Présent et Futur (2019) pt 3: Situation globale

En cette année 2019, Peu importe ce que l’on pratique par le biais d’un accès internet, on finit toujours par se reporter sur un truc adopté par la masse, facteur de vélocité aggravant : sa gratuité.

Le mass media qui occulte totalement peu importe son format, sa source, dématérialisée, lui confère un vecteur de propagation inégalable. Même un virus ne performe pas si bien.

Le jeu vidéo actuel est une forme de simulacre de vie fantasmée, on joue à vivre, survivre, dans un logiciel, mais en aucun cas on ne performe dans sa propre existence. Car l’échec pourtant généralisé de la culture n’est pas toléré à l’échelle individuelle. Internet sert à se foutre des autres sans aucune introspection.

La situation héritée sur le plan politique, financier, économique, est entièrement explicable. Il n’y a aucun hasard de situation. Rien en Occident ne sera fait au-delà d’une certaine mesure puisque sur les 40 dernières années ce qui a été mis en place, à savoir la capture du régulateur, de la puissance publique, le démantèlement de l’état providence, l’indépendance de la B.C.E , la privatisation des profits, la mutualisation des pertes, ne peut pas être détricotée. Le système n’est pas prêt à remettre en cause le modèle social hyper inégalitaire qu’on a mis en place et qui nous bourre le mou à la Télé à coup de pub nous matraquant qu’on mérite tout, meilleur que tout le monde, unique, pour maintenir la pression sociale consumériste représentative d’un pseudo succès d’accomplissement.

Face aux problèmes écologiques, si avérés, on ne relâchera rien. Ni gratuitement, et encore moins en le payant. Au contraire, j’assiste à l’emploi d’arguments contre les véhicules électriques dans une publicité pour les véhicules électriques. Le modèle est tellement inversé et perverti dans ses notions qu’il n’y a plus aucune normalité de signification. Nous voyons des arguments factuels comme l’autonomie , l’hiver, les moyens de recharge être utilisés comme des déviations ironiques pour passer dans un culte informel où l’on doit suivre une tendance consumériste de renouvellement du parc automobile en optant pour du soit disant moins carboné en prenant un S.U.V hybride donc thermique, premier biais cognitif, en devant réfuter tout l’argumentaire factuel au sens structurel qui démontre au quotidien qu’un véhicule 100% électrique est impossible à utiliser au-delà d’un périmètre défini, que le zéro émission c’est un mensonge et surtout que l’énergie utilisée pour charger la batterie est à l’échelle du monde pour 80% de la ressource fossile.

On se ment, car on ne peut pas changer volontairement, l’effort à consentir est trop intense, trop lourd, trop entier et est quasi total sur un pays, et absolument total dans toute la zone urbaine dense.

 Je n’oublie pas le syndrome patinoire, qui m’a bien fait rire, cela consiste à voir un film avec une patinoire et trois péons dessus, moi, n’ayant jamais fait de patin à glace, n’y suis jamais allé, donc j’accepte une invitation, et je me retrouve sur un parking blindé de monde et une fois sur la dite glace une sensation de similarité avec les tribunes du stade au Maracaña en plein match de foot. Deux personnes au mètre carré. Le différentiel d’appréciation entre une représentation culturelle comblant un inconnu face au réel, une erreur de mesure totale, voilà ce que c’est mon syndrome patinoire. Du coup j’aime bien l’expression québécoise « être gelé » ( défoncé, drogue ) car j’ai un double sens à moi.

Si on tient le raisonnement sur l’esprit happy life, tout va bien, et qu’on laisse faire les choses, le réel sera totalement différent de ce qui aura été proposé, suggéré. Et c’est ça la source de la désillusion des millenials et du fait qu’ils n’arrivent pas à expressément faire la part des choses entre la continuité établie de leurs parents dans les années 80 et le constat qu’aujourd’hui la planète est vraiment en feu et tout ce qui se rapporte à l’humanité est en train de bruler.

La conséquence de l’inertie de système est qu’il ne faut pas s’arrêter de vivre malgré tout à défaut de pouvoir changer les choses. Attentisme, passivité. Certains en profitent et appuient encore davantage. Je suis vers la moitié de ma vie, le pire reste toujours à venir. Ce n’est pas tant la situation mais ma capacité physique le moment où se produirait quelque chose de disruptif nécessitant une capacité pour s’adapter, même temporairement. À ce jour, le pire drame en devenir est que sur l‘échelle du monde, une écrasante majorité ne sait pas et ne peut plus se nourrir de manière autonome et durable et que c’est cette énergie fossile, qui permet, à tous ces gens, de vivre.

L’équation dans sa forme la plus limpide est que pour raison écologique et environnementale, dans un temps limité, où la population continue de croitre, donc amplifiant les valeurs et mesures actuelles, nous devons, par contrainte de coût, d’accessibilité, de rentabilité, remplacer dans une échelle de soutenabilité donnée une ressource qui génère 80% de notre énergie, est utilisée dans 90% des transports et participe au maintien démographique mondial à 100%.

Le degré d’interaction est tellement imbriqué qu’il n’y pas un seul point d’entrée puisque toute option de contournement emploie plus ou moins directement du fossile. Le renouvelable est construit avec du fossile.

Les verrous sociologiques politiques financiers, le besoin de tenir une société debout, même si elle fait des émeutes les samedis, se repose le dimanche et travaille la semaine. Le coût croissant de la paix sociale avec l’augmentation de la consommation énergétique même s’il y a une optimisation de la production, la robotique, une compensation devra être trouvée pour les individus nés avant cette mutation. Le coût et la quantité sont deux variables qui ne prennent pleine lumière de solution que lorsque couplées au facteur démographique. La soutenabilité par la réduction d’un petit % pour beaucoup de monde ou un gros % pour un peu de monde. Si une réduction quantitative est déjà effectuée par une masse le petit groupe à fort % n’a plus à contribuer, du moins pas d’avantage que la masse et préserve ses acquis.

Le premier cas est une réduction modérée pour tout le monde, avec la possibilité de déclin démographique plus ou moins rapide, triptyque guerre/famine/épidémie. Mais le modèle est contreproductif avec le système actuel qui ouvre les portes de la manipulation financière, bancaire, économique, plus il y a d’individus, plus il y a d’opportunités, donc d’argent. Et si les raisons économiques ne sont que des actifs comme les autres, régler le problème revient à s’amputer d’un membre. Raison vraisemblable pour laquelle la société ne bouge pas elle y voit et trouve son compte, des débouchés, des marchés, sa continuité.

L’impression de tout ceci c’est que peu importe la répartition de qui pense quoi, la trajectoire est globalement tenue pendant que ceux qui pilotent sont ceux du temps passé – de transformation – vers l’état actuel et rien ne sera fait pour améliorer les choses, les stabiliser tout au plus, plus vers une destruction contrôlée, dans l’intérêt et la continuité type privatisations, etc.

Le temps qui joue un rôle de lisseur, normalisateur et donc le syndrome de fin du monde par évènement brutal non, pas du tout, si pas de préparation = pas d’optimisation = gâchis. Contreproductif.

Etre déclenché à dessin, nettement plus probable lorsqu’acculé. Pour quelle raison autre que géopolitique majeure, USA ?

Ou du cas des mouvements de population à cause du climat, cette solution peut arriver dans les cinq ans à venir si année sur année les récoltes sont mauvaises.


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