De la quantité.

En mettant volontairement de côté tout terme pompeux, compliqué, en restant très simple dans les faits, observations, compréhension de ce qui pose problème à ce jour sur cette planète, ce n’est pas tant dans la présence ou non d’une ressource, pas dans sa difficulté d’extraction, d’obtention, ce n’est pas dans la complexité d’un processus de réalisation, ni un problème de faisabilité, puisqu’en l’état actuel de la situation c’est déjà là, c’est déjà fait. Le problème n’est pas non plus dans la manière dont se comporte l’espèce humaine, envers elle-même ou envers son environnement, ce n’est pas sa prédation génétiquement codée qui pose problème, puisque c’est déjà là également…

il n’a pas encore fini d'imiter charles sannat ? 

- nope

préviens-moi, je vais fumer une clope....

Le problème est une notion toute bête, toute simple. C’est tellement idiot quand on y pense, on n’y réfléchie jamais autrement que de la manière dont cela sert la nature humaine dans son intérêt personnel. Le problème, le truc, qui fait que ce qui a permis d’arriver où nous en sommes et qui ne fonctionne plus et qui pose une insolvabilité, tant intellectuelle qu’économique, qu’éthique, c’est la notion quantitative. La quantité.

Le champ d’interprétation de la quantité est presque toujours axé matériel, les ressources, du physique, mais c’est aussi valable dans le sens humain, de la notion de main d’œuvre par exemple, dans une application économique. Au sens général, tout ce qui lie une société est dans la manière de répartir les quantités de ce qui la constitue. Si l’économie va mal, faisons une modification de la valeur travail ! Recentrons l’impôt sur la consommation ! Ainsi, on récupère davantage de ce que l’on donne ! Faisons d’une pierre deux coups avec la natalité en baisse laissée à elle-même entrainant un vieillissement de la population donc une baisse de la consommation : ouvrons massivement les vannes de l’immigration !

La logique de compensation se tient sur le papier. Mais la modification de la répartition des quantités va à l’encontre du bon sens, comme avec la quantité humaine, la démographie et sa propre répartition. Arrivé à un stade, quiconque doit comprendre que plus avec moins pour faire plus, a dans chaque domaine des seuils d’incompressibilité. C’est ce qui engendre les propos de la théorie du grand remplacement. Ça n’est pas volontaire, mais ça reste observable.

Comme pour le covid et le vaccin :

ca marche pas + ca marche nettement moins que prévu = ca fonctionne.

WTF ?

On imagine le feuillet cumulatif comme s’additionnant en efficacité. Ce qui est faux.

C’est également le même problème avec le feuillet énergétique, on additionne les méthodes, basées les unes sur les autres, néanmoins, le total d’énergie disponible diminue et la part originelle qui assurait le stable, piloté, est remplacée par de l’aléatoire météorologique, ce qui passé sous le seuil critique provoquera des blackouts en hiver.

Ce qui est rarement pris en compte c’est le minimum vital requis pour chaque sous-système donné pour fonctionner. Le système dans son éternelle quête d’optimisation a tué la notion de marge de sécurité, de stock.

Je ne suis pas un expert en économie mais la base semble répondre à une loi de l’offre et de la demande, être impactée par des rendements décroissants, l’élasticité du prix se fait par le flux tendu et l’étirement de la longévité via rebranding est issue d’une réorientation de l’investissement en dividendes, faisant piétiner le progrès, massifier la consommation et cadencer de façon saisonnière les revenus. Avec une vision comptable de YoY pour accroitre perpétuellement, appliquant logique fondamentale, lois et dogmes, pour ignorer et se perdre dans l’incertaine beauté du biologique que l’on compensera par une manipulation comptable, un mensonge ou une charrue.

Le raisonnement politique actuel est qu’il faut croire en l’infini. C’est mathématiquement possible mais physiquement impossible à notre mesure. Nous arrivons tôt ou tard à un seuil d’incompressibilité.

