Le lent poison qui pose aussi un problème aux toxicos geeks

23x plus de téraoctets pour 2030

Le dernier rapport de Huawei sur le futur des réseaux de communication est sans appel. Il en découle que le monde générera pas moins de 1 000 milliards de téraoctets de données par an d’ici au début de la prochaine décennie, une vraie menace pour les réseaux.

L’expansion et l’avènement de l’IoT va bouleverser le – pas si petit – monde de la donnée. En marge de l’Intelligent World 2030 Forum, Huawei a dévoilé un rapport, nommé Global Industry Vision : Communications Network 2030, dans lequel l’entreprise prévoit ce que sera l’écosystème de la donnée dans moins de dix ans. Elle s’attend ainsi à une nette hausse des besoins en calcul, stockage et connectivité qui seront nécessaires à la bonne gestion d’une flotte de centaines de milliards d’objets connectés.Lire aussi :
Prix de l’électricité : l’UFC-Que Choisir prédit une flambée des tarifs pour début 2022

Une explosion attendue de la consommation de données, tant sur le plan industriel que sur le plan domestique (cellulaire et filaire)

Jusqu’à aujourd’hui, l’augmentation de la demande en bande passante parvient à être contenue et digérée par les réseaux actuels de communication, puisque celle-ci émane principalement d’un moteur majeur : les consommateurs et consommatrices. Mais les nouvelles technologies, comme la 5G ou le Wi-Fi 6, font franchir au monde un pas majeur en ce qui concerne la connectivité entre les personnes, les objets et les machines. Tout cela fait que les réseaux de demain devront être capables de supporter les usages domestiques d’un côté, et les services industriels innovants de l’autre. Conduite autonome, villes intelligentes, médecine de pointe à distance… voilà tout autant de domaines qui nécessiteront d’importantes ressources de calcul, mais aussi de mise en réseau.

Dans son rapport, Huawei prévoit que le monde générera 1 000 milliards de téraoctets de données par an d’ici 2030, ce qui nous permet d’évoquer le chiffre de 1 yottaoctet. C’est tout simplement 23 fois plus qu’en 2020.

J’adore l'optimise avec il ne comprennent pas la consommation d'énergie que ca engendre. Un disque dur c'est 10W. Par 8 To en taille moyenne actuellement c'est
1 000 000 000 000 / 8 = 125 000 000 000 hdd / 10W =  12 000 000 000 w = 12TWH 

12TWH de disque dur.... et ça c'est uniquement sur la partie stockage brut, Il n’y a pas la partie computing qui prend en compte les machines: les baies, les serveurs, et encore l'éclairage des salles, les systèmes de ventilation climatisés, encore moins les systèmes de communication, de répartition, de dispatch allant des répétiteurs, des switchs, jusque dans les systèmes longue portée, puis toute l'infrastructure civil jusqu'aux équipements privés individuels et et les terminaux.

 La fin de ligne est pour ainsi dire déjà amortie mais cette économie est comme les autres elle joue sur le gâchis et le renouvellement, donc c'est quand même à mettre dans la facture tant de l'infrastructure que de sa consommation énergétique. Tout va bien. 
  • La climatisation et les systèmes de refroidissement représentent de 40 à 50 % de la consommation énergétique des data Centers.
  • 91TWH pour les data Centers américains en 2013.
  • 56TWH en 2014 en Europe.
  • les data Center représentent 4 % de la consommation énergétique mondiale en 2015, en croissance de 5 % par an selon RTE.

Bientôt 200 milliards de connexions mondiales

D’autres données issues de ce même rapport peuvent donner le tournis. On y apprend par exemple que le nombre total de connexions mondiales atteindra, toujours en 2030, les 200 milliards, avec une répartition à 50/50 entre les connexions sans fil (cellulaires) et les connexions filaires. Une latence de 1 ms (l’exigence maximale de la 5G) devrait être la normale dans les villes, puis 10 ms dans les agglomérations urbaines et 100 ms dans les réseaux très haut débit et optiques.

La consommation mensuelle moyenne de données sur les réseaux cellulaires sans fil sera, d’ici dix ans, multipliée par 40. Elle atteindra les 600 Go par an et par personne, ce qui contribuera à la pérennisation des forfaits mobiles à très grosse enveloppe data. La consommation sur les réseaux fixes devrait être multipliée, elle, par 8, pour atteindre 1,3 To par mois et par foyer.

Pour avoir une idée, 1.3to c'est la télé h24 en 720dpi ou 44 bluray par mois. 

