La République – (Platon) -385. 1° publication complète -315

Intro

Né aux alentours de 428 – 427 av. J.-C. et mort avec la même précision en 348 – 347 av. J.-C.

Personne ne pourra renier, sauf une poignée d’abrutis de marxistes, que Platon a transmis en héritage le cadre sur lequel les sociétés modernes continuent de fonctionner. Si on le lit maintenant il faut faire un certain nombre de précisions pour appréhender la lecture sous un certain angle. Platon n’a pas conceptualisé l’intégralité de son discours. Il se base sur des choses qui existent déjà et sur lesquelles il pose son regard et sa réflexion. Le bonhomme ne s’est pas réveillé un matin en faisant le choix d’écrire sur la politique et de faire des récits qu’on interprète aujourd’hui comme du fascisme suivant l’approche. Il y a un cadre historique à tout ça.

Après des phases oscillatoires de troubles d’une certaine amplitude avec les guerres médiques du 5ème siècle, s’en est suivi l’ère de Périclès entre 460 et 430 avant JC. Sa gestion d’Athènes était réputée très monarchique, ceci étant dit, vu le contexte on peut comprendre pourquoi.  La mort de Périclès enchaine avec la guerre du Péloponnèse 431-404, période où Platon est né et a grandi. Il y a eu donc un relâchement dans Athènes. Les mœurs ont glissé.

Le détail de cette période mérite des ouvrages entiers et je n’ai pas la connaissance suffisante pour m’y étaler. Je ne fais que définir très sommairement le cadre historique. La démocratie ne se réinstallera que vers 400 avant J.C ou la population prendra pleinement part à la politique.  Il y avait en cette période une immigration extraordinaire, grande conséquence de tout ce qui s’était déroulé antérieurement à sa naissance. Cela a eu un impact énorme sur la culture, les valeurs d’Athènes et du monde grec à cette période. Les perses sont des intrants issus des guerres médiques tandis que les paysans de toute la région sont issus de la guerre du Péloponnèse. La grande cité se retrouve avec des pans entiers d’étrangers et de paysans, des métèques donc. Pour une cité qui proclame l’intelligence avec son rang, on constate de suite que l’intonation de la radicalité du plan de cité parfaite est de suite un peu moins brutale. Il y a des écarts énormes de richesse dans la ville et la criminalité est ce qui plante le décor pour chercher les définitions d’équité et du modèle de répartition du travail, justice, qui ne dit pas son nom, pour qu’un système fonctionne, ce que Platon fera tout au long de sa vie.

C’est absolument vital d’avoir ceci à l’esprit lorsqu’on lit Platon sinon on passe à côté du sens véritable. Toute sa radicalité, que je vais décrire en parcourant les sections de La république, montre une nécessité.

Certains passages comme le roi philosophe, n’ont de sens complet que si on sait que La République a été écrit après la mort de Socrate en -399 par procès, qui était son maitre, ou encore que que pendant ses voyages Platon a failli finir sa vie en esclave à cause de de Denys la malice, mais pas celui que vous croyez…

Et l’on va comprendre que ce qui fait que nous en sommes là en 2020, c’est parce que ce que prônait Platon, la fermeté d’entretenir un respect absolu des lois pour maintenir l’éducation et donc une culture et une cité stable, n’a pas été respecté, car issue du droit des hommes. Ce n’était pas un quelconque conservatisme totalitaire, c’est une nécessité humaine identitaire. C’est la raison pour laquelle les frontières existent et que tout regroupement culturel est voué à faillir. En ce sens l’union européenne et son ouverture au monde est une utopie qui masque le suicide de l’Occident qui est sous couvert d’une manipulation anglo-saxonne qui ne supporte pas la perte de contrôle de son empire au XIXème.

Livre 1

le livre 1 est un échange de points de vue sur des définitions éventuelles.

 Cephale :
« il est aussi difficile de rester sage au sein de la richesse que de le devenir au sein de la pauvreté, et celui qui n’obéit qu’à ses désirs ignore la paix de l’âme, dans les deux cas. »

C’est jouer sur le sens des mots. C’est discutable dans une certaine mesure où la différence des priorités existentielles influe sur le comportement, les prérogatives ne sont pas les mêmes. La sagesse dans la richesse c’est ne pas tomber dans l’exubérance et la démesure, c’est une pondération comportementale par rapport à des possibilités.

comme hunter biden ?

-entre autres.

La sagesse dans la pauvreté n’est que canaliser son désarroi face au manque et la nécessité pour ne pas tomber dans la facilité de la violence. Utiliser un mot tel que désir pour cimenter une phrase qui lie idéologiquement deux attitudes que tout oppose est un peu limite car cela tend à faire appliquer une vision donnée dans une posture d’aisance sur quelque chose que l’on prendra en réalité plus pour un besoin dans une nécessité, de vital par rapport à une contrainte. Désirer manger quand on a faim car pauvre ce n’est pas un désir c’est un besoin. Dans la richesse on ne désire pas manger, on se fait servir, il n’y a pas matière à débat, puisque la possibilité, de fait, n’est pas à induire. Ça montre d’emblée l’écart de posture. Ce qui est amusant dans ce type d’écriture c’est qu’à la première demi page on lit «  […] ordonna à son petit esclave » et le livre se veut être présenté comme définition d’un système de la justice par des exercices de pensées… enfin, un peu désabusé quand même, circonstances atténuantes certes.

Thrasymaque définit la justice comme l’avantage du plus fort. [ et ça sera le message enfoui non combattu car vrai et inavoué de Platon ]  Le gouvernant recherche son propre avantage et l’assure par des lois. La justice, pour les gouvernés, consiste à lui obéir. Socrate, de répondre :

« Les gouvernants connaissent ils leurs avantages ? il semble que non. Les gouvernés n’en sont pas moins obligés d’obéir, de coopérer à une œuvre désavantageuse au plus fort ».

On voit la tentative d’essayer d’influer sur la perception de l’idéal par rapport au concret. Sans être précis sur la datation du texte, dans l’histoire de l’homme ça a toujours été ainsi. C’est un axiome. Il n’y a même pas besoin de chercher à démontrer tellement c’est observable et reconnu. Le postulat d’une justice parfaite et tout ce sur quoi cela repose est infondé car c’est biaisé par la nature humaine, dès le départ. Si quelconque forme de perfection existait, notre civilisation n’en serait pas là aujourd’hui. L’équité est une notion qui obnubile les forts pour qu’elle ne soit jamais atteinte et qui est exigée au quotidien par les plus faibles. La pression des forces qui s’opposent étant instable par nature et propice à des changements, la notion même d’équité au sens physique du terme est totalement utopique. C’est un mensonge. Le réel est chaotique, ne repose sur aucune stabilité géopolitique, une fois encore le temps et les guerres qui démontrent l’imperfection et le balancement incessant des forces.

Dire la vérité et rendre ce que l’on a perçu, n’est pas la définition applicable communément acquise par un peuple. L’exemple de rendre les armes à un individu devenu fou est bon. L’interprétation de la situation pour rendre le jugement est la brèche du raisonnement. C’est inattaquable. Ça fait appel à un sens, une logique, elle n’est pas universelle.

Dans la déclinaison du dialogue, la notion amis – ennemis, donc bien – mal, est introduite. On peut garder les armes d’un ami fou pour son bien mais rendre le dû à son ennemi, car ce qui est du est du. Dans la tentative de justification utilitaire du juste, est introduit la dualité potentielle, le plus à même de voler c’est le gardien, etc. et se résume que la justice est un art certain de dérober en faveur de ces amis et au détriment de ses ennemis. Dérober, ou rendre service. Et de conclure :

« si quelqu’un affirme que la justice consiste à rendre à chacun ce qu’on lui doit et que l’homme juste doit préjudice à ses ennemis et service à ses amis alors ce n’est pas sage car il y a mensonge, en aucun cas il est juste de faire du mal. »

On voit nettement le positionnement idéologique qui ne répond pas à la question en elle-même : «  en aucun cas il est juste de faire le mal » alors qu’il passera les 5 prochains livres à éditer des lois qui pour certaines sont létales. La perception de Platon sur « les arts gouvernent et dominent le sujet [ thème, pas personne ] sur lequel ils s’exercent » suivi de « aucune science n’a en vue ni ne prescrit l’avantage du plus fort, mais celui du plus faible, du sujet gouverné par elle » lire cette phrase à notre époque, ce n’est même plus de la distorsion cognitive, Platon, c’est l’upper class actuelle idéaliste avec 2400 ans d’avance, celle qui n’est pas ancrée dans le concret pratico pratique, simplement parce que prétendre que le savoir (science) tend à aider les plus faibles (disons aider tout le monde) sur un thème donné, ne reflète qu’un idéal, pas les valeurs réelles qui sont avantages de pouvoir, de contrôle, de richesse. Et pour cause, rien qu’à son époque, voir la liste des conflits montre bien qu’Athènes ne peut pas appliquer de principe de justice et d’équité avec un tel merdier en méditerranée, c’est tuer ou se faire tuer. Ça légitime bien le propos de départ de Thrasymaque.

De tout temps, le savoir c’est le pouvoir, un degré de connaissance générale est disponible, à qui le veut, le savoir précis qui sert à diriger est caché. Les gens ne font plus l’effort d’aller chercher le savoir. Si le journalisme, qu’on peut appeler une science de l’information, n’existait pas aujourd’hui, c’est qu’il n’y aurait pas besoin de rapporter des choses à divulguer que l’on doit savoir. Si on détruit le journalisme aujourd’hui par sa captation pour modifier le discours officiel, c’est bien que ça ne sert pas l’intérêt du plus faible, mais du plus fort, celui qui le possède et ses amis, et qu’il est néfaste de tout divulguer. Le pouvoir a toujours eu un problème avec la transparence.

Platon ne croit pas vraiment en ce qu’il tente de déployer. Le philosophe roi sera une démonstration, un aveu de faiblesse. Et pour cause, Denys l’ancien, puis son fils Denys le jeune, l’expérience a laissé des traces. L’histoire dit que Platon lui aurait suggéré d’instaurer un gouvernement juste, Denys aurait rembarré Platon de force sur un navire qui aurait fait escale à Egine, une île grecque du golfe Sardonique, au sud-ouest d’Athènes, alliée de sparte contre Athènes. Les lacédémoniens auraient vendu Platon comme esclave, Anniceris de Cyrène l’aurait reconnu et racheté pour lui rendre sa liberté. [ ca ne transpire pas dans les écrits et c’est issu du 1° voyage, Platon en fera 3 ]

« L’injustice fait naitre entre les hommes des dissensions, des haines et des luttes tandis que la justice entretient la concorde et l’amitié. »

En 2020, c’est un excellent indicateur de l’état d’une société en procédant par analyse inversée : On peut dire que la situation en Europe et en Occident en général est issue de longues dérégulations dans toutes les activités économiques qui engendrent une injustice croissante et attise la haine et la discorde des peuples.

La tripartite de Platon :

  • Besoin : paysans, artisans, etc.
  • Cœur : Mercenaires, armée
  • Savoir : philosophes

Il y a de facto une division de castes, et dans l’évolution de l’espèce il n’invente rien en soi, il ne fait que reprendre un constat de son temps. Ceux qui s’usent à créer, entretenir. Ceux qui meurent au combat, et les lâches qui ne branlent rien de la journée. C’est une vision très moderne. Intemporelle je dirai. Aristote lui, ne voit que deux classes, les riches, et les pauvres. En 2020 on voit qu’avec le recul de 2400 ans que l’on a su garder que le pire de deux visions du monde. Platon ne voit que l’aristocratie car c’est sa classe, savoir et raison, comme régime idéal. Ça ne diffère en rien d’autre aujourd’hui que le type de gouvernants : L’argent a remplacé le savoir, c’est une ploutocratie. Bardés de diplômes, sensés tout savoir, mais incapables d’utiliser un niveau à bulle ou refaire une soudure. Il a un esclave pour ça… Aristote voit le pouvoir d’en bas, au nom de tous. Sorte de précurseur du communisme. Positions sociales ouvertes. Auto contrôlée, gouvernance respectée.

Livre 2 

Le livre 2 débute le plan de cité parfaite avec quelques conceptions auparavant.

  • Une sorte de bien, que l’on cherche non pas pour conséquence ou intérêt, mais pour ce que c’est. Qu’on aime tel quel. Qui sont inoffensifs. Les plaisirs propres. Bien propre. Immédiat, personnel.
  • Une autre sorte de bien, identique mais qui induit une conséquence. Ce que cela engendre.  Un bien intéressé. Qu’on va faire pour…après.
  • Une troisième sorte de bien, je n’aurais pas appelé ça comme ça, qui est de nature pénible, qu’on ne fait pas pour ce qu’elle est ou représente mais en conséquence, pour les récompenses que cela procure. « À fuir car difficile ». Ce que je nomme simplement « une tâche à faire », « une corvée ». On peut souligner que les mots sont soigneusement évités d’être employés.

En résumé, l’aristo voit ce qui est bon, la première sorte de bien, c’est sa main, pour la branlette, il voit ce qui est bon dans le sens voulu comme bien pour conséquence, un ami, pour se faire branler, et il y a le truc utile, mais chiant, donc qui n’est pas à faire. La tâche pénible, comme branler le copain… balayer… bosser au champ.  Les trucs de sans dent quoi. En bref :  par soi, pour soi et pour les autres. Ce qui m’est utile intrinsèquement, ce qui est utile par intérêt, et ce qui est pénible mais utile, nécessaire par intérêt intrinsèque et communautaire, une corvée.

« Les hommes prétendent que par nature il est bon de commettre l’injustice & mauvais de la souffrir mais il y a plus de mal à la souffrir que de bien à la commettre ».

Donc voler c’est cool, se faire voler, pas cool, mieux vaut infliger que de subir, car se faire voler c’est pénible alors que chourer c’est amusant.

« Aussi lorsque mutuellement les hommes commettent et subissent la justice, qu’ils goutent des deux états […] »

chopper et se faire chopper, connaitre le côté fun et le coté pas fun.

 « […] ceux qui ne peuvent pas éviter un ni choisir l’autre […] 

L’honnête, fils de gentil qui se prend une branlée s’il vole, élevé dans la vertu, répandra le bien et la justice, autant que le voleur fils de voleur élevé dans le crime pour survivre.

 « […] l’ensemble se met d’accord pour ne plus subir ni commettre l’injustice »,

j’ai pas envie de te fracasser, tu n’as pas envie de te faire fracasser, je ne veux pas que tu me voles ni que tu te fasses voler toi-même, ce qui engendre la naissance des lois, des conventions. Ce que la loi prescrit est légitime et juste.

« Elle tient le milieu entre le plus grand « bien » : voler sans se faire prendre et le plus grand mal : se faire voler sans se défendre ou se venger. Entre les deux, la justice est aimée non comme un bien en soi, mais parce que l’impuissance de commettre l’injustice lui donne un prix »

« Celui qui peut pratiquer la justice n’écoûtera personne pour s’abstenir de la commettre ou de la subir car il serait fou ».

