Après l’hypervelocité ? Réponse à commentaire.

Bonjour !
bon, par rapport à illich et ton explication de texte, ok, c’était plutôt satisfaisant intellectuellement, de démêler un peu l’écheveau de la situation actuelle et ça m’a permis de débroussailler un peu mieux ton concept d’hypervélocité…. Mais au delà de la satisfaction intellectuelle, on fait quoi ? ça aide pas franchement pour se positionner dans le sens du bordel non ?
on dirais un peu de la psychanalyse dans le sens où on se prend la tête pour démêler un merdier, on creuse, on se dit eurêka !!…. pour finir par se rendre compte que c’est pas parce qu’on a compris d’où viens le problème qu’on peut l’arranger ou mieux s’en accommoder ….
l’hypervélocité, le « toujours plus » c’est l’inertielle systémique mais au niveau « atomique », les individus impulsant cette vélocité toujours croissante ne renonceront jamais à ça. c’est inscrit dans le cerveau reptilien, toujours plus, s’il y en a trop, je trouverais un moyen de stocker… pour l’hiver, les coups durs, sinon pas de survie en milieu tempéré…
a moins de lobotomiser toute la population, je vois pas comment un état quelconque pourrais ralentir quoi que ce soit… on ira jusqu’au bout, à toute vapeur, jusqu’au bout du possible…comme d’habitude

moi-même ( l’auteur, pas moi, son prénom à lui c’est moi-même )
ptin ca me rappelle un film.

bin… à la base tout part d’un questionnement et d’un malaise. Après la réflexion, la lecture et puis un mélange des deux pendant un temps, un coup de calgon et 2 mois de blogging, je pense avoir compris grosso modo l’historique et le comment du pourquoi.

Ça ne règle absolument RIEN au problème, c’est certain. Et c’est bien la différence entre moi et les autres avec les boutons paypal, c’est que je n’ai pas de solution à apporter.

Les gens veulent un guide, un shaman, je ne suis pas un shaman.

J’essaye juste de me présenter les choses de différentes façons pour pouvoir les comprendre.

En ce moment je lis Dune. Franck, pas Brian. La première règle du mentat c’est qu’on ne peut pas analyser un processus en l’arrêtant. On doit évoluer avec lui pour le comprendre.

C’est le genre de propos qui parait anodin mais qui a un sens très profond et compliqué qu’en deçà d’un âge on ne peut pas comprendre parce qu’on n’a pas le background de la vie qui établit le cadre.

Cette phrase m’a marqué parce que je pense être en mesure de la comprendre dans son sens complet : reformulé avec mes propres mots, plus simplement, ça donne une phrase que j’ai écrite il y a quelques années mais je n’ai même pas saisi à la base la portée de ce que j’ai écrit, c’est pour dire :

Toute observation n’est résultante que de sa propre échelle.

C’est une affaire de référentiel. De conception, de point de vue.

Quand tu dis  » on ira jusqu’au bout comme d’habitude » c’est appuyé sur l’expérience du passé, de l’histoire.

mais…..

mais ?

L’histoire c’est passé. L’histoire a survécu à l’histoire, nous sommes dans le présent, et craignons l’avenir avec un RÉFÉRENTIEL ACTUEL qui repose sur une continuité du passé.

Or…. le Moyen Âge par rapport à l’antiquité…. on a perdu quand même… en qualité, en confort, Rome avant le monothéisme établi c’est quelque chose comparé aux villes du temps de clovis.

On va vers une décrépitude pour un temps avant qu’on retrouve un équilibre, autre, parce que ça sera nécessaire et se fera dans les rapports de force mondialisés. on n’a jamais eu de vrai rapport de force mondialisé, WW1 et WW2 c’est une blague comparée à aujourd’hui.

Aujourd’hui j’attends le moment où l’ouest va tirer sur l’est. Le rééquilibrage c’est quand on ne peut pas le faire parce qu’on a tout à perdre. Et on le sait parfaitement, d’où corruption.

autre exemple : L’immigration. 1963 la décolonisation.… 58 ans, on veut tout, tout de suite, le temps d’une vie n’est même pas passé encore. Le problème qui est la solution, c’est le temps.

Les mots que j’employais étaient incorrects, la phrase : il n’y a pas de solution puisque nous sommes le problème est une vision de premier degré.

Au deuxième degré ça donne nous sommes l’énergie qui se révèle par le temps. La mécanisation nous a induit dans un monopole qui n’est plus nous même. Lire Illich permet de le comprendre. Nous sommes dépendants d’une énergie externe à nous-même. C’est toxique, inutile et dangereux.

On se casse la gueule parce qu’on veut aller plus vite que le temps via cette énergie et on n’a jamais fondamentalement su la manier ni l’apprécier pour ce qu’elle apporte.. C’est impossible et on en paye le prix.

Le temps va régler les problèmes. Et pour notre tranche d’age sur 1 siècle on n’en saura rien. Ce qui en soit fait que pour nous dans l’absolu la situation n’est qu’un problème temporaire pour notre retraite, la vieillesse où l’on voudrait juste garder le confort de notre jeunesse.

C’est un pb de référentiel avant tout.

De façon extrêmement abstraite, il n’y a pas de problème, ce n’est pas nier pour mieux vivre, enfin si, mais au sens du temps et de l’humanité dans un ensemble de dimensions plus importantes, il n’y a pas de problème, on arrive en limitation capacitive, soit on s’adapte et on gère autrement, soit on s’entretue, point. D’un point de vue cosmique ça ne change rien. Des espèces qui ont disparu y en a eu d’autres avant nous.