À l’approche de ce seuil la croissance s’arrête mécaniquement. Or, le coût de maintien du système est constant à son propre état en toute logique : ce n’est pas parce qu’on ne fait plus de croissance qu’on ne consomme plus, puisque être stationnaire induit des intrants alimentant ce même état pour ne pas être en déficit, sans atteindre l’excédent. Puisque le changement de la répartition quantitative de la matière, des biens, des services, des personnes fluctue sans cesse pour trouver de quoi générer richesse pour vivre, cela montre qu’une économie stationnaire n’est pas possible. La croissance suit l’énergie. La démographie suit inversement la croissance. Plus on est riche, plus on consomme, moins on a de gosse. Si la croissance s’arrête, c’est une cascade de l’enfer, on consomme moins, pauvreté, effondrement économique, boom de naissance, famine.

Tellement de gens qui en 2010 faisaient des top 10 de chats, endormis dans la vie de bureau qui aujourd’hui surfent sur la vague de la collapsologie et se considèrent des maitres de conférence parce qu’ils ont vu le fameux diagramme 35 du rapport meadows de 1972 repris partout sans même avoir lu le bouquin en entier et faire de l’argent avec en instillant la peur, alors que je suis des gens depuis plus de 10 ans droits dans leurs bottes et qui annoncent mordicus une merde dans l’équation du système depuis 2008.

Un économiste orthodoxe refusera catégoriquement d’avouer qu’une économie n’est pas mécaniste. Elle induit des notions de renouvellement, de dissipation, en l’état actuel de la science, on ne sait pas récupérer de l’énergie dissipée, Principe thermodynamique. L’humain triche pour récupérer ce qui est perdu physiquement en sacrifiant quelque chose dans l’équation économique, ce qui montre l’infaisabilité de l’utopie socialiste, du partage équitable et tous les mensonges qui vont avec le discours soulignent la captation, au détriment du plus grand nombre.

Ce qui laisse entrapercevoir à quelles logiques comportementales nous seront exposés dans quelque temps quand le total cumulé de marasme social, de guerre des monnaies et autre effondrement économique sera atteint.

Ou alors il est atteint et je ne le vois pas vraiment étant dans l'oeil du cyclone. N'ayant pas vu l'intégralité de la situation, ce qui est humblement impossible à ma mesure.

Le libéralisme et le socialisme sont aussi pourris l’un que l’autre dans leur application car ils disposent de la même faille, c’est un système humain qui ne sait pas considérer la quantité à sa juste nécessité. La peur du manque, on stocke, on n’utilise jamais, ça s’empile et une fois mort on jette tout à la benne, même si ça fonctionne parfaitement ( le mois dernier j’ai gagné une brothers cn4040 neuve…. laser couleur svp… Posée devant le local poubelle… les gens sont complètement cons ). Quand on déménage, on réalise le volume de choses accumulées qui n’ont pas ou peu servi, mais dont le sentimentalisme maladif fait que votre femme refuse qu’on jette tout à la poubelle alors on évacue en douce un carton par mois. Ça finit par se voir…  » y manque des trucs là ! – non j’ai simplement rangé. – arrête de jeter mes affaires !! – uiui.. »

Quand on regarde amazon et la logique du flux tendu, il faut énormément de tout en petite quantité, mais il ne faut surtout pas garder le volume. Le stockage coute plus cher que le produit lui-même. On en est là aujourd’hui. Pour l’alimentaire on peut comprendre, notion de validité, mais pour les biens non alimentaires on a axé la même cadence de consommation, Ça doit vite partir, car la conception d’Amazon c’est de vendre, pas de faire un magasin avec du stock. Tous les jours, ils détruisent les retours et les invendus, plutôt que d’en faire don ou autre usage voir cadeaux aux employés. Dans les bennes qui partent à la destruction vous avez des laptop à 1000€ des ipad, des produits reconditionnables, et ça détruit des produits neufs encore sous emballage cellophané aussi. C’est de la folie.