Logique. On cède à une valeur morale. Le fameux prix donné à l’incapacité de faire l’injustice, le mal.

« Ceux qui pratiquent la justice agissent par impuissance de commettre l’injustice[…] 
si on donne une licence au juste et à l’injuste, le juste fera comme l’injuste. Poussé par le besoin de l’emporter sur les autres. C’est ce que recherche toute nature comme bien, mais que loi et force ramène au respect de l’égalité. »

La démonstration est faite, L’égalité n’existe pas. Il n’y a pas de notion de bien ou de mal dans la nature, dans le règne animal. Les choses, sont, par nature. Dans un intérêt propre, qui est survivre, faire perdurer l’espèce, par une forme de domination. Le respect et l’égalité sont une convention humaine pour préserver, épargner. Ça n’a de sens que si on y adhère tous. Lorsque partiellement, c’est voué au chaos, qui mène au totalitarisme pour restaurer l’adhésion totale de la population, par la force.

« La tentation, dans la possibilité, est légitime. Elle élève le rang de celui qui commet l’injustice. Il est un égal de Dieu parmi les hommes. »

 C’est une tentative de conquête, une prise de position pour la supériorité, au sein de la même espèce, car il n’y a rien au-dessus de la chaîne alimentaire.

Le reste n’est que du bétonnage argumentaire par dialectique, c’est inutile pour le fondement de la démonstration qui peut se résumer par un «  si ok  sous conditions, pourquoi pas ! »

Il y a un déroulement logique du choix vers la facilité:

« L’apparence fait violence à la vérité. » « Personne n’est juste volontairement, c’est la lâcheté, l’âge, ou quelconque faiblesse qui fait qu’on blâme l’injustice. Quand on est incapable de la commettre. »

- ptin quand on explique ça en 2021, la réaction des gens... c'est chaud quand même.

Effectivement, c’est là où lire Platon est vraiment douloureux . Il met en évidence, qu’un comportement qui ne respecte pas un cadre social, n’est pas forcement mauvais, car les forces qui enfreignent la loi le font pour leurs raisons propres, et la loi n’est plus assez forte pour se faire respecter. L’équilibre est rompu, la force ne ramène plus respect et égalité. Il n’y a pas tant de peine à subir la justice pour avoir commis l’injustice, comme il le dirait, et partant de ce déséquilibre, pourquoi ça ne continuerait pas … c’est la démonstration des arrestations non suivies de condamnations, des gens arrêtés sont libérés sous 24h, le système ne fonctionne plus. [en pensée système, c’est la saturation qui tue le système lui-même].

On ne prélève plus les vermines pour le bagne ou l’exécution, on ne trie plus la société®

tout le monde est pourri et tout le monde le sait ! c'est un jeu de dupes !

- c'est un syndrome d'identification, une corruption des mœurs dans le temps et avec l'héritage culturel ca se propage et dénature tout, l'hypervélocité sociétale démultiplie tout de manière exponentielle.

La seule et unique divergence dans les individus, c’est qu’il y en a qui se plient à la force et la loi pour avoir respect et égalité, et d’autres qui jugent que ça n’en vaut pas la peine et ne respectent pas la loi et la force, donc de facto ceux qui la respectent, ne sont pas respectés. Quand je vais jeter mes déchets à la poubelle mais que je dois m’arrêter au carrefour pour ramasser un mc Donald explosé au sol, on ne me respecte pas.

Une attaque sur le manque de représentation du bien sur le mal est mise en avant : imposer le dogme du bien & de la justice, l’éducation, en sachant que c’est un discours biaisé, permettrait de craindre le mal et de bien se comporter. Sous-entendu, par honnêteté intellectuelle, la neutralité factuelle de la justice comme bien forcé cherchant conséquence – la tâche – n’est pas l’unique voie.  Donc cela tend à légitimer autant le bien que le mal. Dès lors, c’est un simple choix personnel. Ça a le mérite d’être honnête et neutre, mais les animaux vont au plus simple. Mc Donald au sol sur la route c’est un comportement d’animal. Et encore ils ont payé, ils auraient pu passer de l’autre côté du comptoir.

La réponse argumentaire développée par Platon est : cité > Homme > ses désirs > capacité donc cité > capacité. Les rôles sont dispatchés, ainsi naît la cité, de la répartition de plusieurs hommes. La répartition du travail. Carl Marx serait-il né il y a 2400 ans ?  

« Mais on ne fait part à un autre de ce qu’on a pour en recevoir ce qu’on n’a pas qu’en croyant y trouver son avantage »

Une cité parfaite n’a besoin de rien, les hommes, si: nourriture, logement, vêtements, etc. avec deux types de répartitions possibles, chacun son rôle pour tous ou chacun fait sa part de tout. La nature ne nous ayant pas faits semblables ni avec les mêmes aptitudes, (deuxième louche contre l’égalité, c’est gratuit ça me fait plaisir), Platon fait la magistrale démonstration des spécialisations, répartition du travail, du rapport au temps nécessitant d’autres types de spécialisations, de fonctions, charpentiers, forgerons, il schématise le surcodage actuel en quelque sorte.

La première dérive sociétale de la cité arrive avec les échanges, le commerce, donc pour « avoir ce que l’on n’a pas, et qui force à produire plus ce que l’on sait faire. » Rien que ceci, est une clef en elle-même, le commerce mondial de nos jours n’est pas une obligation. C’est une histoire de cupidité et d’influence. Les échanges, le commerce, induisent agora, monnaies. Le manque de temps des artisans pour vendre leurs biens donne naissance « aux faibles sur place qui achètent et vendent » les commerçants, la classe de marchands en général, négoce etc. Les cons sans capacité particulière troquent leur temps et leurs forces contre salaire. Donc les salariés.

 Platon caressait l’idée de l’autarcie, en ayant conscience de ce qu’il se passait à son époque, c’est légitime, mais le gag, Philippe II de Macédoine a commencé ses guerres contre les cités grecques à sa mort.

- chienne de vie!

Long développement sur la mise en complexité. Le luxe, qui accroit l’échelle de la cité, par les besoins que cela engendre pour y répondre, comme les chasseurs, les artistes, les joailliers.

L’agrandissement du territoire, pour les besoins de la cité induit conflit, donc la notion de guerre, d’armée, pour défendre contre les envahisseurs, défendre les hommes et les biens produits. « L’extension génère maux privés et publiques. » voilà résumé en une phrase l’essence de l’intégralité des conflits sur terre, c’est l’extension de territoire, à des fins de ressources. Ca parait simpliste comme phrase, mais on le sait en date de cet exemple qui est très loin d’être le premier, c’est écrit, et on a quand même fait 2400 ans derrière à continuer se taper dessus. On peut remonter aussi loin que l’histoire nous le permet, la cause est toujours la même, on ne peut pas cohabiter et partager quand on utilise ce qui appartient au voisin, les USA sont un exemple criant pour le pétrole.

Les cycles de guerre sont l’inéluctabilité de vouloir joindre l’affect au commerce. C’est sans fin. Vu ce qu’on a fait au XXème siècle, croire qu’on ne le refera pas de sitôt est une lourde erreur d’interprétation.

« Le gardien, qui doit défendre la cité, doit être bon, juste, sage, avec ses amis en cité, et méchant envers les ennemis de la cité. » Et là, on commence à relever les manches : « Tout comme le chien, peut être méchant envers un inconnu sans que mal lui soit fait, il est aussi gentil avec un connu sans que bien lui soit fait ».

« C’est par l’apprentissage, qu’on distingue, par la connaissance. » Le mot clef qui pose l’ensemble du problème, enseigner, éduquer. C’est le noyau du problème de l’intégration dans le monde entier.

- Eduquer c'est enseigner  Enseigner c'est faire apprendre. 
Si on apprend, on sait. Donc on n'ignore plus, donc l'ignorance et l'occultisme n'a plus lieu, donc la religion est morte.  
En France le processus s'appelle le siècle des lumières il a lieux au XVIII qui se termine par la mort du roi...
Les extrémistes musulmans sont des arriérés au sens idéologique. point. ce n'est pas négociable. C'est un raisonnement inattaquable. quand ils refusent d'apprendre à l'école parce que l'histoire ne leur plait pas parce que cela les ramène à ce qu'ils ont étés et sont toujours parce qu'ils refusent d'être autre chose. c'est de l'entêtement, on ne peut rien tirer de cette logique cassée. Le mécanisme évolutif est bloqué. ca explique pourquoi l'islam a mis 500 ans a se créer pour répondre à la perte de contrôle des idéologies quand le judaïsme avec la culture grecque a donné naissance via l'évolution à l'empire romain... les mecs ont été laissés sur le carreaux. 500 ans de retard. whesh whesh 2020 c'est fin moyen âge début renaissance.

L’extrême droite veut l’unité sociale et politique et ethnique du peuple. Ethnique car elle rejette ceux qui ne s’y conforment pas et ce sont les étrangers et immigrés qui par leur culture différente, interfèrent dans la société. C’est l’essence même du racisme, qui est une notion légitime. L’extrême gauche s’est basée sur l’inégalité de la hiérarchie sociale, (sans distinction de race, donc pro multiculturel, jusqu’à outrance à fins électorales), nécessaire à son fonctionnement, d’où le fait que Platon suscite dans la république un avant-goût de lutte des classes. C’est inéluctable.  

La gauche en général s’évertue à mettre de l’argent dans le système éducatif croyant qu’avec des moyens on va arriver à régler le problème pour des individus alors que la vérité est qu’ils ne veulent pas apprendre et certains ne peuvent pas apprendre, de par les caractéristiques propres, ne sont pas enclins à assimiler une culture autre, un savoir être et savoir-faire, une profession, tout le parcours d’assimilation d’un immigré dans un pays d’accueil. Ce n’est pas un problème de budget, c’est un problème de méthodologie et de rationalisme, vulgairement il faut trier et instaurer une clause de capacité à terme. C’est ce que fait Platon dans le plan de cité parfait. Les déchets il ne s’emmerde pas avec, il les tue.

L’empreinte qu’on laisse dans l’esprit par les contes faits de mensonges, (comme le père noël), on force les esprits à heurter la désillusion une fois adulte. Le mensonge sans beauté est le premier à éliminer. La représentation des Dieux et héros, (comme Marvel), sans lien avec le réel, comme le peintre qui dessine mal.

« Il faut enseigner la vertu et non pas cultiver les récits du vice » aujourd’hui seuls le mal, la vengeance, le crime, l’argent, font vendre et libèrent les esprits de leur condition.  Voir le niveau de valeur idéologique d’un film comme « birds of prey » quand bien même film issu d’un univers imaginaire, pour un simplet limité au 1° degré, c’est destructeur.

S’ensuit une mécanique de justification de Dieu : « on dit Dieu est bon & mauvais », Platon détruit l’argument : il est essentiellement bon : Rien de bon n’est nuisible -> ce qui n’est pas nuisible ne nuit pas -> ce qui ne nuit pas ne fait pas de mal -> ce qui ne fait pas de mal ne cause pas de mal. Deuxième salve : le bien est utile > cause du succès -> Le bien n’est pas la cause de toute chose -> le bien est cause du bon -> donc le bien n’est pas cause du mauvais -> donc Dieu est bon -> Dieu n’est pas cause de tout, uniquement de la petite partie de bien aux hommes, et pas de la grande partie de mal.  – victoire par K.O, Imparabilité absolue.

Donc les récits des méandres, combats, maux, entre les Dieux, tout rapport au mal est faux. Il faut changer le sens d’un propos « Dieu a châtié les hommes […] » du sens mal, négatif, par « […] les hommes ont tiré profit du châtiment » sens bien, positif. Il faut retirer le malheur de la punition.

Autre exemple : « les méchants avaient besoin de châtiment, étant malheureux, Dieu leur fit du bien en les punissant ».  

C’est d’importance extrême dans la compréhension du monde actuel : le fondement qui n’est pas explicité par Platon mais vrai c’est le raisonnement de Thrasymaque : « la justice comme l’avantage du plus fort ». La question est, puisque le monde repose sur l’injustice, comment on fait pour le faire tenir debout ???  Comment répondre à cette manière idéologique de présenter les choses qui ne peuvent pas changer ??? et c’est là que quelque chose se produit avec Platon via le message. Il suffit d’inverser l’énoncé.

L’invention de la novlangue, n’est absolument pas issue de l’esprit de George Orwell dans 1984, qui sera une source de technique de communication répandue dans les médias et la politique sous le terme langue de bois, péjoratif, redéfinit ultérieurement par « éléments de langage », l’inventeur du concept de transformation positive d’un propos, est un concept de Platon. Exemple : l’immigration n’est pas un fléau pour la stabilité de la société et de sa culture, c’est un enrichissement culturel… on inverse la manière dont on propose la chose.

Dans les règles relatives à Dieu, 1° règle de la cité : Dieu n’est pas la cause de tout mais uniquement du bien. La transformation induit la nécessité. La bonne constitution résiste à l’altération. Dieu se suffit à lui-même, Dieu est absolument simple et vrai. 2° règle de la cité : les Dieux ne sont pas des magiciens qui changent de forme, ne nous mentent pas en parole ou en acte.

Tout ceci explique un certain nombre de choses dans la société actuelle qu’il faut développer :
 Le monothéisme trouve trace assez loin dans le temps en Egypte mais la généralisation commencera à se faire dans les eaux de la Grèce antique. Lorsque l’on considère un peuple docile, il n’y a pas forcément besoin de fermeté extrême pour faire fonctionner le système. Lorsque vous avez affaire à des peuples dont la culture est plus brutale, vous aurez besoin d’adapter le discours. L’utilité de passer d’un panel à un seul représentant divin c’est qu’on peut adapter le discours sur mesure. L’essence de l’islam, sous cet angle, qui lui-même signifie soumission, prend une dimension atterrante tellement c’est logique. Vous n’aurez la paix, que si vous vous soumettez à Allah, et cette ligne est entièrement cohérente avec ce que décrit Platon dans « l’égalité et le respect », si vous obéissez à la force et la loi.  Leur religion est plus dure car le peuple est plus dur et moins docile et enclin à obéir sans une virulence certaine de retour de bâton.

La société civile Occidentale est trop égalitariste dans sa lecture des concepts (la révolution française n’a vraiment rien arrangé), elle a oublié l’essentiel, les hommes ne sont pas semblables, il n’y a pas d’égalité de nature. La nature n’est pas égale. L’homme blanc, dans son royaume a oublié la vérité qui est que l’égalité et le respect sont une convention, il faut respecter un ensemble de lois pour être égaux. Cela signifie égaux devant la loi qui régit les comportements de chacun. Si une nature peu encline à respecter la force et la loi matraque sans cesse la convention, une inefficacité s’installe et s’étale. Et ce que Platon utilisait comme terme convient parfaitement, c’est le mot faiblesse. On veut la justice lorsque on est trop faible pour commettre l’injustice ou pour se défendre ou se venger. Un peuple fort, uni avec un idéal clair et net saurait faire respecter l’ordre, par la force, dans son application idéale.