Un réseau haut débit cubique, pour une couverture au-delà du sol, dans l’air et dans l’espace

Cette flambée de la consommation s’opérera de façon parallèle à la vie de centaines de milliards d’objets connectés, qui amèneront les équipementiers, comme Huawei, à relever divers défis. Le président de Huawei France, Weiliang Shi, a réagi :

« Tout d’abord, la complexité des infrastructures IoT rendra indispensable la construction de réseaux plus intelligents. Ensuite, les nouveaux usages industriels et agricoles mais aussi les véhicules autonomes exigeront des opérateurs qu’ils améliorent la couverture, la qualité, la sécurité et la fiabilité de leurs réseaux. Sans les réseaux, l’innovation numérique est impossible. C’est pourquoi Huawei s’engage à collaborer avec tout son écosystème pour faire du réseau du futur une réalité. »

Pour s’inscrire en pionnier et bâtir un réseau à l’épreuve du temps, Huawei propose sa propre vision autour de six caractères, formant une définition hexagonale du réseau de 2030. La première des caractéristiques concerne l’IA-native et en premier lieu l’ADN, le réseau de conduite autonome (Autonomous Driving Network). Ce système, basé sur des réseaux intelligents, les données et les connaissances, est automatisé et autonome. Il est même capable de se réparer et de s’optimiser. En second lieu, Weiliang Shi l’évoque, il y a la sécurité et la fiabilité. Elles passeront notamment par une fiabilité des composants (tout ce qui est puces et systèmes d’exploitation ), des équipements et de la connectivité.

Huawei évoque aussi son idée de réseau haut débit cubique, avec une couverture qui ira au-delà du sol, dans l’air et dans l’espace, le tout avec des réseaux qui connecteront des dispositifs situés donc à différentes hauteurs. On imagine ainsi des drones, volant à moins d’un kilomètre, des avions à 10 kilomètres et des engins spatiaux en orbite terrestre basse, à plusieurs centaines de kilomètres du sol. Ce réseau cubique sera fait de petites cellules disposant chacune d’un rayon de couverture de 100 mètres, de macro-sites à la portée pouvant aller de 1 à 10 kilomètres, et, vous aurez deviné la suite, de satellites à la portée comprise entre 300 et 400 km, le tout pour offrir des débits ahurissants atteignant respectivement 10 Gbit/s, 1 Gbit/s et 100 Mbit/s.

Un réseau plus fourni à impact environnemental faible ? Possible selon Huawei

Pour Huawei, il est tout à fait possible de bâtir des réseaux écologiques et à faible émission de carbone. Pour y parvenir, la firme de Shenzhen mise sur une architecture à trois niveaux : des réseaux de base, des réseaux cloud et des réseaux informatiques ; et sur une intégration optoélectronique également à trois couches. Cette dernière optimisera les capacités de traitement à grande vitesse des différents composants électroniques, pour réduire leur consommation d’énergie.

Huawei veut aussi se baser sur le système HCS (communication et détection harmonisées), censé faciliter la programmation unifiée des ressources de communication et de détection. L’entreprise a conscience qu’avec la 5G et prochainement la 6G, le spectre des communications continuera de croître, pour inclure les ondes millimétriques (la bande de fréquences 26 GHz réservée à la 5G pose déjà problème), le térahertz et la lumière visible. Autrement dit, le risque que le spectre des communications empiète sur celui réservé à la détection est de plus en plus grand.

Enfin, l’entreprise chinoise évoque son idée « d’expérience déterministe ». Ici, la capacité des réseaux de communication à offrir des expériences déterministes est capitale, selon Huawei, pour soutenir la collaboration à distance (télétravail et formation), mais aussi pour répondre aux impérieux besoins de sécurité et de fiabilité des environnements de production.

Le déterminisme c'est d'augmenter le réseau et le PQ connecté quand y a plus à bouffer, on appelle ça un problème. Surtout quand la nuit on éteint déjà les antennes 5g tellement ca suce... alors faire du ponzi à investir dans des choses qui comme evergrande ne seront jamais finies ni vendues,  vous pouvez l'attendre longtemps votre 6g.  Elle n'arrivera jamais. 

C’est déjà les faillites en cascade en Angleterre parce que le gaz est trop cher alors multiplier la conso énergétique dans du réseau ... huu huu huu

16 commentaires sur « Le lent poison qui pose aussi un problème aux toxicos geeks »

    1. j’entends la question.

      je n’ai même pas une idée approchante de la proportion que ça induit sur le structurel. Dépeupler, ça induit une problématique capacitive.

      Le cycle de vie est déjà quasi égal à une concession. Si on doit retirer d’un coup le % qui doit s’éteindre dans une progressivité, ni les morgues, ni les funérariums, ni les crématoriums, ni les cimetières ne sont en capacité d’accueillir.

      Rien que ça c’est déjà un problème en soi.

      Parler de fosse commune dans un pays catholique… comment dire.

      merde pour merde on est pu à ça près tu me diras.

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  1. Depuis qu’on a appris le coup de la 5G « débranchée » la nuit because ça coûte cher en électricité… la Chine, et tous ses thuriféraires technos neuneus béats, ont perdu toute crédibilité.