Ce qui me fascine, réellement, c’est que les curseurs sont dans le rouge, les aiguilles ont presque toutes explosées les compteurs, mais le matin, à 5h, j’entends les voitures. Ça se lève, ça va travailler, ça tourne. Le système tourne, il fonctionne. Je ne comprends plus pourquoi il fonctionne, et vraisemblablement je ne comprends plus non plus comment il fonctionne. Je ne sais pas pourquoi les gens puisent dans cette forme d’énergie fataliste interne pour continuer une cadence qui ne les rend pas heureux. Nous ne sommes pas une société épanouie. Quand un couple s’embrasse le soir dans la rue, si une bande les croise ils ne vont pas se mettre à chanter une chanson romantique à capella, ce qui serait un moment de flottement surréaliste et inouï de bienveillance, de bonté et de pure énergie. Non, à la place, on tabasse le mec et on viole la fille. Nous ne sommes plus une société épanouie, nous ne sommes par endroits plus une société du tout. Cela prend de l’ampleur.

Il me vient à l’esprit parfois que le grand vacarme qui se produira un jour venu sur nous s’assurera que nous ne puissions pas nous relever derrière. L’étendue des choses à changer, des mœurs, des pratiques, des mentalités, qu’il faut modifier pour trouver une harmonie globale, est aussi utopique que l’utopie socialiste que je m’évertue à dénigrer et critiquer.

Le gain par la massification n’induit que chaos, pollution et mort.

Je pense que je suis malade, malade de vieillesse car mon raisonnement n’est plus celui de ma vision dans la jeunesse. L’inversion des valeurs que j’observe est également inversée chez moi par rapport à un âge plus jeune. Je dois être trop vieux pour toutes ces conneries.

Je suis comme les autres, je vois le monde un peu avec le regard critique parce que je voudrais qu’il soit tel que j’en ai envie, un peu plus juste. Malheureusement ça ne fonctionne pas comme ça. Plus je lis, plus je sais. La justesse, la justice, n’ont jamais existé à l’état de normalité biologique et naturelle. Il n’y a pas de bien ni de mal. C’est une construction sociale. C’est une décision arbitraire humaine, un code que l’on édicte et auquel on se soumet entre volontaires à fin supposée de se faciliter la vie en groupe.

Mais c’est un mensonge. Une tromperie. Une manipulation. Je trouve qu’il y a du vrai autant dans le libéralisme que l’anarchisme ou le communisme. On trouve toutes les composantes passées de systèmes dans le monde d’aujourd’hui mais leurs emplacements et leurs intitulés sont masqués, et on ne les trouve vraiment pas là où on le penserait. Ce qui est déroutant.

L’éducation est morte et n’est plus qu’une fabrique du consentement égalitariste sans jugement ni mesure de valeur intrinsèque des individus, qui poussé au comique de situation donne homer simpson dans une centrale nucléaire. La dilution ethnique et culturelle de notre pays a mis notre écriture à terre, la seule chose intelligente qu’ils aient trouvé pour que les individus se réapproprient la façon dont un esprit communique, c’est de la rendre encore plus incompréhensible via l’écriture l’inclusive. Couplée à la méthode globale, ça promet une belle brochette de générations, qui pour imager le propos seront des gens avec la bouche cousue, incapable d’exprimer une pensée proprement. La frustration engendrée par un tel handicap à la communication sera dans un monde numérique un cocktail des plus destructeur. Et je ne suis pas sur un plan de rue, de quartier, de ville, de région ou de pays, je parle à l’international. À la fin du siècle on pourra dire que c’est l’équivalent d’idiocratie. Référence que je cite vraiment rarement parce que le film est complément con et à chier mais le pitch est d’une clairvoyance rare pour ce siècle.