Ce qu’on se refuse aujourd’hui, c’est d’employer la force à cause des guerres du XXème siècle, les hommes blancs, peuple comme dirigeants, sont faibles et lâches.  Le racialisme est un concept qui souligne l’inégalité des races. A partir du moment où l’on accepte que les hommes ne sont pas semblables, la couleur de peau est secondaire, il y a dans un premier temps une répartition des capacités dans les uns et les autres.

Le racialisme c’est d’annoncer pour un blanc « un noir est un bon à rien, il suffit de comparer les hauts faits ». Les convictions et le vécu de chacun sur fond de statistique laisseront apparaitre une seule et unique vérité, formulée de manière à être acceptée par tous, même en plein #blacklivesmatters, c’est que l’égalité et le respect s’obtiennent par la force et la loi ( toutes races confondues ) les Occidentaux se sont focalisés sur la loi, tandis que les orientaux & méridionaux se sont focalisés sur la force. L’équilibre ne fonctionne qu’avec un dosage approprié des deux éléments sur un peuple donné. Si une nation se compose de plusieurs peuples qui nécessitent différents dosages de loi et de force, alors l’application linéaire & homogène du pouvoir est un modèle de gouvernance voué à l’échec. Il faut localiser là où la force est nécessaire, et l’appliquer sans aucune retenue, même si cela fait apparaitre le désordre latent qui était connu, jusqu’à ce que le respect soit restauré.

Le racisme c’est manifester son point de vue impliquant des individus non semblables via des situations qui ont tendance à se répéter sans en expliquer le fondement et la source, uniquement par statistique et observation. Exemple, 500 vols par an à tel endroit, 450 sont fait par des noirs, on apprend qu’un vol de plus a été commis, qui l’a perpétré « oh, pas étonnant, encore un black. »  Voilà. Le racisme est un état. Ça peut disparaitre, sans problème, il faut juste faire en sorte qu’il n’y ait pas de vol, du moins en surnombre par la race qui pose problème. Le temps fera le reste dans les esprits.  Nos natures ne sont pas identiques, Il faut l’accepter rapidement pour rétablir un équilibre, car si on laisse le déséquilibre croître, le chaos engendrera un nouvel ordre qui ne sera plus sous le contrôle des institutions initiales. Je pense que c’est ce à quoi nous assistons depuis quelques années. C’est un processus lent.  L’effacement identitaire local à cause de l’industrie culturelle, voulu en occultant l’histoire par du loisir, ne peut que mener à un désordre total avec des intrants à forte identité communautariste. L’enrichissement culturel est un mensonge, c’est un écrasement, il n’y pas de place pour la pluralité, ça ne fonctionne pas comme ça.

« Ce n’est pas juste on est discriminés » il faut répondre juste et ferme : arrête de te comporter comme un singe. Un humain noir n’est pas un singe, comporte toi en humain responsable. En face « on est envahi, on se fait remplacer ils nous volent tout » le régalien ne fait pas son travail par instruction des institutions ? montre leur ta détermination, fais démonstration de comment une nation doit être respectée, oui, par la force, « s’il te plait » ça ne fonctionne pas – mais ça fait mal la violence, c’est pas bien. Et là nous sommes dans le biais cognitif du préjugé de représentation qui rentre en collision frontale avec les valeurs progressistes du monde actuel :

  • La violence est nécessaire : on la cache, mais on consomme le résultat : les abattoirs.
  • La violence est proscrite : on l’orchestre par intérêt, la diffuse, elle nous divertie sur écrans.
  • La société Occidentale promeut la loi face à la force : en face on promeut l’inverse.
  • Faites l’amour pas la guerre quand l’histoire du monde n’est que conflits
  • L’échec d’intégration est prétexté par passif historique esclavagiste quand ceux qui s’en plaignent ne l’ont pas subi en accusant des gens qui ne l’ont pas commis (donc une justification foireuse de l’histoire et de la revendication identitaire)
  • On en arrive à s’excuser et déboulonner des statues et réécrire l’histoire car ça ne convient pas à ceux qui sont incapables de se comporter dans une structure sociale régie par des conventions qui sont en inadéquation avec leur nature et dont on se refuse à leur faire adhérer par la force ou les chasser.

Il y en a encore qui ne comprennent pas pourquoi le racisme est un état de fait de pensée qui ne peut être que légitime dès l’instant où l’émetteur de cet état est un individu ayant subi préjudice par le comportement de l’injuste.

Trouvez-moi un progressiste capable de contre argumenter ça…  y en a pas. Car ils ne l’ont jamais expérimenté. Ils vivent au calme, domiciles sécurisés, végétariens, ils esquivent soigneusement ce qu’ils défendent. Dans Gorgias on en aura la phrase ultime :

« si l’on craint par fausse honte de dire ce que l’on pense on finit toujours par tomber dans la contradiction ».

Je suis de race blanche, mais franchement, les progressistes, vous êtes tous une sacrée belle brochette de cons finis et d’hypocrites. Se forcer à croire en quelqu’un qui ne croit pas en vous c’est de la démence. Ce n’est pas en niant une réalité qu’on efface un problème. Un problème ne s’efface pas, on le règle, ou il empire et c’est lui qui vous règle. Si vous avez une hémorragie, ignorer le problème n’arrête pas le saignement, vous mourrez. Quand vous aimez quelqu’un, pour de vrai, si vous le voyez faire une erreur, vous lui dites, vous intervenez pour l’aider à corriger son erreur, son mauvais choix, même si vous entrez en conflit. Prétendre aimer quelqu’un et le laisser faire tout ce qu’il veut, même de mal, dans l’erreur, et ne rien dire en guise argumentaire de paix, d’apaisement, d’amour, #pasd’amalgame au point que cela vous soit préjudiciable, ça porte un nom. Ça s’appelle du masochisme. Psychanalytiquement, c’est de la culpabilité, de l’autopunition, c’est un état névropathique, dans les faits, c’est une posture défensive, on encaisse les coups, on tolère de plus en plus, on consent au sacrifice pour éviter le danger de perdre totalement son âme, sa matrice identitaire, en refusant d’infliger ce qu’on a subi ou qu’on a déjà fait mais qu’on ne veut plus faire, ce qui est noble, je le concède, mais qui a une limite quand même, celle de la subsistance. Une culture meurt quand elle n’a plus le temps ni l’envie d’apprendre à se connaitre et privilégie le loisir et le plaisir immédiat.

Là où il faut être conscient, et je m’adresse aux noirs comme aux blancs, le monde est en train d’amorcer une phase où il va falloir changer de comportement, les uns comme les autres, les inadaptés ne survivront probablement pas, car la mise en conformité pour franchir les étapes à venir ne laissera pas de place pour toutes ces conneries. Le maître mot sera DISCIPLINE. La situation induira un net recul de tolérance envers les écarts. Ce n’est pas une menace, c’est une mise en garde. C’est une conséquence inéluctable d’un comportement global erratique et de gestion suicidaire des ressources. Ce que l’on s’interdit de réitérer, sera de facto imploré de revenir.

C’est ce que les blancs ne comprennent pas. Plus on attend, plus ça sera violent et compliqué.

Livre 3 

Continuité du plan de la cité parfaite :

Ôter les lamentations des hommes illustres pour ne les laisser qu’aux lâches et aux femmes ordinaires, de manière à ce que ça excite les indignations des gardiens de la cité, ceux qu’on éduque pour la défendre : Il ne convient pas de dire qu’il faut redouter l’esclavage plus que la mort. Les gardiens ne doivent pas être dominés par le rire. Interdit de mentir, sauf intérêt stratégique, par les chefs de la cité. On doit obéissance au chef, maîtrise de soi, surtout avec l’alcool, la bouffe et les putes. La tentation, l’ostentatoire sont à éviter. Pas de connivence, pas de cadeaux, ni d’amis des riches ou de richesse. Ne pas agir par cupidité ou récompense. Pas d’action terrible ou sacrilèges. Ne pas corrompre l’idéologie des Dieux et des héros : ils sont le bien, ils ne font pas le mal. Tout homme se pardonnera sa méchanceté s’il est persuadé qu’il ne fait que ce que font et ont fait les Dieux et les héros, donc l’identification sociologique, quête de modèle, comparaison.

Pour les récits et écrits : ils doivent êtres écrits d’une manière ainsi résumable aujourd’hui par les terminologies dites de première personne, troisième personne et omnisciente. Un modèle imitatif, un modèle de rapport du factuel par l’auteur et un troisième hybride.

« L’imitation, si depuis l’enfance on persévère à la cultiver elle se fixe dans les habitudes et devient une seconde nature pour le corps la voix et l’esprit. »

Le principe d’imitation est développé, s’appuyant dans la continuité du plan, répartition des tâches et rôle de chacun, le gardien ne peut imiter un autre métier que celui auquel il est destiné durant son enfance et son apprentissage.

« Il est une manière de parler et de raconter que suit le véritable honnête homme, quand il y a quelque chose à dire. Il y a une autre manière, celle à laquelle se conforme toujours l’homme de nature et d’éducation contraires. »

Dans les deux sortes de récit, la première colle au réel, monotone, faible variation, harmonie et rythme de récit uniforme. La deuxième est l’inverse, exubérante, sous tous les angles. Seule la forme pure qui imite le bien est utile à la cité. Cependant la forme mélangée voir exubérante est la plus agréable à entendre, plus divertissante pour la population. Mais l’opposé est nécessaire, par principe qu’il n’y a pas d’homme double ni multiple et que chacun ne fait qu’une chose, seule la forme pure doit être retenue.

La même analogie est faite pour la musique et le chant, le chant = la parole. La musique s’accorde aux paroles. Pas de lamentations, certains sons connotés ne sont pas tolérés donc on exclut des fabricants, des artisans, susceptibles de fabriquer les instruments qu’on ne veut pas, donc il y a une sélection dans les activités.

« la musique doit aboutir à l’amour du beau. »

- Mention spéciale à la brochette qui part de jul à nakamura.

« Tous les arts doivent être supervisés ainsi que les artisans pour les empêcher d’introduire le vice, l’incontinence, la bassesse et la laideur. »

Inutile de développer la réflexion sur toute la pseudo musique revendicatrice et la qualité indéniable de la prose qui en découle, à l’image de l’intellect médian des pays qui s’y adonnent. La musique est toujours le 1° révélateur de l’état d’une société.

On juge un pays à ce qu’il écoute. Faites un test sur YouTube. Top 50 des années 1980 , 1990, 2000, 2010, 2020. Vous allez comprendre. Si vous êtes dans la consternation, vous êtes sain d’esprit, si vous pensez que c’est mieux aujourd’hui, cela traduit 2 constats cumulables, vous êtes jeune et votre esprit est aussi limité que le trou du cul d’un hamster constipé. De toute manière cette catégorie ne sait même pas lire, je ne vois même pas pourquoi je m’adresse à eux…

A propos du sexe:

« tu poseras en loi dans la cité que l’amant peut chérir, fréquenter, embrasser le jeune garçon comme un fils en vue d’une noble fin s’il le persuade, mais que pour le reste, il doit avoir avec l’objet de ses soins des apports tel que jamais on ne le soupçonne d’être allé plus loin s’il ne veut pas encourir le reproche d’hommes ignorants et grossier. »

 Il faut expliquer les mœurs de l’époque : Dans la haute société de cette période, contrairement aux idées reçues, on ne s’enfilait pas à tout va. C’était codifié.  La pédérastie était une affection réelle d’un adulte envers un garçon (non connoté trash pédophile comme aujourd’hui). La relation entre l’homme et le jeune garçon était institutionnelle, ça visait à inculquer les vertus civiques chez le futur citoyen. La pédérastie était limitée dans le temps, elle s’arrêtait dès que le jeune avait de la barbe. La pénétration était interdite et la copulation devait être intercrurale, c’est-à-dire entre les jambes du jeune, un frottement, acte simulé, une branlette espagnole avec cuisses à la place des seins. La pénétration anale est uniquement entre gens du même âge ou alors par un satyre. La pédérastie n’était pas une voie unique. L’homme était d’habitude marié et le jeune devait suivre la norme et le devenir aussi.

Pour résumer très simplement, un homme, avait la charge d’éduquer, de transmettre des valeurs à un plus jeune. Toute beauté, physique, sensuelle, intellectuelle, spirituelle, était bien reconnue saine et acceptée, des sentiments amoureux, mais nobles pouvaient naître. Le besoin pulsionnel sexuel de l’adulte n’était pas refoulé, il régulait en évacuant le trop plein, mais il y avait un respect envers le jeune. C’est une frontière fine à conceptualiser. Le pédophile moderne à contrario ne cherche que le coït et l’assouvissement pulsionnel. Une fois que cela est fait il n’y a pas d’interaction sociale avec l’enfant, qui pour le cout est réellement un enfant. Tandis que sous la Grèce antique, l’enfant est plutôt un adolescent, l’acte peut survenir de manière exceptionnelle ou rare, ça dépend des individus bien entendu mais ce n’était pas forcement une finalité inéluctable dans le cheminement éducatif dans le sens, une leçon je t’encule, une leçon je t’encule, non.  C’était plutôt enseigner la vie, la société, les arts, comment devenir un homme, et si par habitude de se fréquenter, des sentiments se développent et que cela affecte l’adulte et ou l’adolescent, ils s’en déchargeaient émotionnellement par une pratique, codifiée, afin de retrouver un équilibre psychique et continuer l’enseignement.  La loi de la cité sur le sexe, c’est de bien se comporter avec le jeune, ne pas abuser, « comme un fils » démontre bien le respect et l’affection à apporter, « l’objet de ses soins et des apports » sont l’enseignement en général qu’on apporte au jeune.

En version moderne et rendue illégale par puritanisme c’est l’élève qui tombe amoureuse de son prof et lui ba… ma foi hein… en 2400 ans rien n’a changé dans l’acte, c’est le jugement extérieur qu’on en a qui a changé. Suffit de voir le profile des gens qui vont en vacances en Thaïlande, c’est connu qu’ils ont les meilleurs spécialités gastronomiques.

Pour la gymnastique :  ça n’est pas un corps bien entretenu qui donne la vertu à l’âme, c’est l’inverse, c’est l’esprit qui commande au corps et il faut d’abord être bien dans sa tête.

Pour la tenue du corps il y a une analogie entre la nourriture et la musique:

« la variété produit le dérèglement, engendre la maladie, alors que la simplicité dans la musique rend l’âme tempérante et dans la gymnastique le corps sain ».