On se prend SOI-même comme centre de référentiel, et c’est là l’erreur de perception fatale. Il faut être humble et garder à l’esprit qu’à la base nous sommes une espèce animale dans un chainage sur une planète. Le peak oil est une très bonne chose. La régulation qui va faire fermer la gueule à tous les abrutis d’anti malthusien est une très bonne chose. On va enfin faire peu, avec peu et s’en contenter plutôt que d’envoyer des robots sur mars quand l’inde et cie crève la dalle.

La vraie mondialisation n’a jamais eu lieu, on a fait du commerce mondial, mais on n’a jamais mondialisé la planète dans le partage de ses ressources et de lissage du niveau de vie et de l’unification des cultures et des croyances et des moeurs. nope, ce n’est pas encore atteint. Et quand on l’impulse, les gens sont contre. ( NWO ) Et endémiquement c’est non souhaitable et impossible, il y a un écart génétique qu’on se refuse à admettre et qui brise le processus à chaque tentative.

On couine parce qu’on nous retire ce qu’on nous a mis dans la main sans être prêt à en prendre soin et s’en servir avec parcimonie, on a tout épuisé et on va chercher un coupable.

Le référentiel humain auto centré veut un coupable, la faute sur quelqu’un d’autre qui serait responsable de ce que l’on ne peut pas consommer soi, c’est un raisonnement biaisé.

Dans un référentiel autre, plus global je vois une espèce qui arrive au bout de son règne sur terre et un choix s’impose pour changer d’attitude ou s’éteindre.

Et je souhaite qu’on s’éteigne pour éviter que cette mentalité de conquête maladive se déverse dans l’univers. Sur un plan précis nous sommes un putain de virus, une saloperie qui ne doit pas s’échapper de cette planète de départ, surtout pas. Et heureusement ça a l’air bien engagé pour qu’on reste là.

7 commentaires sur « Après l’hypervelocité ? Réponse à commentaire. »

  1. Comme j’aime quand il nous remonte le moral, notre NoTaulier !

    Et puis se mettre dans une position d’observateur est un art difficile. Encore plus quand on veut être l’observateur de soi-même (et qu’on prétend à un minimum d’objectivité !). En sciences la présence même de l’observateur suffit souvent à modifier les conditions de l’expérience. Nous sommes dans la caserne de Platon et nous ne voyons que des ombres bouger. Ou nous sommes sur la barcasse au fil du fleuve : il ne se passe rien sur la barcasse ce sont les rives qui bougent.

    A part ça, sur un site d’info, on parle de « vision dystopique du schwabisme »……..un peu simpliste, mais j’aime aussi !

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  2. l’hypervelocité c est AUSSI l œuvre de nos guignoles au commandes qui sont pieds au plancher face au mur qui forcement ce rapproche de jours en jours.
    l hypersonique de la connerie

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  3. « Et je souhaite qu’on s’éteigne pour éviter que cette mentalité de conquête maladive se déverse dans l’univers. Sur un plan précis nous sommes un putain de virus, une saloperie qui ne doit pas s’échapper de cette planète de départ, surtout pas. Et heureusement ça a l’air bien engagé pour qu’on reste là ».
    sentiment partagé.
    donc la conscience de soi et l’intelligence portent en eux les germes de leur autodestruction…?
    ce qui fout systématiquement la merde in fine c’est l’instinct qui force l’esprit à se construire en intellectualisant des pulsions primitives
    ça peut pas donner un truc rationnel…ça déraille forcément de manière paradoxale.
    si c’est ça, on tiens un début de réponse au paradoxe de fermi…

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    1. Je ne sais pas. des animaux ont une conscience, y ont faim y chassent, mais c’est pas pour autant qu’il vont asservir leurs semblables pour obtenir plus de nourriture.

      y a un truc en plus par évolution chez l’homme et c’est à cet endroit précis que j’appelle ça la singularité, qu’on associe aux machines en général. On est sorti du cadre de l’animal et du chainage biologique du vivant et on a commencé à jouer avec cette perception de soi, et il se peut que c’est ce qui ait provoqué un bon evolutif et fasse qu’on dépasse notre condition.

      quand un homme regarde vers le ciel et l’infini y a un truc de pas normal dans le processus, y a vraiment une merde à un moment donné parce qu’on porte le regard au delà de notre condition.

      et ça, dans des proportions comme la nôtre on est unique jusqu’à preuve du contraire.

      je prétends qu’on aurait jamais du sortir de cette condition. et tout ce qu’on paye comme tribut aujourd’hui n’est que le fruit de la fin d’un parcours. On est au bout, et on ne sait pas partager. On s’aide dans une mesure mais la prédation animale revient très vite sur les autres. Les rapports humains sont conflictuels par nature parce qu’on reste un signe debout habillé sauf qu’on pense de manière plus complexe mais mais l’évolution a raté. Nous sommes un défaut dans l’évolution. C’est une anomalie génétique de mon point de vue.

      Je ne remets pas en cause la science ou la biologie, je dis simplement que nous, notre parcours évolutif, y a eu un problème quelque part. ce n’est pas normal. Regarde les photos du monde, les villes, regarde ce qu’on a fait de cette planète. il y a vraiment un problème.

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