Un patron de pme qui se fait ruiner entre 50 et 80% de taxes dans certains cas de figure, c’est du communisme. Il faut savoir écouter des gens même si on les déteste pour ce qu’ils représentent, comme Atali, Kiyosaki , etc…

Quand Kiyosaki dit que l’on est gouverné par la peur et l’envie, il enfonce des portes ouvertes, mais c’est tellement évident que personne ne s’en rend compte. La masse ne sait pas faire la différence entre un actif et un passif. L’argent appelle l’argent. Il a raison, mais c’est toujours plus facile de dire ça quand on n’a pas besoin de bosser pour avoir le virement mensuel plus élevé que le revenu médian du pays dans lequel on évolue.

Un actif c’est ce qui met de l’argent dans les poches, un passif c’est ce qui retire de l’argent des poches. Les actions, les obligations, l’immobilier tout ce qui génère de l’argent ou les business qui ne requièrent pas de présence sont des actifs puisqu’ils génèrent de l’argent.

Une voiture, une télévision, les fringues, les jeux, toute la vie standardisée de la consommation de masse, les nouveaux smartphones, une maison si elle ne prend pas de valeur elle décote, ce sont des passifs, ils perdent de leur valeur et retirent de l’argent dans les poches via l’entretien et la valeur d’échange, l’argus. Gagner du fric c’est avoir un ratio actif/passif favorable. Il n’y a pas de mystère là-dedans. Du moins dans une économie qui fonctionne normalement.

L’idée de base c’est que le train de vie ne dépende pas des revenus du travail, mais du revenu des affaires, des business. La masse n’a jamais compris ça. le con de paysan du Moyen Âge ne voulait que vivre de son travail. Les grands commerçants, les bourgeois, ont saisi de par leur différence culturelle et l’approche qu’ils ont du monde que travailler c’est stupide.

Les milliardaires sont ceux qui ont compris que travailler pour soi ne fait pas gagner d’argent. Ce qui en fait gagner, c’est de focaliser son énergie à travailler dans l’unique but de faire travailler les autres. C’est une conception évoluée de l’esclavagisme, avec des rouages modernes, légaux, mais qui ont le même effet sur l’âme des personnes atteintes, ils ne comprennent pas le monde dans lequel ils vivent, ils demandent plus d’argent pour continuer leur travail d’aliénation, pour continuer à acquérir des passifs. Ils sont dans une boucle qui les dépasse et n’ont jamais touché de la main le rebord extérieur de cette condition. Ils n’en n’ont même pas conscience.

Je recopie mon analogie du shaman : c’est le mec qui en a plein le cul du travail de la terre il y a 10 000 ans, il se redresse dans le champ et commence à dire aux autres  » si vous m’apportez des offrandes je prierais et les dieux vous apporteront des récoltes abondantes….  » Le mec se pose sur un caillou, il est inondé de cadeaux, et il fait son cinéma transcendantal. Et tout le monde est content. Lui, il a une horde à son service et il ne bouge plus le petit doigt. La masse est contente qu’on la guide et que ses peurs soient canalisées dans une croyance qui aide à supporter l’incertitude. Si y a un problème de récolte… ba… « les dieux sont fâchés, vous ne vous êtes pas bien comportés… » le shaman s’en sort en incriminant la masse, et la masse est terrifiée et redouble d’efforts pour la récolte d’après… qui se passera très bien et tout le monde aura de quoi bouffer. Le shaman se fera péter la panse…

La masse se lève le matin pour gagner son argent pour assurer son train de vie. Le riche travaille à acheter des actifs et ce sont ces actifs qui supportent son train de vie, l’argent travaille pour lui, et pas l’inverse. La conception du monde est inversée.

Si toute l’énergie que les gens mettent à essayer d’en obtenir plus du gouvernement ou leurs patrons était dépensée pour s’éduquer financièrement ils n’auraient plus depuis longtemps besoin de se battre et le système n’aurait pas la géométrie qu’on lui connait depuis 5000 ans à minima. Les gilets jaunes sont des abrutis à hauteur des abrutis dans la continuité temporelle de l’histoire de l’homme. On a absolument RIEN révolutionné dans 12000 ans. Mais vraiment rien. La sédentarisation et l’agriculture ont posé les fondations d’un asservissement structurel.