Pour le rapport des riches et des pauvres à la maladie, un pauvre, artisan, n’a pas le temps d’être malade. L’idéal de la cité c’est que le médecin doit cautériser ou inciser, un geste qui tend à valider un après pour que les choses reprennent leurs cours et que l’artisan retravaille. La prescription d’un régime long n’est pas possible sinon l’interruption du travail est trop longue et néglige le travail à faire. Le riche n’a pas la problématique, il n’a pas de travail absolu à accomplir.  Alors que le pauvre a une fonction, le riche en lui-même n’a pas de fonction. Si la fonction est interrompue l’artisan n’a plus de sens à vivre, mais par contre, la question n’est pas posée pour les riches, bien entendu… du moins ça n’apparait pas dans la république.

Les maux de tête et les vertiges qu’on imputaient à la philosophie étaient les maux les plus courants des riches à cette époque, qui…

« empêche toute étude, réflexion ou méditation intérieure »

…ma pauvre biloute elle a bobo à la tête. 

Il y a également un principe rationaliste dans la médecine, qui consiste à ne pas tenter de prolonger la vie d’un pauvre:

« quelqu’un qui est entièrement malade, de ne pas prolonger leur vie misérable par un lent traitement d’infusions et de purgations et de les mettre dans le cas d’engendrer des enfants destinés probablement à leur ressembler. »

Donc c’est une forme d’eugénisme, une sélection qui n’est pas naturelle mais faite par l’homme. Hu hu ça gronde à gauche… et pourtant c’est tellement logique.

                Asclépios, le médecin, n’avait pas pensé qu’il fallait soigner un homme qui était incapable de vivre dans le cercle du devoir qui lui était fixé parce que ni le malade ni la cité n’en tirait profit, donc quand on est trop malade il n’y a aucun intérêt à être soigné, donc c’est une politique de la sélection et du non-acharnement thérapeutique, que l’on peut également nommer une euthanasie par abandon médical dans une certaine mesure, voire non-assistance à personne danger, le genre de construction sociale à la con moderne, qui fait qu’on emmène à l’hôpital celui qui se fait intercepter par une portière de la bac à 22h alors qu’il faudrait le laisser mourir suite à la comparaison de ce qu’il rapporte à la société par rapport à ce qu’il coûte. Ceci dit, en 2020, on prend le temps encore d’appeler une ambulance.

 - en 2040 je vous garantis que l’ambulance elle n’existe plus, du moins dans sa forme actuelle, elle ne se déplacera plus pour ça. ca a du bon l'effondrement finalement... 
plus de motocross sans ligne d'échappement à 3h du mat en centre ville... 

la moto cross électrique ?

- autant pour harley davidson, c'est la fin d'un rêve, autant pour la banlieue française, mais comment j'ai hâte en fait !!!

Il y a un paradoxe qualitatif dans les besoins de classe de profession, comme la médecine, mais applicable à d’autres, qui consiste à se demander s’il faut de bons médecins, sous entendant qu’ils aient beaucoup d’expérience donc qui seraient confrontés à ce qu’on cherche à éviter. Ce serait pareil pour les juges qui ont affaire à toutes sortes de cas sur lesquels statuer qui ne seraient pas forcement le reflet de l’idéal de la cité.

Dans l’imbrication des deux pour la comparaison, le médecin c’est le corps par le corps ou le corps par l’âme, tandis que le juge c’est l’âme par l’âme. Ça n’est pas possible que l’âme du juge soit pervertie, corrompue, qu’elle ait l’intégralité du panel des saloperies que l’humain puisse faire pour pouvoir juger. Au contraire:

« il faut qu’elle soit restée ignorante et pure du vice et si l’on veut que belle et bonne elle juge sainement ce qui est juste. C’est la raison pour laquelle les gens honnêtes se montrent simples dans leur jeunesse et sont facilement trompés par les méchants »,

c’est parce qu’ils n’ont pas le référentiel

« des modèles de sentiments semblables à ceux des pervers » .

Un juge ne devrait pas être jeune mais être vieux. Qu’il ait l’apprentissage de l’injustice le plus tard possible et qu’il ne l’ait pas connu en lui-même, pas subi, mais en l’étudiant en regardant les autres. Les jugements doivent être pris par le biais d’un raisonnement scientifique et non pas une expérience propre, il ne faut pas juger en fonction de sa perspective. C’est une totale contradiction avec le modèle actuel où non seulement on juge par perspective anticipative de réaction d’opinion publique mais surtout elle n’est pas indépendante du tout, elle est noyautée et corrompue à tous les étages par le marxisme culturel.

Donc celui qui a la bonne âme, est bon, donc un juge doit avoir ces qualités.

« La perversité ne saurait se connaitre elle-même la vertu, tandis que la vertu d’une nature cultivée par l’éducation parviendra avec le temps, ensemble à se connaitre elle-même et à connaitre le vice »

« Les bons pourront soigner les citoyens bien constitués de corps et d’âme, quant aux autres, ce qui ont le corps malsain, on les laissera mourir, et ceux qui ont l’âme perverse par nature et incorrigible on les mettra à mort. »  

C’est clair et net. C’est la peine de mort. Le rebut, celui qu’on ne peut pas rectifier dans une société et qui ne sert à rien, il faut arrêter de s’évertuer à le garder en vie et le maintenir dans le système il ne faut même pas le prélever pour l’enfermer, il faut l’éliminer. Il doit mourir. Tant par nécessité, que par exemplarité, pour calmer les aspirants éventuels. C’est du bon sens. On n’aurait jamais dû abolir la peine de mort ça a été une connerie sans nom, on aurait dû au contraire élargir l’application, pour les violeurs, les pédophiles, les trahisons à la nation pour le détournement d’argent public, ainsi que tout outrage absolu envers la nation.  Comme disait un ami «  putain !! 14 ans de mitterrandisme ! » 

De même pour le médical celui qui coûte plus à garder en vie en fonction d’autres individus à qui pourraient profiter les soins et l’énergie et temps consacrés doit faire place nette.

La mort est inéluctable il faut la prendre pour ce qu’elle est, l’humain est un passager pour une durée de voyage donnée, tout bordel dans l’habitacle ne doit pas être toléré, sinon c’est un zoo.

  Dans la cité il faudrait qu’il y ait une certaine harmonie dans les pratiques pour

« rendre l’âme tempérante et courageuse »,

alors que ceux qui ne font que de la musique deviennent des mous et ceux qui ne font que de la gymnastique deviennent des rudes.  Concernant cette application au gardien il faudrait qu’il ne soit ni mou ni rude, un peu de douceur envers les autres de la cité.

« La rudesse bien dirigé devient courage, trop tendu ça dégénère en mauvaise humeur. »

Le choix des citoyens qui doivent commander ou obéir :  on part du postulat que les vieillards doivent commander, les jeunes obéir. Parmi eux il faut choisir les meilleurs, Idéalement les chefs doivent être les meilleurs d’entre les gardiens. La méthode de choix repose sur les accomplissements de manière générale, mesurer ce qui a été profitable à la cité. Il y a un besoin de les monitorer à tous les âges, avec des critères comme celui de ne pas changer son état d’esprit par rapport à un sujet donné volontairement ou involontairement, autrement dit, la résilience psychique en fonction de ce qu’il nous arrive, les exemples sont alambiqués inutilement pour simplement parler d’une constance identitaire et idéologique. J’irais jusqu’à pousser l’interprétation en employant l’expression corruption de l’âme.

C’est l’analogie du policier qui avec les années tombe dans la facilité et la corruption. Quand cette personne a atteint un tel degré de dégradation idéologique il est évident qu’elle ne peut pas prétendre à devenir chef, à gagner en rang, monter dans la hiérarchie.

Etre chef c’est prescrire la valeur travail dans l’intérêt collectif, encourager ceux qui apportent quelque chose, qui contribuent, pour les 3 types de bien, donc ceux qui s’emploient à la tâche.

 Un passage intéressant, un fédéralisme, qui ne dit pas du tout son nom et qui repose sur une croyance ( du temps de Platon ):

il faut trouver un moyen pour faire croire à un mensonge, mais qui est noble, nécessaire, à faire croire aux chefs, sinon aux autres citoyens que tout ce qu’ils ont appris en les instruisant, tout ce dont ils avaient le sentiment et l’expérience était pour ainsi dire un songe. Ils ont été en réalité formés et élevés au sein de la terre[1], eux, leurs armes et tout ce qui leur appartient, qu’après les avoir entièrement formés, la terre ( leur mère ) les a mis au jour, que dès lors ils doivent regarder la contrée qu’ils habitent comme leur mère et leur nourrice, la défendre contre qui l’attaquerait et traiter les autres citoyens en frères, en fils de la terre comme eux » 

Donc c’est un encapsulage religieux identitaire, une croyance, pour donner une union légitime au peuple. Le fameux message repris et décliné au fil du temps, chez nous par liberté, égalité, fraternité, nous sommes des frères, bla blaaa blaaa

« Mais le Dieu qui vous a formé à fait entrer de l’or dans la composition de ceux qui sont capables de commander. Aussi sont-ils les plus précieux ».

C’est une image, pour signifier la valeur, et elle diminue avec les rangs chef, = or, auxiliaire = argent, airain & fer = artisans & laboureurs.

Pour tout ce qui est dit avec les rôles, les classes

« vous engendrerez des enfants semblables à vous-mêmes, mais comme vous êtes tous parents il peut arriver que de l’or naisse de l’argent et réciproquement »,

c’est également une fable de lutte des classes et de l’ascenseur social. C’est la pérennisation des métiers, artisans engendrent artisans, le fameux « de père en fils depuis xxxx » mais la réorientation peut arriver il peut y avoir des changements des sauts de classes, dans les deux sens.

- Allez hop, le gueux, tu voyages en première, t’es surclassé !

« Dieu ordonne aux magistrats de bien surveiller attentivement les enfants, de bien prendre garde au métal qui se trouve mêlé à leurs âmes, et si leurs fils ont quelque mélange d’airain ou de fer, d’être sans pitié pour eux et de leur accorder le genre d’honneur dû à leur nature en les reléguant dans la classe des artisans et des laboureurs. » 

Voir raisonnement fin de livre II concernant les races aujourd’hui en 2020, il faut taper où c’est nécessaire. Un « fils de », suiveur mais lui-même inoffensif, fera moins de dégâts dans la rue qu’un immigré furieux qui n’a suivi aucune éducation ni réglementation durant son enfance ou même toute son existence.  Ce type doit être contenu à tout prix. Le plus tôt possible, dans son enfance quand lorsque cela est possible si c’est un natif du territoire. Si l’individu est ingérable, peu importe l’origine, il faut s’en défaire. Aujourd’hui on s’y refuse, dans 10 ans ce sera la norme.

Dans le panel de possibilités :

« mais si de ces derniers nait un enfant dont l’âme contienne de l’or ou de l’argent le Dieu veut qu’on l’honore en l’élevant soit au rang de gardien ou d’auxiliaire, parce qu’un oracle affirme que la cité périra lorsqu’elle sera gardée par le fer ou par l’airain ».

Ça veut bien dire que si on laisse n‘importe qui aux postes de gestion, de commandement, de contrôle, ca dégénère, et c’est le chaos et la cité périra. Il faut des gens vertueux d’un certain talent d’une certaine caste.  Et quand bien même les analogies sont faites pour dépasser le racialisme et vraiment être neutre en ce sens, cela reste la réalité. N’en déplaise aux gauchistes progressistes libéraux de notre époque.

Voilà le message tel qu’il est vendu, c’est pour inspirer le dévouement.

« Les gardiens devront recevoir la bonne éducation, quelle qu’elle soit, s’ils veulent posséder les valeurs morales qui en feront les hommes doux entre eux et ceux dont ils ont la garde. »

Pour la corruption, la comparaison est faite au niveau des bergers et des chiens qui gardent les troupeaux de moutons pour éviter l‘intempérance, la faim et une vicieuse habitude grandissante des chiens porteraient à nuire quelconque préjudice aux moutons et se transformeraient en loups. Pour éviter cette corruption et que ça dégénère il faut prendre une série de précautions au motif que les gardiens sont plus forts que les citoyens.  Il faut considérer les gardiens pour ce qu’ils sont mais les limiter : pas de possession foncière, que de la première nécessité, pas d’affiliation à quelconque commerce, toute nourriture est donnée des autres citoyens comme salaire pour l’année en guise de service rendu, pas de manque, pas de rab. Ainsi ils ne prennent pas la grosse tête et savent ce pour quoi ils travaillent et qui ils doivent défendre. D’où l’adage, on ne mord pas la main de celui qui vous nourrit. Et bien entendu ils ne vivent pas à part mais avec les citoyens, mangent en commun.

institutionnalisation de l'état -> l'état paye les gardiens ->
le peuple à un problème avec l'état -> LBD sur la foule

celui qui remet sa vie et sa sécurité dans les mains du régalien est un débile mental. le moment venu le régalien vous tuera pour tempérer votre manque de maitrise dans la détresse, il ne vous aidera pas. Il a jamais été là pour aider, mais pour faire respecter l'ordre. si vous êtes en difficulté dans une rupture d'ordre, on ne vous aide pas, on fait en sorte que vous ne vous intercaliez pas dans le rétablissement de l'ordre, vous n'êtes qu'une problème de plus. 

l'obéissance c'est le diktat du salariat du fonctionnaire.

c'est pas donné à tout le monde de comprendre ça.

La qualité d’or et d’argent ne doit pas toutefois se souiller avec du métal de qualité inférieure. La qualité de l’or divin ne doit pas être mélangée à l’or mortel.

Je trouve cela très intéressant et les élus et tous les membres des gouvernements devraient être en HLM et parmi leurs administrés. Ça devrait être un critère intéressant, la vie politique accorde que tout vous soit fourni, en quantité raisonnable, tous frais payés, mais pas de salaire, de vivre là où on te dit, pas dans ton château loin de tout. C’est une excellente mesure.

Livre 4

Le constat est fait que tout ce qui a été établi pour le plan de la cité parfaite ne rend pas les gens heureux. Le sens de cité heureuse est une cité qui fonctionne et qui est stable. On ne se base pas sur un petit nombre d’habitants mais sur la population entière. De facto il y a des insatisfaits.

[Ça lève le voile sur le dernier doute d’interprétation, le plan de cité est la conception d’un système totalitariste, disons-le. Pas dans le sens péjoratif d’aujourd’hui à cause des dérives de la mise en pratique, mais comme je l’ai dit en réflexion, sur le papier tout système est bon, c’est l’application qui merde. Le système est total, dans tout, partout. Et ce n’est pas une mauvaise chose.]

Une démonstration est faite avec une statue où l’on peut dépasser son propre cadre et sublimer sa propre nature mais l’harmonie ne réside que dans la réalité où les choses doivent être, dites, faites, de manière à représenter la nature du sujet. Il faut rester concret. Sinon les gens ne font plus les tâches et les fonctions qui leur sont assignées, ce à quoi ils sont destinés. C’est une possibilité mais il ne faut pas l’autoriser

« le laboureur cesserait d’être laboureur, le potier d’être potier, et toutes les professions disparaitraient, donc l’ensemble forme la cité ».

