, les clients, les utilisateurs, les humains eux-mêmes. La confrontation tournera non pas entre l’homme et l’homme, mais entre l’homme qui gagne sa vie via la machine et l’homme qui vie au travers de son prisme. Et c’est l’inverse d’un combat où l’un et l’autre se tapent pour avoir le dessus. L’un exigera sa survie de l’autre qui ne pourra pas s’en passer, se suicidera, se sacrifiera pour maintenir l’usage. Le mécanisme et le positionnement sont inversés, il n’y a pas de rapport d’ascendant, mais un rapport de soumission. Et on touche au divin dans l’approche que l’on en a, c’est dogmatiquement religieux. Le dieu internet. Donc on a un pilier qui draine l’énergie, dont l’énergie humaine et plus personne ne veut allouer de l’énergie à autre chose que dans le numérique. On a donc un phénomène de tarissement du tangible et l’intégralité de la structure est en train de se volatiliser au profit d’une chimère de l’électron.

Ainsi intervient ECBD.

Et une fois que la déesse pognon a forniqué avec le dieu internet, c’est terminé. Une fois que cet événement s’est produit vous entrez dans une désintégration définitive du système où la valeur n’est plus et où la totalité de vos points d’accès au système sont régentés par un portail et vous n’avez pas la clef ni aucune alternative.

Ce processus est en cours et le PDF de la fed sort dans la semaine pour la version américaine. La BCE devrait suivre dans quelque temps.

Je ne sais pas prédire un monde où une population se maintient dans un conformisme et un égalitarisme forcé, subventionné, sans aucune volonté ni initiative personnelle tangible quand les fenêtres du possible se referment structurellement et qu’on ne peut voir qu’il y a eu une dégradation uniquement qu’en s’arrêtant, en se disant « putain mais merde« . Et regarder hier pour comparer. Il y a un écart entre ce qui se faisait, comment cela se faisait, et ce qui se fait aujourd’hui dans la forme alors que le fond est identique.

J’y vois une individualisation de la guerre. Où chacun est contre chacun. Et dans le processus, l’immobilisme est un pacifisme, on refuse l’intervention, la prise de position. C’est très moderne de ne pas vouloir blesser et d’être dans l’intégration alors que schématiquement quand vous avez des poches, des cercles, toute intégration d’individus induit des exclusions puisqu’on diminue, on transvase. Quand vous avez de quoi faire une pâte à tarte, si je prends de la farine du pot de farine et j’incorpore, j’obtiens une pâte mais y a moins de farine dans son pot d’origine. L’intégration n’est qu’un processus de dénaturalisation, de dénaturation, de transformation. intégrer c’est exclure®.

Quand on intègre trop de nègre en France on exclut les blancs. On diminue leur légitimité.

Tout le processus intégratif dans le numérique provoque le même phénomène, vous avez un code, un mail, un identifiant, vous êtes désormais une ligne du registre, dans le programme, vous faites partie du tout, mais dans votre allégeance vous n’êtes plus vous, vous n’êtes plus que ce que vous représentez et la numérisation n’a plus besoin de vous, vos informations sont vous et vous n’avez plus d’avatar dans le virtuel, on vous a numérisé et vous êtes l’avatar dans le réel du monde numérique. Le processus est inversé lui aussi.

Il y a des individus sur internet qui s’en servent pour établir des constats, des faits, de la manière la plus désintéressée possible, comme moi. Il y a ceux qui s’en servent pour faire du pognon et en vive, les gourous. Et il y a ceux qui ne vivent que pour être dessus, la masse d’utilisateurs. Toute la problématique de l’inclusion du réel dans le numérique est la conscientisation matérielle de ce qu’il se passe physiquement comme effet néfaste. Le bon est dans l’image, dans l’appareil, en ligne, toute la merde est dans le réel. On va filmer la merde dans le réel pour la mettre en ligne et qu’elle devienne vecteur de joie et d’humour. C’est un filtre. On ne fait plus de réel avec des grosses durées, il faut du temps pour internet, on ne conduit plus, on fait des métiers de service, de consulting, de coaching, on se filme. Tout processus de durcissement, dans des confrontations sociales à pôle emploi nécessitant de la sécurité verra adjoindre caméra, bracelet connecté anti agression, le bon viendra du numérique, pour se préserver de la continuité de la déliquescence du biologique, du tangible, du réel.

La dynamique est de fuir l’horreur, la douleur, la crainte et d’aller dans la sureté, le fiable, l’ether.