Le gag d’une société qui se croit intelligente, c’est que même ceux qui font de longues études supérieures ne connaissent rien en matière d’argent. Ils roulent dans des bagnoles à 100.000€ mais se débattent toute leur vie avec des dettes et des impôts, ils cherchent l’illusion de l’appartenance à une caste dont ils ne font pas partie. Un riche, ne vient pas en cayenne se garer à côté de vous au supermarché pour faire ses courses. Les gens dans votre périmètre avec une prestance pédante de riche sont des imposteurs et des gens pathétiques qui pètent plus haut que leur cul. La masse envie cette démonstration d’ostentatoire. L’argent appelle l’argent mais la connerie appelle la connerie.

Kiyosaki prétend qu’une simple éducation financière permet d’inverser le pouvoir et de mettre l’argent à son service et nous protège des dettes, des mauvaises décisions de la panique et de la peur et nous permettent de nous enrichir et de ne pas vieillir fauché. S’enrichir sans une bonne éducation financière c’est comme construire l’arc de triomphe sur des fondations de 10 cm, un jour ou l’autre tout va s’écrouler. Il a raison, jusqu’au moment où il parle de fondation.

La fondation c’est celle d’une économie saine, dans la pyramide platonicienne de l’organisation d’une cité, ou d’une économie qui limite naturellement dans une plage saine l’écart des salaires à hauteur de la proportionnalité de la taille du système et des besoins inhérents à celui-ci. Quand avec le levier de la globalisation on démultiplie en milliards, déjà ça ne parle pas à la masse qui au-delà de 5 chiffres est contente, alors avec le double… La mentalisation du braquet ne se fait pas, c’est trop abstrait. Tout ce que ça attise c’est la réalité de terrain, la condition humaine au niveau 1, du salariat quand le feuillet de la société empilé pour se structurer capte tout votre revenu pour que vous puissiez avoir une place, incertaine, et vous étrangle au quotidien, en vous agitant sous le nez le champ du possible mais se gardant bien de vous rendre l’accès praticable.

La caste a cadenassé l’étage où ils se trouvent. Si on fait l’analogie de l’immeuble, le toit c’est le pool house, vous n’avez pas l’accréditation des derniers étages, vous, vous êtes le portier, le cuistot, le balayeur. Vous bosser pour l’entretien du lieu et des habitants, mais en dehors des heures de service nous n’avez rien à foutre ici.

Ce qui me tue c’est qu’on a jamais pu se défaire d’un système normé et structuré en pyramide pour un système plat, individuel. Pas forcément circulaire communautariste ou communiste, mais que chacun soit autonome et individuel sans aucune force externe qui vienne prendre x % de ce que vous faites…. mais de quel droit bordel ? Aujourd’hui il faut réaliser que le contrat social est une obligation et qu’il n’y a pas d’espace de non-application des règles humaines, faut être lucide là-dessus : il n’existe aucun espace qui vous permette d’être réellement une entité autonome sans quelconque autorité au-dessus. Je trouve ça dingue. Je ne comprends pas qu’une révolte de réorganisation n’aboutisse jamais a une linéarisation et qu’il faille toujours tout réorganiser en pyramide. Je ne comprends pas mon espèce.

On ne peut pas être sociable sans être asservi… belle conception du monde et de la vie. Quand je pense que si ma vision était répandue les mecs du pool house s’installeraient au RDC pour faire l’entretien eux-mêmes et seraient tous des galériens, ça leur couperait l’envie d’être ce qu’ils sont et de mener le monde à sa ruine.

Avec un système pareil il n’y a pas de problème de vaccin de covid. Le mec qui te fait chier tu l'abats et le sujet est clos. La violence s'équilibre et s'estompe dès l'instant où chacun a conscience que chacun peut l'employer, c'est comme ça qu'on a un statu quo et non pas quand on se fait tabasser devant une camera pour ne pas punir les coupables car les prisons sont pleines et qu'ils ne sont pas solvables.