Des cas de dépassement de cadre de sa propre nature il est dit que ce n’est pas très grave, mais il y en a des essentiels, dont les gardiens

« quand les gardiens des lois et de la cité ne sont gardiens qu’un apparence, [… ] ils la ruinent de fond en comble, alors que d’autre part, ils ont seul le pouvoir de bien administrer et de la rendre heureuse »

La richesse et la pauvreté, ont des conséquences.

« La richesse engendre le luxe la paresse et le gout de la nouveauté, la pauvreté engendre la bassesse et la méchanceté, outre le gout de la nouveauté »

celui qui a accumulé de la richesse peut se désintéresser progressivement de son activité. Le trop pauvre peut ne pas pouvoir l’exercer, par manque.

Entre les deux il y a une notion de rapport de force. Une cité pauvre et sans richesse peut difficilement faire la guerre contre une cité grande et riche, et la riche n’a rien à gagner à vaincre une cité pauvre. Le bonheur et l’équilibre, tendent dans la richesse et la pauvreté, tend vers une notion de juste milieu, la cité ne doit pas être ni trop petite, ni trop grande, ni trop riche, ni trop pauvre. C’est l’équité entres cités qui inspire la paix.

« Il faut confier la fonction pour laquelle ils sont fait par nature et celle-là seulement afin que chacun s’occupe de sa propre tâche, soit un et non pas multiple et qu’ainsi la cité se développe en restant une et non pas devenant multiple »

La notion de multiplicité prend naissance dans l‘écart entre la richesse et la pauvreté et la cité n’est pas unique mais multiple, il y a une cité riche et une cité pauvre. La multiplicité peut avoir connotation péjorative, dans le sens où l’on cherche l’unité. Qu’un humain accédant à la multiplicité est apparenté à un panel de tentations et de perversions, c’est clairement connoté négativement. Ce que critiquera Marx c’est cette aliénation de vouloir faire respecter les choses à leur place, à leur case, pour que le système, pur, hors conception humaine fonctionne, au point que l’ouvrier devienne lui-même marchandise. L’effondrement de tout système est dû au fait que l’état d’esprit et les émotions ne sont pas prises en compte dans le travail, Platon lui-même plus tard dans le livre prône l’interdiction de tout ce qui permet de troubler l’émotion.

Platon dessine un monde où chacun est à sa place optimale. Le problème du monde réel c’est que certains ne trouvent jamais leur optimal durant leur vie. C’est métaphysiquement très compliqué d’avoir une vocation car cela porte en soi le paradoxe de se consacrer à une petite partie de ce que le champ de l’infini de l’esprit et du corps propose. C’est comme prétendre à n’utiliser que le rebord d’une assiette pour manger quand on dispose par essence de l’assiette entière, par principe qu’utiliser que le rebord serait plus efficient dans son rapport à l’assiette entière en elle-même. C’est très paradoxal et c’est à mon sens le point central de la dualité de l’homme en tant qu’espèce et qui fait que la stabilité de tout système ne peut pas durer, car tout est basé là-dessus et c’est bancal par nature. De nos jours tout le monde fait de la reconversion, preuve que rien ne dure et que les aspirations changent.

Le livre 4 survole le plan du livre 2 et 3 dans le sens du bonheur, de l’équité et du sens. Pour l’éducation

« une éducation et une instruction honnête quand on les préserve de toute altération créent de bons naturels et d’autres part d’honnêtes naturels ayant reçu cette éducation deviennent meilleurs que ceux qui les ont précédés »

c’est un gain à chaque itération, dans l’entretien vertueux.

Ça sous-entend qu’aujourd’hui, vu qu’il n’y a pas plus de continuité dans l’éducation, il s’est produit quelque chose dans l’appréciation des valeurs ou les méthodes d’enseignement. Ou, ce que je pense, c’est la résultante de l’auto éducation par le biais de l’industrie culturelle du monde moderne. Et cela est démontré dans ce livre même de la part de Platon, comment diffuser un dérèglement dans une société.

Il y a une notion de conservatisme pour protéger un équilibre,

«  il faut que ceux qui ont charge de la cité s’attachent à ce que l’éducation ne s’altère point à leur insu, qu’en toute occasion ils veillent sur elle et, avec tout son possible, prennent garde, que rien de nouveau, touchant gymnastique, musique, ne s’y introduise contre les règles établies dans la crainte que si quelqu’un dit,  – quelqu’un apprécie d’avantage les chants les plus nouveaux –  on imagine peut-être que le poète veut parler non pas d’air mais de manière de chanter. Et qu’on en fasse l’éloge, or il ne faut ni louer ni admettre une telle interprétation, car il est à redouter que le passage à un nouveau genre musical ne mette tout en danger. […]  Jamais en effet on ne porte atteinte aux formes de musique sans ébranler les plus grandes lois des cités » 

Le coté insidieux que peut avoir le changement dans la musique comme « le mépris des lois qui s’y glisse facilement sans qu’on s’en aperçoive ou sous forme de jeu ». Comme si cela ne faisait de mal à personne. Petit à petit, ça s’infiltre, « passe dans les mœurs, les usages », prend de l’amplitude, « ça déteint dans les relations sociales, puis ça atteint les lois » et la manière dont on fait des choix de société, et « s’érige parfois au sein d’une constitution. »

Ça montre la nécessité de manière absolue à appliquer la tolérance zéro, aucun écart d’aucune sorte, de manière à préserver l’état des choses, seulement entre le modèle platonicien et aujourd’hui, soit c’est mal appliqué soit pas appliqué du tout, pour la simple raison que si c’était le cas, on en serait pas là aujourd’hui. Et c’est d’ailleurs la question que je me pose. Veut-on préserver ? ou est-ce qu’on se laisser muer de façon à peine dirigée ?

« L’élan donné par l’éducation détermine tout ce qui suit. »

Il y a une réalité fondamentale, et qui n’est pas appliquée aujourd’hui. Les jeunes sortis du cursus scolaire, satellisés, sans moyen de s’insérer dans la société n’ont pas d’autre choix que l’injustice pour vivre, puisque le système qui les entoure, ou du moins dans lequel ils évoluent est fait pour fonctionner avec des moyens, de la monnaie, il faut passer par des conventions et des pratiques légiférées pour obtenir légalement de l’argent pour ensuite obtenir les biens et les services en échange. Si pour vivre on a besoin des biens et des services mais qu’on ne dispose pas de monnaie à donner en échange il faut bien que la monnaie sorte de quelque part. Cela induit une nécessité. Donc celle de l’injustice quand on ne peut pas passer par l’égalité et le respect via un travail. Et c’est renforcé aussi par le fait que la criminalité est plus divertissante et met l’individu dans une posture, écrite plutôt dans le livre 3 de Dieu parmi les hommes. Ce qui ne déplait pas, foncièrement, quand on en a la capacité.

Par rapport aux taxes et la législation, toute prescription faite à d’honnêtes gens ne convient pas. Ils trouveraient d’eux-mêmes les règlements à établir. L’utilisation des taxes et règlementations, le droit divin permettrait d’ancrer et de conserver les lois telles qu’elles sont érigées, or ce n’est plus le droit divin mais le droit des hommes et donc ils ont entrepris en conséquence de passer leurs vies à faire des règlements, à réformer, optimiser …

«  ils vivront comme des malades l’intempérance empêche de quitter un mauvais régime […] ces gens-là passent leurs temps en se soignant, n’aboutissent à rien, sauf à compliquer et aggraver leurs maladies, ils espèrent chaque fois qu’on leur conseille un remède que grâce à lui ils deviendront bien portants »

« Ils font des lois et les réforment, s’imaginant qu’ils parviendront à mettre fin aux fraudes qui se commettent dans les contrats et les affaires |…] ils ne savent pas qu’en réalité ils coupent les têtes d’une hydre. »

Le surcodage, et toute la complexification de la société sont simplement dus au fait qu’on ne respecte pas les lois de départ. Soit elles sont mauvaises, donc il faut les améliorer, ou alors le système de départ est trop rigide, c’est trop net ça fonctionne trop bien et il n’y a pas assez d’opportunités, induisant plus de gens malheureux que de gens heureux. Donc en essayant de satisfaire tout le monde ou le plus grand nombre, ce faisant, cela se joue au niveau de la répartition des tâches, rien ne fonctionne plus car tout le monde veut être heureux à faire ce dont il a envie au lieu de faire ce qu’il devrait faire selon ses capacités, qui engendre une désintégration progressive du système car les compétences ne sont pas allouées où il faut.

Ce qui termine le plan de la cité, qui est sage, courageuse tempérante et juste. Il faut désormais passer de la cité à l’individu. Des éléments, vertus, sont à chercher :

La sagesse : on délibère un jugement avec prudence. La prudence est une science, on ne délibère pas par ignorance ou de façon aléatoire, il faut un fondement, un raisonnement, répétable, donc c’est scientifique. Maintenant il n’y a pas qu’une forme de science. Il y a des formes utiles mais non fondamentales, comme la charpente, la science permet des choses fiables et solides.  Déclinable pour la science du sol pour l’agriculture, mais on ne régente pas une cité avec ces science-là, ce sont des sous niveaux de logique et d’application. Il faut que la cité soit gérée de manière intelligente et globale, donc il faut utiliser science globale, à l’échelle de ce qu’elle couvre. La science des gardiens, que l’on trouve chez les chefs, la sagesse dans le jugement, par rapport à la quantité et la répartition démographique, il y aura plus de forgerons ou de charpentiers que de gardiens. Cela explique que la classe, la partie la moins nombreuse, soit celle qui dirige :

« Ainsi, c’est à la classe, à la partie la moins nombreuse d’elle-même et la science qui y réside, c’est à ceux qui sont à la tête et qui gouvernent qu’une cité tout entière, fondée sur la nature, doit être sage. Et les hommes de cette race sont naturellement très rares auxquels il appartient de participer à la science qui seule parmi les sciences mérite le nom de sagesse. »

Le courage : le courage est une sorte de sauvegarde, de l’opinion, en respectant la loi par le moyen de l’éducation. La cité n’est pas entièrement courageuse, la partie qui l’est est celle qui fait la tâche de la guerre et la défend. 

C’est amusant car j’ai produit par moi-même la même réflexion de la préservation via l’éducation par l’analogie du linge. Platon utilise les teintures et les processus de fixation pour que les couleurs résistent au lavage dans le temps et ainsi préservent la culture, alors que j’ai utilisé le linge blanc et la culture migratoire en linge de couleur qui déteint dans une machine. Quand je m’en suis rendu compte j’ai souri.

 « La douleur, la crainte et le désir sont des formes de dissolvants et attaquent la teinte, alors qu’une éducation bien encrée donne une teinture indélébile qui ne souffre pas du délavage et de l’altération de la couleur ».

C’est joliment dit.

Le courage appliqué de nos jours, comme vertu, c’est la capacité de dire non. Refuser le changement lorsqu’il est mal venu, inapproprié, d’affronter toute tentative de changement des mœurs pour préserver une culture via une éducation et des valeurs fortes, fermes, immuables. Chose qui est totalement absente en Occident. C’est l’inverse. On croit que les gouvernements dirigent en faisant régner la peur, mais concernant la tenue du politique face aux minorités, accessoirement instrumentalisées, et comment le progressisme fonctionne, le politique ne fait qu’obéir aux volontés et désirs des communautés, c’est le pouvoir, qui a peur. Si le pouvoir contrôlait, il n’y aurait pas de territoires perdus en France. Le processus en cours n’est pas un ajustement, ce n’est pas un remplacement, car ceux censés remplacer, n’ont pas la capacité, les aptitudes, pour entretenir le système, le cadre. Il n’y aura pas de remplacement, c’est au plus une infiltration, une dilution, qui effondre le niveau cognitif et intellectuel, progressivement, ça rejoint ma théorie de la prise noire à arracher avant de terminer réellement dans le noir. Mondialiser en contraction énergétique c’est provoquer une extinction.

La tempérance :

« La tempérance consiste en une concorde, une harmonie naturelle entre le supérieur et inferieur, sur le point de savoir qui doit commander et dans la cité et l’individu, »

en prenant l’exemple de l’expression être maitre de soi-même, signifiant également être esclave de soi-même, il y a une dualité, deux états, deux parties. Donc il faut se maitriser, soi, ses pulsions et ses passions.

« La tempérance est rependue dans l’ensemble de l’état et met à l’unisson les plus faibles les plus forts et les intermédiaires, sous le rapport de la sagesse, de la force, du nombre des richesses ou de toute autre chose semblable. »

 La justice : en cherchant la définition de la justice en tant que vertu il s’avère qu’il ne faut pas la chercher comme loi que l’on pourrait ériger, comme objet lointain, nébuleux, qui reste à définir, mais plutôt comme un concept plus simple et qui est par nature présent, immédiatement, « un principe qui ordonne chacun de remplir sa propre fonction » il ne faut pas chercher la justice pour quelconque motif au-delà des cadres de chacun, la justice est notre propre cadre.

« La justice consiste à faire son propre travail et ne pas se mêler de celui d’autrui. »

La justice c’est que chacun reste à sa place.

« La force qui contient chaque citoyen dans les limites de sa propre tâche, concoure, pour la vertu d’une cité, avec la sagesse, la tempérance, et le courage de cette cité. »

Lorsque on parle de respect et d’égalité devant la force et la loi, la force est justice. On fait des lois pour réglementer, chacun les respecte, donc dans un système fermé, parfait, les gens sont égaux devant la loi, et se respectent, la justice est cette force qui permet de faire tenir les gens dans leur cadre ( respectif ).

« La justice consiste à ne détenir que les biens qui nous appartiennent en propre et n’exercer que notre propre fonction »

 Il y a un contre-exemple avec un charpentier et un cordonnier, s’ils permutent intégralement de fonction, d’outillage, ça ne nuit pas à la cité, dans la mesure où la permutation se situe dans la même classe, au même niveau. En revanche,

« quand il y a permutation de classe entre deux individus comme artisan avec chef, ou qu’il y ait les trois fonctions à la fois, la confusion et la mutation des trois classes entres elles, constituent pour la cité un dommage suprême et c’est à très bon droit qu’on appellerait ce désordre le plus grand des méfaits. »

Le méfait est qualifié d’injustice.

Il est convenu qu’en chacun de nous se trouve les mêmes formes, les mêmes idées. Les mêmes caractères que dans la cité, puisque la cité est fondée par l’homme. C’est nécessairement lié.

La notion de réputation des cités est issue des habitants.

« Le caractère irascible des Thraces, des Scythes et tous les peuples du nord, l’amour des richesses pour les phéniciens, l’amour du savoir pour les grecques. »

donc on peut faire une généralité statistique comportementale, ce n’est pas usurpé, la preuve.

Le concept en lui-même c’est de dire que la cité est un tout, mais dans son unité, la somme de tout ce qui la compose, elle est composée de multiples, d’individus. Et par la même logique, l’homme, dans son unité, est la somme de multiples, le corps, et l’âme.  Cet étage n’est que sommairement abordé, on passe de la cité à l’homme et l’homme à l’âme. Ce qui cherche à être démontré c’est la justice, c’est ce qui fait office de colle dans l’édifice pour tenir tout assemblé.