C’est en train de bouffer l’âme des humaines, cette espèce est en train de crever la gueule ouverte bavant sur l’oreiller tout en tenant l’écran dans la paume de la main. Ils salueront la prise USB pour alimenter l’interface si on peut se la foutre dans le cul et se passer de pile.

Fondamentalement le cancer n’est pas l’homme tant qu’il est limité dans ses usages, le cancer c’est ce qu’il fait, pas ce qu’il est. C’est la même analogie avec une arme. Une arme ne tue pas. C’est l’utilisateur qui s’en sert comme tel, un manche de balais enfoncé dans le cul d’un mètre est aussi meurtrier qu’un coup de cendrier en marbre dans la gueule ou une balle en plein cœur. Ce n’est pas ce qu’on est ou ce qu’on a le problème, c’est ce qu’on en fait.

Et la technologie est en train de chercher à égaler ce qu’il se passe dans notre cerveau. L’hypervelocité est cette contraction entre son devenir et sa réalité les deux poussent dans des trajectoires contraires, il y a une pressurisation entre une volonté des hommes à rester des hommes et jouir du tangible et une volonté des hommes à s’affranchir du tangible pour atteindre le rang de divinité. C’est un syndrome de toute puissance.

alphaGO n’apporte que la faisabilité démontrée dans une volonté avec des moyens d’arriver à produire un résultat. Mais c’est quoi le but…. quand certains osent donner des indications franches on les huent, tel schwabs, gates, ou n’importe quel individu annonçant un futur.

L’immobilisme est d’accepter notre sort et de vivre avec son époque avec une promesse de prospérité. Je n’ai pas d’emprise réelle sur ma propre vie, c’est un aveu d’échec. J’ose le dire parce que je le ressens comme tel. Je ne peux pas partir vivre dans la forêt, je me ferais déloger tôt ou tard. Je ne peux pas illégitimement me servir sur des services communautaires tel que l’eau et l’électricité parce que c’est injuste d’un point de vue conceptuel et sanctionnable et qu’on va autant condamner que jalouser une décision que d’autres ne sont même pas aptes à concevoir seuls. L’inertie est pleine, elle n’est pas le fait de la volonté individuelle mais globale, sens atomisée, elle est liée, il y a une vraie matière qui relie le tout, on ne la voit pas mais elle est là. ce n’est pas une main invisible à la Adam Smith qui manie l’économie mais il y a une main qui modèle le monde et c’est la main de l’homme lui-même, la main de son espèce.

On ne peut pas échapper à cela, c’est vain, c’est au-delà d’une conceptualisation de l’espace cagée, ce n’est pas une prison. C’est autre chose. C’est plus grand, plus insidieux et sans aucune matérialité apréhendable. Je le déduis par la réflexion mais je ne sais pas ce que c’est. C’est une sorte de matière noire.

6 commentaires sur « La matière noire de l’immobilisme »

  1. « hôtel 3 EHPAD à 2k€/mois », c’est plutôt 3k.
    Sinon, l’inertie est confortable. Malgré les soubresauts de ces dernières années, la zone de confort de chacun reste au centre du jeu. Il va falloir beaucoup de claques dans la gueule pour que les moins cons envisagent de lever les yeux, voient vraiment ce qui les entoure et tentent de s’en affranchir. Comme le dit Reymond, c’est vil e coyotte. Tant qu’il ne regarde pas en bas, il ne se rend pas compte qu’il est en apesanteur. La convergence des signes négatifs devrait aider, mais en dur. Probable chute…

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  2. C’est un peu hors sujet mais, ça va sans doute conditionner la reconfinada prochaine: le Sénat discute cet après-midi d’une proposition de loi portant sur l’obligation de thérapie génique pour tous. Juste avant une autre sur l’intégration des jeunes majeurs étrangers ce qui doit être,si j’ai bien compris l’étape d’après du « mineur isolé »

    A noter que la possibilité de reconfinement induit par manque de carburant dans les pompes n’est pas à exclure. Ils l’expérimentent déjà chez les Godons, je crois.

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    1. Amendement rejeté. Mais le texte repasse à l’AN dans sa version originale et donc, superbe fonctionnement à la française, sera adopté par, disons, 13 pour et 11 contre. Le sktech, qui devient chaque jour plus triste, continue.

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  3. l immobilisme, c est devenu si tu bouge tu est mort, un impôt ou une taxe t attend et puis pour bouger quoi que ce soit faut des sous et il n y en a plus….
    LA CORDE AU COU ou LA TETE DANS LE SAC

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