La masse ne travaille pas pour elle-même, elle offre son temps et ses compétences à un patron et à la fin du mois reçoit un salaire mais elle le distribue immédiatement aux banques en remboursant leurs dettes. Elle redistribue aux gouvernements en payant des taxes et enfin et elle redistribue aux grandes entreprises en achetant que des passifs.

La masse ne garde pas 100 euros après un mois de travail acharné, elle met de côté s’il reste quelque chose, mais c’est rare. Dans la conception originelle de la richesse il faut acheter en tout premier des actifs dès qu’on reçoit sa paye, de mettre cet argent à son service au lieu de le dépenser dans des merdes inutiles qui rendent connes, mieux vaut investir dans sa liberté future au lieu d’acheter des plaisirs immédiats. 5 min de pub à la coupure le soir suffit pour comprendre que c’est en vain.

Je partage totalement la conception de Kiyosaki, mais le système est tellement bien fait que même en partant de rien, entre le loyer, la bouffe, les charges, il n’y a quasiment plus de place pour le moindre loisir et la moindre babiole, car on a compressé le mode de vie à un tel point que le seuil critique est en train d’être atteint. Les rendements sont tellement bas pour du tangible, en finance les taux sont même négatifs !!! On a carrément inversé la vapeur. Un riche qui emprunte 100 remboursera 99, c’est du délire total. Par contre, toi, quand tu fais un emprunt, le taux il est toujours de 27% pour du revolving et de 2 % pour de l’immobilier. Toute loi fondamentale de l’économie est totalement pétée de chez pétée mais pas pour tout le monde.

La Moderne Monetary Theory, dit que les dettes… on n’a pas vocation de les rembourser, on s’en branle, on met à l’échelle, ça sera jamais repayé, donc on imprime, et fuck it.

Les usa sont dans un grand 8 qui a été lancé mais les rails aboutissent dans le vide :


Les gens travaillent pour du papier toilette qui ne vaut rien. Toute valorisation est faussée. L’intégralité du support est basé sur de la confiance et de la croyance, mais n’a aucune assise fondamentale qui perdure dans le temps.

Le climax de cette hérésie c’est qu’à force on ait réussi à retrancher la capacité de chacun de se substanter GRATUITEMENT par ses propres moyens, les graines sont modifiées pour ne pas être reproductibles d’une année sur l’autre, l’urbanisme ne permet pas le jardinage, et l’abaissement du cout via l’industrialisation est tel que si vous comparez le prix d’un kilo de tomates par rapport à la somme d’énergie investie dans une production personnelle, le rapport a une amplitude telle qu’on ne peut même pas comparer en fait. Parce que ce que les ordres de grandeurs sont démesurés.

L’entonnoir civilisationnel dans lequel nous nous sommes mis est au-delà de la catastrophe. Il est irréversible et mène à l’extinction pure et simple. Des courants de çà et là émergent, des impulsions de mise au vert pour une petite partie de la population, mais le mouvement repose sur la viabilité du système actuel, engrais, graines F1, alimentation toujours via supermarchés et ne sont en aucun cas autonomes puisque ne sachant même pas faire les semences et vu que les carottes par exemple sont biannuelles les gens seront mort de fin bien avant de pouvoir replanter… ça, les pseudo lecteurs rapport meadows doivent pas savoir comment on fait des carottes.

Tout ce qu'ils savent c'est comment nous la mettre.