 Pour le passage sur le rationnel et l’irrationnel, le désir :

« Tout objet en rapport avec d’autres, pris en soi-même, n’est en rapport qu’avec soi-même. Pris dans telle de ses qualités en rapport avec tel objet. » 

zyva, j'ai rien compris à ton histoire d'effet quali, wesh ! comment tu parles trop chelou la vie d'ma mère.

- honnêtement j'ai bloqué un moment aussi.

Les tournures de phrases sont merdiques, L’exemple qui permet de comprendre c’est la boisson et la soif :

Chaque désir pris en lui-même [désir de boire car on a soif] n’est désir que de l’objet même [la boisson] assigné à sa nature [la soif], pour bien délimiter, quand on a un désir de soif, on a pas envie d’un cassoulet, on veut une boisson, à boire. La nature, c’est le sujet, le theme. « Pris en lui-même » est une formulation pour isoler à l’essentiel.

Je prends un autre exemple :

 « Tout objet [peindre] en rapport avec d’autres [tableau, chevalet, pinceau], pris en soi-même [la peinture – en général], n’est en rapport qu’avec soi-même [l’art de la peinture]. Pris dans telle de ses qualités [gouache, aquarelle, tag] en rapport avec tel objet [peindre]. »  La formulation d’origine est vraiment à chier mais y a énormément de chose qu’on peut expliquer simplement avec 3 phrases, à vouloir utiliser une précision lexicale extrême dans l’essence de la formulation, si on est habitué à lire mettons 300-500 mots minutes quand on lit Platon on est plus sur du 100-150.

- avec des baisses à 5 fps 🙂

Tout ça pour dire qu’il y a le désir déterminé, par le raisonnement logique, bouche pâteuse, y fait chaud, mon corps me réclame à boire, j’ai soif, par une logique déterminée j’acquiesce à répondre au désir suscité de boire, et de l’autre, le désir en soi, qui est anarchique, continu, qui nait et meurt en permanence simplement en regardant, par exemple une rangée de bonbons dans un supermarché, si on s’écoutait on ouvrirait tous les paquets pour tout bouffer. C’est un désir pulsionnel, ce n’est pas raisonné, la raison, par le prix du paquet, entre autres, est cette sorte de colère/frustration c’est la troisième partie de l’âme. Le tout est une harmonie, toute une série de raisonnements dans l’esprit fait qu’on regarde les bonbons, on passe devant, on soupire, éventuellement on se mord les lèvres on se dit un truc et on passe son chemin.

 C’est plus long, c’est moins glamour mais au moins, on me comprend du premier coup. Cet imbroglio ne peut pas avoir par essence de contraire simultané. Si l’on peint, on peint, si l’on ne peint pas, la toile est vide, on ne peut pas ne pas peindre et voir la toile se peindre. Jusqu’ici tout va bien. Quoi qu’il y en a qui ont vendu des toiles vierges pour de la peinture contemporaine… cinglés… Après la pissotière de Duchamp en 1917 ceci dit ça n’étonnera plus personne.

Pour reprendre le livre, L’âme possède trois parties, le désir, Epithu­mia (appétit) qu’on peut nommer le siège de la pulsion ou le « ça » chez Freud, les besoins émis par le corps passent par cette partie. La deuxième traite l’information par un raisonnement, Logis­ti­kon (raisonnable) et que l’on peut assimiler au « moi » chez Freud. La troisième partie, la colère, irascible, Thumos, la partie qui intervient, à la manière du « surmoi » chez Freud et qui est une réaction, un sur-jugement. 

La provenance est très ancienne, le concept d’équilibre en triplette ou en triade, regrouper par classe ou par famille, par exemple, la triade d’Abydos pour le trio Osiris (terre), Isis (déesse funéraire) et Horus, à tête d’aigle, ses yeux sont le soleil et la lune. Ce sont des principes d’harmonie, l’équilibre est le sens à comprendre, en soi on ne rejette rien. Un autre exemple : La triade palmyrénienne, représentation de Baal Shamen, Dieu des cieux chez les phéniciens au centre, et d’un côté, le Dieu Lune Aglibôl et de l’autre le Dieu Soleil Malakbêl.

La justice, c’est la conscience de soi, c’est faire acte de raisonnement qui tienne l’esprit entre deux courants, comme l’image de l’arc qu’on tire et qu’on repousse, c’est repousser le barbare, le sauvage, contrôler ses pulsions, ses désirs, et ne pas faire n’importe quoi tout le temps. La justice aide les trois qualités de l’âme : la sagesse, la tempérance et le courage.

L’injustice, est une sédition, une confusion, une usurpation des éléments de l’âme. La révolte d’une partie contre le tout. Pour se donner une autorité à laquelle elle n’a pas droit, parce que la nature la destine à subir une servitude que ne doit point subir ce qui est de race royale. Naissent désordre, injustice, lâcheté, ignorance, tous les vices.

Le lien entre le corps et l’esprit,

« engendrer la santé c’est établir selon la nature les rapports de domination et sujétion entre les divers éléments du corps, engendrer la maladie c’est permettre de gouverner ou d’être gouvernés contre nature.  La justice c’est établir selon la nature la domination et sujétion entre les divers éléments de l’âme. L’injustice c’est leur permettre de gouverner contre nature ».

L’injustice est comparable à une maladie. C’est un dysfonctionnement.

Livre 5

[Le livre débute une classification de constitution mais le thème change pour les femmes et les enfants.  Le début de ceci est reporté au livre qui correspond pour le développement complet, le livre 8.]

Dans la tentative d’esquiver le dialogue relatif aux femmes et aux enfants, Platon fait dire à son personnage Socrate que parler de ça, c’est le bordel et va rendre le bousin illisible et bancal.

« le sujet comporte plus d’invraisemblances  que ceux que nous avons traités, on ne croira pas le projet réalisable, et quand bien même on douterait de sa précellence ».

Amusant que ces thèmes, n’en déplaisent aux féministes, soient toujours le cœur des problèmes de société et qui font justement que cela génère des retouches perpétuelles dans le système et qui fait que rien ne fonctionne. Dans l’échange, Platon reconnait ne pas maîtriser le sujet.

Par analogie des hommes en chiens de troupeau, et pour replacer le développement dans l’ordre où il a été fait, les femmes doivent être à l’image des hommes, l’égal. Sauf qu’il y a un écart entre le théorique et le concret. Dans la Grèce antique les sports sont pratiqués nus. Pour l’art de la guerre faire s’affronter dans les palestres ( lieu d’entrainement ) nus, homme contre femme, et avec les écarts d’âges, l’image est déconcertante. Ceci dit, il est pris note qu’avant l’évolution des mœurs vis-à-vis de la nudité, les grecques trouvaient la nudité grotesque, comme le considère encore les barbares au moment du récit de Platon.

La vraie première question c’est la faisabilité dans l’équité des tâches et des rôles entre homme et femme. Il est admis que chaque nature à sa fonction. Il est admis que la nature de la femme diffère de celle de l’homme. J’aurais réglé le problème en induisant même nature mais de genre différent, ce qui est vrai. Platon parle de nature « autre » et de nature « même ». Ce qui revient au même.

Etre doué pour une tâche dépend de ses facultés générales, ses aptitudes, et en rapport avec la fonction. Force physique mise à part, la femme est de nature égale à l’homme, l’impossibilité d’ériger une loi pour le positionnement de la femme dans la société ne tient qu’aux mœurs

«  les règles actuellement reçues qui sont contre nature »

Le féminisme était né.

Cela montre que c’est possible, et par raisonnement qu’il est fait en sorte d’obtenir les meilleurs hommes, on obtiendrait les meilleures femmes, la démarche étant dans l’intérêt de la cité, c’est donc souhaitable.

Seule la part légère du service, force physique oblige, serait assignée, mais tout le reste est donc viable, utile, quant à ceux qui se moquent parce qu’elles s’entraineraient à poil…

« l’utile est beau, de honteux il n’y a que le nuisible »,

 - paf, dans dans ta gueule !

Ensuite, les femmes et les enfants devraient être un bien commun, appartenant à tous et personne en particulier.

Dans l’optique de la cité parfaite, les raisonnements déployés induisent totalement la sélection par l’homme, plutôt dans une optique culturelle, donc non naturelle. Il proscrit les accouplements reproductifs des inferieurs et encourage ceux des supérieurs, Il prône l’élitisme, l’eugénisme. Mais toujours dans la continuité du développement, les chefs pouvant mentir pour intérêt stratégique, il ne faut pas le dire pour éviter le grondement du peuple. C’est amené sous couvert qu’une faute de même classe n’est pas grave (cf. permutation de métier) si un gardien homme s’entiche d’un gardien femme, et que c’est de toute façon bénéfique de faire une sélection plutôt que de batardiser une race en laissant n’importe quoi s’accoupler puisque une fois nés il faut les éduquer.

haaan, mais c'était un gros raciste misogyne Platon en fait ! chui choquée !!!

- mais ferme ta gueule karen !!

Par le biais de magistrature, pour les mariages, cadrer une démographie constante, donc un contrôle des natalités.  Pour manipuler la masse…

« nous organiserons ingénieux tirages au sort afin que les sujets médiocres qui se trouveront écartés, accusent, à chaque union, la fortune et non les magistrats »

donc on revendique clairement que le système est biaisé dans un intérêt donné. C’est amusant en 2020 2021 de constater que l’orientation de la haine des masses sur internet est toujours sur les Rothschild les Rockefeller, toujours ceux qui sont pété de thunes et qui font, qui entreprennent, quand le sens fortune en fait a dérivé de la notion de l’aléatoire /chance.

Jamais sur la masse de sous merde qui bossent pas et qui sont accrochés comme des morpions à un système de redistribution.

- pas mieux

Il est étonnant que le passage indiquant que …

pour les enfants des sujets inférieurs et autres qui auraient quelconque difformité devront être cachés dans un lieu secret

n’ait pas classé Platon comme un nazi et interdit à la lecture. Avec les abrutis de progressistes d’aujourd’hui le livre pourrait être interdit, brulé même, Bradbury au secours.

cache toi sous la table eh cul de jatte !
- barre toi eh gros tas !!
macron fiiiils de puuuuute !!!
- oula non ça spalégal !
ah spalégal ca non plus ?
- non spalégal.

La démonstration sur le bas âge et la maternité est poussée très loin, on ne peut pas s’empêcher de penser « communiste » à la lecture des femmes allaitantes interchangeables si besoin.

Les âges de reproduction sont fixés, pour le taux de renouvellement de population de deux, une femme enfantera à vingt et quarante ans et un homme engendrera jusqu’à cinquante ans.

Ceux qui outrepasseront les règles seront condamnés d’impiété et d’injustice car l’enfant né ne suivra pas le protocole. Et les unions dans la bonne tranche d’âge mais sans mariage préalable…

« introduit dans la cité un bâtard dont la naissance n’a été ni autorisée, ni sanctifiée »

[Certains devraient commencer à comprendre pourquoi j’appelais son plan de cité un totalitarisme]

Platon va se faire "cancelled" moi j'dis !

-mais graaaave

Une fois l’âge de procréation dépassé pour hommes et femmes, la sexualité est open bar, sauf inceste toute génération confondue, bien entendu.

On a droit de frotter son dans les cuisses d’un ado, mais pas de forniquer avec sa fille  ? il y a des donc limites ???

- j'ai rien vu à propos des chiens...

Si dans l’éventualité où pépé & mémé faisait un mioche, c’est toléré mais la cité ne s’en occupe pas et ne le nourrit pas. Les parents se démerdent.

Dans le système proposé, les enfants étant un bien commun, ils sont redistribués, donc non élevés par leurs parents biologiques, ils ne les reconnaissent pas, mais par un tri chronologique, à chaque fois qu’un enfant est né entre sept et dix mois après l’union d’un gardien, l’enfant doit appeler le gardien papa. Donc on a autant de pères que de gardiens mariés dans l’intervalle des trois mois.

Toute correspondance de tranches d’âge entre enfants les fera s’appeler frères et sœurs. Evidemment biologiquement plus que probablement sans parenté, la dénomination frère & sœur est utile pour les empêcher de copuler entre eux, jusqu’à temps qu’on légitime une union, dans ce cas ils pourront se marier et procréer.

C’est un peu glauque. Je le concède. Surtout que les choix sont interprétés par la pythie, oracle du temple d’Apollon.  Je rappelle qu’Apollon, dans la mythologie grecque est le Dieu de la clarté solaire, de la raison, des arts, de la musique, de la poésie, des purifications, de la guérison, de la lumière, de l’harmonie

mais aussi wedding planner, fête - anniversaire - bar mitzvah, plombier chauffagiste et travaille même le dimanche.

« Le plus grand mal d’une cité est ce qui la divise et la rend multiple, le plus grand bien c’est ce qui l’unit ».

Est induit un parallèle sur la communauté de plaisir et de peine.

« L’égoïsme de ces sentiments, qui la divise, lorsque les uns éprouvent une vive douleur et les autres une vive joie, à l’occasion des mêmes évènements. Il n’y a pas d’unanimité dans les citoyens à dire ceci me concerne, ceci ne me concerne pas.  Une cité dans laquelle la plupart des citoyens dit à propos des mêmes choses ceci me concerne, ceci ne me concerne pas, cette cité est excellemment organisée »

Là on est dans le formatage d’opinion pur.

- Police de la pensée j’écoûte.... allo...AAAAAllo

Gros développement pour justifier l’unification, la mise en commun de la pensée et du comportement et des biens qui provoqueraient la suppression des dissensions, donc là on est véritablement dans du communisme pur.

Maintien des adages ancestraux du respect à l’aîné qui commandent aux plus jeunes.

Pour ce qui concerne la guerre, Les gardiens emmènent les enfants en spectateurs sur des chevaux à la guerre pour leur montrer ce qui les attend plus tard. Dans l’ère moderne c’est très partagé, interdit en Occident, répandu en Afrique, plus petits, plus mignons, mais ça tire quand même au ak47, en revanche de l’autre côté c’est un piège émotionnel, par culture on ne tirera plus sur un enfant.  Platon s’inspire de l’enfant soldat qui existe dans les sociétés nomades comme les scythes -1000 J.C qui considéraient comme guerrier quiconque sachant manier sans limite d’âge l’arc et monter à cheval.

Les guerriers capturés sont abandonnés, pas de négociation. Les déserteurs sont rétrogradés de classe en paysans. Les héros sont récompensés, à commencer par une série d’embrassades des enfants qui l’auront accompagné, dans la limite du correct, bien entendu, et tant qu’à faire, pas de kékette entre adultes tant que la guerre n’est pas terminée, histoire de garder les sac à testostérone bien pleins et ainsi maintenir le degré d’agressivité sur le terrain. Il serait inacceptable d’envoyer se battre des couilles molles.