    6G, 7G, 8G, 9G, 10G et mon cul c’est du Pho Bo.

    Ces conneries sont épuisantes. Je préfère encore les bons vieux virus à la con, comme le Sars Cov2.

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      1. bin…. en toute logique… la nuit, tu dors… c’est le jour que tu appelles…. la remarque est brillante. Mettre les systèmes de coms sous PV en diurne est quelque chose d’intelligent je trouve.

        Pour les télécommunications verbales pourquoi pas .???

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  2. Tout cela pour que la couche culotte du vieux en Ephad envoie un signal de remplissage à l’aide soignante basée à Bombay qui enverra un soudanais sous la tente dormant dans le fossé à côté de l’établissement. On est à 10% de conso électrique pour tout ce qui est direct data et communications. Cela va entrer de plein fouet en conflit avec la recharge voiture/pelleteuse/avion/bateau, la bouffe, l’éclairage, le chauffage… Et le tout avec des petits malins qui prendront la main sur le code pourri de votre frigo (pour rire), de votre voiture (pour vous faire jouer Hamilton) et de votre pacemaker pour voir si en fait il vous crame le coeur ou le l’explose. Il y a de la joie à venir…

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  3. Je me permets une remarque, les disques dur standard actuel on est d’accord.
    Pour Les disques M.2 ou NVMe il sont en dessous du watt.
    Ma remarque ne modifie pas ton article il y aura toujours un goulot d’étranglement.
    Simplement j’aurais pas misé sur le disque dur.
    Quelques liens:
    Article de 2013
    https://www.hardware.fr/articles/906-15/consommation.html
    2019
    https://www.tomshardware.fr/test-ssd-1to-intel-660p-crucial-p1-pny-cs3030-comparatif/5/

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    1. Les fermes de serveurs ne sont pas en nvme mais en plateau certainement à cause du cout unitaire de l’unité de stockage, énergie incluse, sinon on aurait fait la bascule déja, libéralisme oblige. Enfin j’imagine. Le choix doit se faire sur une base de prestation pour de la performance, un serveur jeu doit pas mouliner pareil qu’un serveur de vidéo youtube. enfin…la aussi…. les HDD et les accès multiples c’est une catastrophe absolue.

      Niveau prix : un nvme 8TO c’est 2000€ un 14To plateau c’est 450€.

      je suis parti du point de vue des disques mais c’est chercher à gratter quand c’est le comportement même de l’homme qui est problématique, YouTube 90% du contenu est inutile et effaçable, regarder les gens en train de jouer ça ne sert à rien. Et on les paye en plus pour ça.

      Quand tu y réfléchis c’est payer pour de l’incitation à la consommation électrique supplémentaire.

      Tuer cette économie virtuelle c’est tuer des gens qui ne savent faire que ça, et tuer l’énergie c’est tuer des gens qui ne savent faire que ca.

      Le constat est désolant, y a pas d’issue et on continue de mettre toute notre stratégie civilisationnelle dans l’électricité.

      Advienne que pourra.

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  4. quand j’étais petit, en 1970, je me souviens d’un science et vie…. qui disait

    en l’an 2000…..

    – on vivra sur mars (tu parles!)
    -on guérira le cancer.
    -on n’auras plus de guerre
    -on ne travailleras plus (là ils ne se sont pas trompés on est tous au chômage!)

    prédictologue ! métier d’avenir.

    on vous a parlé du jurassique, du crétacé, pour allez connaitre le voracique…. kesako?

    c’est la nouvelle ère, vorace!

    et quiseki ,est au menu ?

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  5. C’est pas possible de mettre les fermes de serveurs dans un endroit moins chaud et donc avoir moins besoin de refroidir puis envoyer les données par fibre optique ou bien ça mettrait trop de temps ?

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    1. Ben il y a en a qui testent des caissons immergés en mer. D’autres qui les collent dans des grottes en montagne ou sous la glace. Et d’autres qui refroidissent avec des sources souterraines à moins de 10 degrés. Le fait d’y penser et de tester donne déjà une dimension du problème croissant.Tant que l’inflation des données (en général sans intérêt) sera supérieur aux technologies de transfert et de stockage, le problème restera entier. Et la solution quantique ne fera qu’exacerber le souci.

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    2. Faut brancher les machines, faire la maintenance quand un disque est mort faut le remplacer. Faire ça au pôle nord il faut des mecs sur place, le transport est un problème, c’est l’acheminement qui est compliqué.

      il n’y a pas de prise électrique au pôle nord non plus.

      C’est un ensemble. Pour des raisons de commodités on reste en péri urbain.

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    3. Effectivement, j’avais pas pensé à l’accès pour la maintenance et aux connections. Ca va bien quand il y a quelque chose à gratter dans le sous-sol et mettre juste le minimum syndical pour y faire vivre les équipes et les faire tourner mensuellement.

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