La seule et unique possibilité pour l’espèce humaine de perdurer dans cette folie de la quantité du tout en trop et gaspillé dans une cadence folle n’est pas de revoir la démographie à la baisse afin de la faire rentrer dans des seuils de soutenabilité en fonction du mode de vie choisi et du renouvellement des matières premières, ni d’intégrer le coût énergétique d’un recyclage pour les matières rares, en veillant à l’équilibre du confort, de niveau de vie, en éliminant les écarts des extrêmes, trop important à rectifier, puisqu’on le sait depuis 1970 et on ne le fait pas. La seule solution c’est de le subir, par contrainte et d’être limité « en capacité » en ayant détruit l’habitat et détruit les ressources. Ça tombe bien, c’est ce qu’on fait.

Il n’y a que comme ça que l’espèce humaine sera régulée. Que des espèces rares disparaissent, on s’en branle, ça se mange pas, ou y en a plus, c’est pas grave. Ça deviendra grave et on se posera des questions quand la pompe qui amène l’eau au robinet ne fonctionnera plus et après 3j à chier le chiotte déborde. Ça sera grave quand les rayons seront vides, quand la baguette de pain sera vendue derrière des boulangeries blindées avec des rideaux en acier aux guichets et limité à 1 baguette par personne à 5€ pièce. Parce que la farine coutera plus cher que la cocaïne.

Ça sera grave quand la quantité réallouée dans les babioles et le superflu verra un transfert de valeur au fur et à mesure que le fondamental, alimentaire, deviendra plus compliqué à gérer qu’un smartphone. Je vous annonce avec 50 ans à l’avance qu’Apple, ils ne le savent pas encore eux même, deviendront un fournisseur de produits alimentaire. Et ça m’étonnerait pas qu’ils se spécialisent dans les fruits, le luxe, et que la pomme, le fruit, devienne la marque et qu’on se nourrisse avec la pomme en tant que marque et non en tant que fruit.

L’homme doit retrouver sa mesure et sa place dans le tout qu’est la planète et il doit aussi se réguler. Réguler est un terme puissant suivant le contexte. S’il a la capacité de le faire de lui-même, d’être sélectif, afin de préserver le meilleur, alors cela doit être fait. Les problèmes éthiques ne sont pas solubles à l’instant ou ils sont posés. Sinon ça ne poserait pas de problème…. Rapidement. Il faut cesser avec cette pseudo éthique qui ne fait qu’objecter dès l’instant où l’objecteur est dans la catégorie incriminée. La vocation l’homme est de mourir, voyons plus loin. Le réajustement se fera d’une manière ou d’une autre. La force ne fera qu’accentuer l’ampleur et la vélocité de la correction.

Ne tombez pas dans les débilités transhumanistes, le coup structurel est non viable à cet instant, donc retirer la mortalité d’une franche de la population est un non-sens. L’entropie de l’entretien, le surcout engendré n’est pas tenable. Laurent Alexandre est certainement cultivé, imaginatif, entrepreneur et doué en affaire mais tout ce qu’il voit c’est l’aspect économique de la chose, quand il parle de ça il parle argent, il ne parle pas de durée de vie, de biologie, de monde, d’humanité. Il parle business. Les gens n’ont pas compris cela, ils sont restés dans le 1° degré SF. ils projettent au travers de l’entonnoir culturel, ils ne raisonnent pas en système réel.

L’histoire nous a démontré que c’est bien souvent de manière tardive que l’homme entreprend dans des choix radicaux, souvent discutables, mais qui ont le mérite d’être effectifs pour résoudre un problème. En ce qui concerne le problème de la quantité, disponible ou non, la solution passe par une redistribution. Ça, l’occident pour raison historique le refusera au-delà d’un stade qui ferait perdre l’hégémonie géopolitique.

ce qui explique pourquoi 3 présidents africains se sont fait buter pour refus d’application du dispositif vaccinal du covid… Pour le moment on navigue à vue et l’outil de base par excellence quand on panique, c’est la croyance. Mais comment peut-on parler de ressources spatiales, d’excavation d’astéroïdes et de planètes, de matières à rapatrier, en termes de richesse, quand encore à cet instant tout comme je l’ai dit avec humour dans le Twitler du jour, on a encore des milliards de bouches à nourrir. Nous n’avons que la cohérence de notre présomption de nous penser des conquérants et des bâtisseurs. Tellement doués que nous ne savons même plus faire en 2021 ce qu’on a fait en 1950. Notre égo a tellement gonflé qu’il a éclaté sa purulence au visage de chacun. Au lieu de s’en offusquer, chacun y va de sa petite giclée pour se venter du fait que sa place est usurpée et nargue ses observateurs et tout le monde s’en amuse finalement.