- nous on préfère les laisser gouverner.

Les morts sur le champ seront glorifiés à titre posthume, les héros glorifiés de leur vivant par des festins.

Pour l’esclavage, d’accord, mais pas trop, il faut préserver la race grecque et prendre autre chose.

- un autre modèle… d’une autre marque.

Attention, on ne dépouille pas les morts, c’est un comportement de bonne femme

« n’y a-t-il pas bassesse et cupidité, n’est-ce pas le signe d’un esprit de femme et mesquin que de traiter en ennemi le corps d’un adversaire, quand ce dernier est mort et s’est envolé. » 

La guerre, oui, la rapine, non ! conduite similaire à..

« celle des chiennes qui mordent la pierre qu’on leur jette et ne font aucun mal à celui qui l’a jetée ».

On n’emmène pas les dépouilles vaincues au temple, c’est salissant. « Sauf si Dieu le veut ».

ce bouquin est ignore ma parole !

- no, KAAAAREEEEEN

Pour les pillages, on ne détruit ni ne brûle, on ne fait que prendre la récolte, enfin, entre grecques, bien entendu, c’est une discorde, pas une inimitié. Le but est l’unité à terme de la Grèce, il ne faut pas détruire habitations ni champs car après il y aura une réconciliation.  Les barbares par contre…

La fin du livre prétend que…

« tant que les philosophes ne seront pas rois dans les cités, ou que ceux qu’on appelle rois et souverains ne seront pas vraiment philosophes, tant que la puissance politique et philosophique ne se rencontreront pas dans le même sujet, tant que les natures qui poursuivent l’un ou l’autre de ces buts de façon exclusive ne seront pas mises dans l’impossibilité d’agir ainsi, il n’y aura de cesse aux maux des cités et au genre humain. »

Pour faire simple, donnez-moi le pouvoir, moi je sais, vous non.

Le dernier développement de livre explique la triplette connaissance – opinion – ignorance. Ce qui est, est, ce qui n’est pas, n’est pas. Pour la définition des extrêmes, c’est simple, pour l’existence d’une chose, d’une entité, d’une information, peu importe, soit on la sait, la connait, car on l’a vue, lue, expérimentée, peu importe, soit on l’ignore, donc on ne sait pas qu’elle existe.  C’est plutôt facile.

L’opinion, pour schématiser, mettons deux individus A et B.   A rapporte à B avoir vu un cheval avec une corne et des ailes passer au-dessus de son jardin. B reçoit l’information. Sans considération complexifiant l’explication inutilement, l’information passant d’A vers B, B peut à son tour émettre qu’une licorne volante existe.  Il n’en avait jamais entendu parler avant, il ignorait, on lui soumet quelque information, il en génère un point de vue, un avis sans avoir le fondement propre de la connaissance, car il n’en a jamais vu. Eventuellement on peut ajouter une personne C donnant l’opinion que les licornes volantes n’existent pas car il n’en n’a jamais vu de ses yeux. C’est une opinion d’un point de vue contraire.

Le philosophe, c’est celui qui comprend cela et ne cherche qu’à savoir, et utilisera des mécanismes de raisonnement pour construire un argumentaire étayé validant un fondement donc une connaissance, une certitude.

- bourre mi et bourre moi vont au marché...

A et B sont dans une maison, A dit que l’eau ne mouille pas. B n’est pas sûr mais cherche la vérité, la connaissance. B sait que la pluie c’est de l’eau. C se réfugie dans la maison pendant une averse, B voit C trempé. B déduit que A ment voyant C complétement mouillé et sachant qu’il pleut puisqu’il entend tomber la pluie. 

Voilà ce que prône Platon comme dirigeants, en version simplifiée au lieu de faire 5 pages pour avoir une conception à la mords-moi-le-nœud pour expliquer en fait que la raison et la logique doivent gouverner de pair, au lieu de prendre des décisions pour le peuple par ouï-dire sans validation fondamentale avérée. Voilà le concept démystifié. En une phrase, il faut des gens qui utilisent leurs cerveaux pour diriger, pas des impulsifs ou des crédules ou des célébrités.

Mais dit comme ça, ça ne fait pas trop «  oyé oyé , moi je, grand sachant » la vulgarisation est l’ennemi du système, si les gens comprennent, c’est la révolution. C’est ce que disait Henry Ford de la population vis-à-vis du système bancaire. Dans les faits c’est toujours simple, mais c’est présenté de façon à ce que très peu de gens comprennent du premier coup, allez lire le journal officiel en France, comprendre un décret en une seule passe de lecture n’est pas systématique, tout est fait pour rendre le texte incompréhensible avec des formulations qui font le triple de la longueur du propos en lui-même. L’unique efficience, c’est la simplicité réelle, pas la simplicité apparente. Le paradoxe de la simplicité apparente est qu’elle cache une complexité structurelle qui finit à trop haut degré par être néfaste et aggrave au lieu d’améliorer. Complexifier c’est esquiver le radical, ne pas avoir à y faire face, surtout lorsqu’on a des choses à se reprocher.

comment c'est beau ce que tu dis !!!

Platon se fourvoyait, il se place par idéologie de caste en posture de donneur d’ordre, c’est toujours la même chose, là aussi, je l’ai déjà écrit, les systèmes sont bons sur le papier, c’est l’application qui merde. 

Le vrai, le seul, l’unique système pratique qui tiendra la route sera celui qui mettra en place la radicalité absolue d’application du respect des lois immédiatement, définies ensembles et revues régulièrement, et non pas d’un code obsolète hérité d’il y a 200 ans par Napoléon et qui est une subversion de la bourgeoise ayant détrôné l’aristocratie et la monarchie au lendemain de la révolution française dans l’unique but de prendre le contrôle et non de faire de vrai système égalitaire.

Un loulou en moto cross sans casque contre une portière de la bac à 22h, c’est pas l’hôpital, c’est l’exécution sur place dans le caniveau. Balkany libéré après 4 mois pour cause médicale qui danse à la fête de la musique, balle dans la tête, il n’aurait jamais dû sortir. Vous vous révoltez contre les forces de l’ordre, exécution sur place, vous violez la loi, la mort. Point. Un système qui fonctionne c’est un système qui…fonctionne ! il applique ce qui le constitue après n peut faire changer un truc illégal souhaité par tout le monde en légal et inversement, c’est peu ou prou ce qu’on a déjà comme système à une différence majeure, les choix sont fait pour l’économie et non les hommes et la vitesse inerrante de l’état est beaucoup trop lente pour la vitesse de la société. Dès qu’on applique pas ce qui est érigé comme loi et qu’on ajoute des milliers de portes de sortie dans les textes pour ne pas avoir à répondre de ce que l’on fait et que la vraie force le vrai pouvoir c’est de virevolter dans les lignes de textes de loi pour démontrer que, et éviter la sanction, ça ne rime à rien, c’est un zoo. L’humain se ment à lui-même.

Faut être clair, si vous ne voulez pas respecter les règles, soit ! mais n’en faites pas !

ha bin nan sinon c'est le bazar ! onk onk onk onk
-mais ta gueule le porc !

Le drame de l’histoire du monde c’est de vouloir régenter la vie des autres tout en s’y soustrayant soi-même.  Il y a un adage populaire pour cela : faites ce que je dis et non pas ce que je fais. Le dirigeant envoie le signal de ne pas respecter la loi à la population, le phénomène s’auto alimente, croît, et l’inertie transforme le système en un merdier sans nom où les immigrés chient sur les trottoirs, les dirigeants ramassent des milliards de subventions des banques centrales, les politiciens mentent droit dans les yeux face caméra à l’assemblée nationale et font leur peine chez eux en Corse au soleil pendant que certains font des journées de travail manuel à suer comme des porcs à 54€.

Et on s’étonne des tueries entre dealers, en pic le weekend qui génèrent 20.000€ par point de vente par jour de chiffre d’affaire, vous voulez vraiment leur donner envie de travailler et de rentrer dans le rang ? Vous croyez que ça va s’améliorer avec le temps ?… et quand vous savez qu’une partie de l’argent remonte par capillarité dans le système vers les dirigeants, vous pensez vraiment que lorsque je dis qu’un Hitler 2.0 viendra pour nettoyer tout ça je suis si fou que ça ?

Le problème n’est pas de mettre des philosophes au pouvoir pour qu’ils comprennent quoi faire. Ils le savent déjà. Ils ne sont simplement pas là pour le faire, ils sont là pour leur intérêt propre au détriment de la masse. Il n’y a pas un seul politicien de carrière, qui jusque dans une certaine mesure, n’a pas un conflit d’intérêt avec le privé, où ne va pas utiliser les pouvoirs conférés pour un usage personnel. Pas un seul. Aussi minime soit-il, le chauffeur pour aller déposer ou chercher les enfants, les passe-droits sur un éventail innombrable, la réorientation d’une force de travail, il y a toujours quelque chose. Et c’est fondamentalement humain, c’est ce qui fait que rien ne fonctionne comme système. Par abus, par démesure. Il suffit de regarder l’idéologie dégénérée issue du communisme dans le parti démocrate américain pour se rendre compte à quel point la déviance arrive à détruire le génome même d’une civilisation.

Livre 6

Dans le développement qui est fait pour tenter de justifier l’usage des philosophes comme régents, des éléments constitutifs sont mis en avant, en commençant par la science, qui est

« l’unique garant, essence éternelle non soumises aux vicissitudes de la génération et de la corruption ».

En effet une certitude scientifique est inébranlable. C’est une base sur laquelle on peut construire. Ensuite, ce qui se rapporte le plus à la science, c’est la sincérité

« une disposition naturelle à ne point admettre volontairement le mensonge »

Si l’on est pas sincère on ne peut pas faire face. Le vrai philosophe ne fait pas d’exercice. Trop focalisé sur les sciences. Désintéressé de richesse et de la conduite qui l’appelle. Pas de bassesse d’esprit, ne pas craindre la mort. Tempérament juste et doux. Une mémoire d’éléphant est obligatoire, mesuré et plein de grâce.

En bref Platon se prend lui et sa caste en description supposée pour valider son point de vue.

Une objection est faite, et qui est le nœud du problème dans l’histoire du monde, les philosophes, ceux qui passent leurs vies à réfléchir, ne servent à rien. Ils n’apportent pas de richesse, pas de concret, c’est de l’air. À part faire du lavage de cerveau tout ce que retient l’individu normal c’est que ceux qui sont trop perchés sont vraiment des pervers. Et la mise en contradiction repose sur une question simple, comment peut-on gérer une cité de façon idéale si on doit placer à sa tête des gens qui ne servent à rien et sont pervers.

L’explication de la perversion c’est d’abord l’éducation, et ensuite le milieu. Ce qui est une constante dans l’histoire du monde et ce que je disais en fin du livre précédent, la perversion par sophisme est également l’exemple de Cahuzac à l’assemblée nationale, la corruption c’est mal, le vol c’est mal, pas déclarer correctement ses revenus aux impôts, c’est mal, mais moi, évidemment, je vous enc…ourage à vérifier votre déclaration.

Tout mon raisonnement fin livre 6 est conséquence de corruption, la réciprocité dans un non-respect des lois. L’usage des lois est détourné pour mettre la pression quand l’argumentation ne suffit pas.

« Il n’y aura jamais de caractère formé à la vertu contre les leçons que donne la multitude »

Pour ma part, j’ai formulé cela par :  il ne peut y avoir de solution car c’est l’humain lui-même le problème.®

« S’il est un gouvernement qui soit sauvé et devienne ce qu’il doit être tu peux dire sans crainte d’erreur que c’est une protection divine »  

C’est plaisant de voir qu’on arrive au même résultat de réflexion qu’un type il y a 24 siècles sans l’avoir lu auparavant quand on se dit que pour qu’un système fonctionne en régissant les hommes, l’application de la loi ne doit pas dépendre d’un humain.

[ petit drift: ce qui valide l’impossibilité d’une technologie humaine informatique qui devienne autonome, puisque perfectible et à la merci de son créateur, sans quoi elle se retourne contre son créateur, voir la S.F appropriée, dont Asimov. ]

La religion en concept manipulatoire, ça ne sert qu’à ça, manipuler la masse, un fil d’Ariane pour les faibles pour les guider dans leur existence quand ils ne sont pas aptes à raisonner avec un évènement psychologiquement intense. 

tiens, un médaillon saint Christophe. il aidera ton âme égarée à retrouver le chemin de la foi mon fils. amen.

- mais avale-le ton truc ! si je te suce l'orteil je guéris de la rate aussi ?  Pyrrhus? c'est toi ??

Une solution, je pense est d’éclater toutes les églises, toutes les mosquées, les synagogues, interdire l’intégralité des religions et de mettre sur pied des institutions neuves et faire table rase, où l’on impose le développement cognitif et la réflexion pour fonctionner proprement plutôt que de tolérer des pratiques qui interdisent à un individu de manger du porc parce que c’est mal, de dormir la tête au nord et tout ce folklore de dégénérés. c’est de la croyance et de la superstition et scientifiquement parlant c’est aussi stupide qu’archaïque. Ceux qui respectent ça par convictions ont vraiment un problème. Et il est d’ordre éducatif, on leur a bourré le mou pour le croire en un truc qui n’existe pas et avoir la haine de l’autre plutôt que d’aider son prochain et ne pas croire en l’invisible. L’écart d’amplitude entre les peuples et leurs cultures est un problème insoluble avec le système actuelle. soit on reset la culture, soit les gens restent dans leurs zones et on met fin au mondialisme et au multiculturalisme. Ca veut jouer les homme de paix sur terre mais y sont même foutus d’utiliser les même prises électriques sur les 5 continents ni même d’avoir le même voltage dans les prises ! C’est surréaliste.

c'est vrai, usa & uk, 110v, en europe 230v, afrique entre 130v et 460v suivant l'instant de la mesure.

La foule n’est pas philosophe, les particuliers qui se mêlent à la foule et désirent lui plaire ne sont pas philosophes, ce qui donne une amplitude certaine de personnalités, artistes, acteurs, etc. Ça démontre la perversion du système car si vous écoutez quelqu’un pour obtenir des éléments d’un code de conduite, vous suivez, c’est de l’opinion. On vous manipule. La justification de tomber dans les travers de la société, noblesse, richesse, (tout ce que je nomme le milieu) est déjà une introspection chez Platon, il s’en est rendu compte. Le changement de posture, la reprise du contrôle induit un changement dans les alliances avec les individus, et provoque les représailles. Un exemple très concret : Vous vendez de la nourriture dans une boutique, vous vous rendez compte qu’elle est avariée, vous le signalez au patron, il ne va pas arrêter de la vendre, puisqu’il le sait déjà, en revanche il va vous virer.