Quand je dis que la planète est un asile à ciel ouvert je suis extrêmement sérieux .

Nous rions de notre condition que nous ne méritons même pas et la seule réponse que nous avons, moi le premier, c’est putain aller tous vous faire enculer. Je n’ai pas demandé à hériter d’une décharge. Qui me récompensera d’un effort à rectifier la situation, personne. Ceux derrières ? les bazanés cons comme des bites ? y bousilleront tout de toute façon.

J’ai tort et j’ai raison à la fois. On nous demande de supporter la continuité de notre déchéance, quand la seule façon d’y remédier est de ne plus le cautionner. Mais nous cautionnons à divers niveaux chacun parce que nous ne connaissons rien d’autre, et nous avons peur de l’inconnu et de l’échec…. alors qu’on oublie tous que la vie est une partie que l’on ne gagne pas.

L’ironie c’est que cette situation est déjà un échec. Nous naissons, nous passons 20 ans à apprendre des conneries qui ne servent à rien au lieu de recentrer sur la langue, l’histoire et la résilience. On travaille 43 ans où l’on crame sa force vive pour un rendement qu’on ne possède même pas, sans aucune intelligence pratique d’usage substantiel intrinsèque. Une fois qu’on est lessivé à 67 ans, il ne reste que l’arthrite, la douleur, la vue qui baisse, l’ouïe qui chute, on bande mou on est flasque, plus de souffle. Et c’est là que le temps restant est utilisé pour apprendre le monde, la vie, les autres, l’histoire, et c’est une fois qu’on a tout compris qu’il faut dire au revoir.

Nous ne voyons plus le monde comme nous le pouvions autre fois. Voir le soleil se lever sur une Coline c’est de la magie. Le soleil se coucher sur n’importe quel plan d’eau est sublime également.

Suis-je si fou à lier pour considérer le monde comme un asile à ciel ouvert alors que de telles perfections de satisfactions contemplatives sont à portée de regard chaque matin et chaque soir, et ce, partout sur terre ???

Notre furie comportementale est si hypervéloce que les fondements mêmes de la nature ne sont mêmes plus considérés comme existant.

Nous avons découvert la lévitation cognitive. C’est un psychédélisme sociétal, on ne touche plus le sol. Aussi bien les politiques, que nous. C’est tout le monde.

3 commentaires sur « De la quantité. »

  1. C’est un beau résumé de la situation.
    Et de ce que j’ai capté y’a longtemps.
    donc j’ai tout envoyé balader en Belgique, et suis allé dans un pays d’Europe encore sauvage.
    après 5 ans. Aucun regrets. Hormis de voir de nouveau trop de bêtes touristes.
    le covid à eu du bon. Mais ça a l’air de s’estomper. Avec tous ces veaux vaccinés qui vont peut être tout polluer avec leurs spike. https://www.biorxiv.org/content/10.1101/2021.01.11.425914v1

    J'aime

  2. Merci. Excellent article que ne pourrait pas nier le maître parmi les maîtres, le fameux, le glorieux, le trop discret Michel Drac.
    Pour pondérer un peu, l’avenir pue du cul salement mais au moins ça va être vivant ! Honneur, gloire et furie, voilà ce qui nous attend et pourquoi pas !
    Nous sommes tous des frères humains et on verra comment se passera le repas de famille. Je me rassure et m’en fout ,je suis l’oncle chiant qui a le flingue !
    Encore bravo pour la pertinence et l’humour de vos propos.

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez votre site Web avec WordPress.com
Commencer