Le message en clair pour la pratique de la philosophie, celui qui atteint un degré véritable de philosophie, sait à l’avance qu’il est impossible d’interférer avec quelconque système humain pour le faire changer. C’est pourquoi Platon fait dire à son personnage qu’il ne voit aucun système politique compatible avec la philosophie. En revanche une fois développée l’éventualité que les philosophes soient en charge le message d’espoir est quand même là

« n’accuse point trop la multitude, elle changera d’opinion si au lieu de lui chercher querelle tu la conseilles, et, réfutant les accusations portées contre l’amour de la science, tu lui désignes ceux que tu nommes philosophes et lui définis comme tantôt, leur nature et profession, afin ne s’imagine pas que tu lui parles des philosophes tels qu’elle les conçoit. Quand elle verra les choses de la sorte ne penses-tu pas qu’elle s’en formera une autre opinion et répondra différemment ? »

je vais faire un pont rapide et casse gueule: c’est le même produit que la causalité et le libre arbitre chez spinoza, y a pas de libre arbitre, mais si on s’élève, on peut gagner un degré de liberté certain. Même si y a 2000 ans entre Platon et Spinoza, le message est le même: l’humain, c’est de la merde, c’est comme ca, mais avec de la bonne volonté, on peut limiter la casse.

L’idée du bien est la plus haute des connaissances.

« Celle à qui la justice et les autres vertus empruntent leur utilité et leurs avantages. »

Dans un paragraphe vraiment tordu Platon explique une quête : Une recherche du bien, mais les gens ont tendance à se planter dans son appréciation réelle. Le développement de cette recherche passe par la croyance qui est également utilisée pour justifier d’autres choses. Ce chemin de réflexion empêche d’accéder aux mêmes avantages que procurerait – ce qui n’est pas explicité en tant que tel- la différence entre la croyance de ses choses et leurs connaissances réelles.

Il y a multitude de choses belles et bonnes, qu’on distingue par discours. Il y a le beau et bien en soi, l’être réel de chacune de ces choses. Il faut expliquer par des exemples sinon on ne comprend rien : Comme il y a de vilaines peintures et de belles peintures, les belles peintures sont « multiples » mais la beauté en soi de la peinture est la reconnaissance de ce qu’est la peinture comme art et ce que véhicule toute capacité d’expressivité par le biais du dessin et des techniques, c’est global en fait. Et toujours dans le rapport unité/multiplicité pour la cité et l’âme, il postule l’unité, du beau en soi. Par le même principe de l’exemple de la charpente, du bois, qu’on regroupe sous une seule activité et dont l’ensemble du savoir est nommé science.

Une fois ceci fait, le principe est de dire les unes (unités) sont perçues par la vue, et non par la pensée, tout comme les idées sont pensées et non pas vues.  Rien n’est nécessaire entre un émetteur et un récepteur pour fonctionner au niveau des sens, sauf la vue. Entre un objet et un œil il faut de la lumière.

« Ce que le bien est dans le domaine de l’intelligible à l’égard de la pensée et de ses objets, le soleil l’est dans le domaine du visible à l’égard de la vue et de ses objets »

Les objets peu éclairés par la lumière ne sont pas ou peu visibles. Les objets très bien éclairés sont parfaitement visibles. C’est une analogie sur l’âme, la réflexion avec la vérité et la connaissance en guise d’ampoule ou de source de lumière quelconque. L’expression « faire toute la lumière sur une affaire » lumière = vérité, connaissance. La lumière c’est l’idée du bien. C’est bien d’éclairer pour obtenir pleine connaissance, alors que juger dans le noir, répéter une opinion incomplète n’est pas bien car au fond, on ne sait pas : sombre, obscur, obscurantisme.

Platon définit l’intelligible et le visible, chacun ayant deux sous catégories et une application.

Visible : les images (ombres, reflets, détails etc. ) qui sont l’analogie de l’opinion ; et les objets ( le sujet représenté en lui-même ) qui sont la connaissance intrinsèque, la vérité.

Intelligible : la première catégorie : on part d’une hypothèse et à l’aide du visible on arrive à des conclusions. Ce qui s’apparente à du calcul, de la géométrie. C’est une connaissance déduite par observations.

L’autre catégorie on part d’une hypothèse mais on a que ça et on doit se démerder avec ses idées : La dialectique

«  en faisant des hypothèses qu’elle ne regarde pas comme des principes mais réellement comme des hypothèses, c’est-à-dire des points de départ et des tremplins pour s’élever jusqu’au principe universel qui ne suppose plus de condition, une fois ce principe saisi, elle s’attache à toutes les conséquences qui en dépendent et descend ainsi jusqu’à la conclusion sans avoir recours à aucune donnée sensible mais aux seules idées ».

A ces quatre divisions s’appliquent les quatre opérations de l’âme : l’intelligence à la plus haute, la connaissance discursive à la seconde, à la troisième la foi, et la dernière l’imagination.

Nb : Par certains pans entiers de ce qui est écrit, il n’y a pas tant de remise en question ou critique à faire, se soumettre déjà à la compréhension est un effort en soi. Lorsqu’on se trouve dans une description concrète de modèle de société les mots parlent immédiatement et on trouve la matière que l’on cherche, lorsqu’on part dans les considérations métaphysiques, beaucoup de gens décrochent car ils ne voient tout simplement pas d’intérêt à perdre du temps à essayer de comprendre ce qui les dépassent puisque n’a pour leur fonction au quotidien aucune utilité. Et c’est la raison pour laquelle je tente la vulgarisation de l’intégralité du livre car une fois qu’on a pris le temps de comprendre des choses de cet ordre de grandeur, on se trouve nettement plus armé mentalement que l’on peut l’être d’un objet dans le monde physique.

Se doter de capacités de raisonnement et de clefs de compréhension est vital pour rester sain d’esprit dans ce monde dans monde… car il fonctionne justement, de manière à vous maintenir la tête sous l’eau, le nez dans le guidon et à faire en sorte que vous restiez à votre rang.  Platon lui-même ne refuse pas qu’on puisse faire un saut de rang. je l’ai bien démontré. Et l’on peut gagner en vertu et devenir meilleur, si on en fait le choix et qu’on s’y applique. Les choses ne sont pas figées dans le marbre.

Mais, à ce jour, je pense que la philosophie est un vecteur d’exclusion, elle vous met en opposition avec le monde et vos semblables car elle vous fait voir le monde tel qu’il est et non pas tel que qu’on veut que vous le voyez. Ca fait de vous un ennemi, un danger. Vous passez de l’autre coté du miroir, et c’est justement ce passage de l’autre coté qui vous fait réaliser que tous ceux que vous observez à présent, qui ne vous voient pas, et sont dans une cadence infernale ordinaire n’ont pas le temps ni l’attention ni l’intention de faire l’effort de vous rejoindre. Et il y a encore plus grave. c’est que d’être dans les backstage, vous donne un pouvoir extraordinaire si vous apprenez à vous en servir. or la grande majorité de ceux qui ont obtenus se pouvoir sont des gens extrêmement dangereux pour l’humanité.

je ne dispose pas de ce pouvoir, je comprends à peine tout ce que j’observe, et ce qui me désole c’est qu’il me faudrait plusieurs vies pour en faire le tour et que je sois obligé de choisir et de faire trop de choses à mon gout de manière superficielle.

Le temps humain est trop court.® la sagesse ne vient que trop tard.

Livre 7

Allégorie de la caverne selon Platon :

L’allégorie de la caverne est la démonstration de l’ignorance et du savoir. Des hommes sont dans l’obscurité dans une caverne, enchaînés face au mur et ne voient ni n’entendent que les ombres et les échos, aucune source directe sonore ou lumineuse. Leur perception est l’image de l’ignorance. Si on en fait sortir un de la caverne et qu’on le lâche, il retourne illico dans ce qu’il connait. Si on le sort et on le maintient dehors, qu’il voit et entend le vrai monde par lui-même, regarde la lumière du soleil, c’est l’analogie du savoir et des choses vraies, la connaissance. Au début il est déboussolé, il s’y habitue, il commence à observer le monde en détail. Et à la fin il ne veut pas retourner dans la caverne. Une fois qu’il a appris la vérité, peu importe sa condition

« ne préfèrera-t-il pas mille fois n’être qu’un valet de charrue, au service d’un pauvre laboureur et souffrir tout au long de sa vie plutôt que de revenir à ses anciennes illusions et de vivre comme il vivait ? »

Allégorie de la caverne selon moi en 2020

Selon moi, les chaines en fer qui tiennent les gens dans la caverne, ils ne les sentent pas car ce sont les chaînes de diffusion comme la télévision. Le son et l’image émanent du plasma de 1m de diagonale sur le mur de la caverne en question. Le soleil et la lumière extérieure est trop vive, il fait trop chaud, la caverne fait office de régulateur thermique, c’est climatisé naturellement. Pourquoi aller dehors pour apprendre quand il y a internet et discovery Channel. Chasser pour se nourrir, cultiver, mouai, c’est bien dans farm simulator et hunting simulator pour le fun, pour de faux quoi ! manger la viande, c’est bien en big mac mais faut pas tuer de vache c’est dégueulasse, comme on voit grâce à L214 sur YouTube. Lire un livre, franchement, c’est nul, y a plein de mots, ça fatigue, faut réfléchir… bon fous-moi la paix y a mon épisode de THIS IS US qui commence, ha tiens mon pote de la caverne d’à côté m’a envoyé un lien de vidéo Snapchat. La planète ? ouais c’est trop nul l’avenir ça craint. Tiens passe-moi le câble usb que je recharge mon tel stp.

La justification de Platon sur le positionnement social est compréhensible, quand on atteint un degré d’élévation de l’âme tel qu’on puisse voir la vérité des choses en elles-mêmes, on a plus envie de « s’occuper des affaires humaines. ».  On a même plus envie d’avoir à faire à eux en fait. Sartre l’a résumé en une ligne d’ailleurs. La société est piégée par des mécanismes dont le fonctionnement oblige a rester lié dans un ensemblier dont l’extraction vous bannit du monde social car vous êtes devenu différent de la masse et donc exposé au jugement.

Une très belle phrase, en substance, de Platon :

« l’éducation est l’art de convertir une âme. »

ca peut s'interpréter de certaines façon de nos jours.

Ça ne consiste pas à donner la vue à l’âme, puisqu’elle l’a déjà, ça consiste à l’orienter dans la bonne direction.

« La loi ne se préoccupe pas d’assurer un bonheur exceptionnel à une classe de citoyens mais elle s’efforce de réaliser le bonheur de la cité tout entière, en unissant les citoyens par la persuasion ou la contrainte et en les amenant à se faire part, les uns les autres des avantages que chaque classe peut apporter à la communauté. Si elle forme de tels hommes dans la cité, ce n’est point pour les laisser libres de se retourner du côté qu’il leur plait mais pour les faire concourir à fortifier le lien de l’état. »

C’est juste parfait. C’est tellement parfait que personne n’a jamais réussi à le mettre en pratique sur le long terme, par contre cela en a inspiré plus d’un. Ca donne tellement de clefs pour réaliser ce qu’il se passe de nos jours, ce qui est toujours là, ce qui a changé.

Par une déduction d’éléments nécessaires à l’homme qui doit être tournée vers la lumière on doit ajouter à la science de la gymnastique et de la musique celle des mathématiques, qui permet d’utiliser la pure intelligence pour arriver à la vérité en soi. Les grecques séparent les disciplines, donc en première science il y a la science des nombres, l’arithmétique. La deuxième est la géométrie pour les surfaces. Il voudrait celle des volumes mais les connaissances ne sont pas assez développées à l’époque, (Euclide est estimé avoir vécu vers -300.) La troisième pour l’astronomie pour les solides en mouvement.

La science sera la 1ère division de la connaissance, la pensée discursive la seconde, nommée aujourd’hui « intuition », la foi est la 3ème division et l’imagination la 4ème.

Pour l’application des études à faire faire au futur gardien de cité, une sélection se fait par le corps et l’âme, pour faciliter l’apprentissage. Contrairement à l’établissement initial des vieux en guise de sage,

« un vieillard est moins capable d’apprendre que de courir »

« L’arithmétique, la géométrie et toutes les sciences qui doivent servir de préparation à la dialectique seront enseignées dès l’enfance. Exempte de contrainte. Pas de violence dans l’éducation des enfants. Mais qu’ils s’instruisent en jouant »

Ensuite,

« Pour la conduite des enfants à la guerre, 2 à 3 ans d’exercices gymniques intensif. »

Exempt d’étude. Pour focaliser l’effort.

Arrivés à 20 ans, les sélectionnés auront des distinctions et se lanceront dans une sorte d’étude dans le monde réel de tout ce qu’ils ont appris jusqu’ici. Comment ces connaissances interfèrent entres elles et avec soi.

Les meilleurs de la tranche précédente arrivés à l’âge de 30 ans seront sélectionnés, nouvelle promotion, direction étude de la dialectique. Durée de 5 ans.

 Après quoi retour dans la caverne (monde civil) pour travailler à diverses tâches et aussi militaires. Ils engrangeront une expérience pour une période de 15 ans.

Arrivés à 50 ans ils formeront une élite qui passera son temps à l’étude de la philosophie avec l’instauration de cycles pour exécuter des tâches pour la cité, administration et gouvernement. Voilà pour le mode d’emploi de la création de gouvernant selon Platon. Quand on imagine que macron est arrivé au pouvoir a 40 ans…

Une fois au pouvoir, un gouvernant, exigera que tous ceux âgés de plus de 10 ans, allez hop, au champ. Les enfants retirés de l’influence des mœurs actuelles des parents seront élevés par les gouvernants selon leurs propres mœurs et leurs propres principes qui sont ceux que l’on cherche à véhiculer.

Quand on lit tout ça, même si ça n’est que du théorique, on ne peut pas s’empêcher de penser que l’Occident a vraiment, mais vraiment, merdé sur toute la ligne avec l’éducation. Le temps et l’effort à consentir pour rectifier le tir, le nombre de générations perdues. Ce n’est même plus sacrifiées, c’est au-delà. Par renouvellement les sacrifiés vont devoir devenir piliers pour celles d’après.  Il n’y a même pas besoin de partir dans des considérations de systèmes géopolitiques pour voir que juste le sociétal est un problème multi décennal, pluri générationnel, les dégâts sont irréversibles sur le temps d’une vie.

Livre 8

Reprise du début du livre 5 :

 Il y a une forme de vertu et plusieurs formes de vices, dont quatre notables. On suppose qu’il y a donc au total cinq types d’âme. Par développement inverse du plan âme->homme->cité on arrive donc au même nombre de cinq types de constitution politique. La première est celle décrite dans le plan, sous 2 noms différents suivant le cas, si un homme parmi les chefs dépasse les autres, c’est une monarchie, s’il y en a plusieurs, c’est une aristocratie. Mais c’est le même modèle politique qui consiste à ne pas toucher aux lois fondamentales tant que tous les principes d’éducation et de transmission de valeurs et préceptes sont respectés. S’il y a une continuité parfaite, il n’y a rien à changer. Vu que cela est basé sur le plan d’une cité parfaite, Platon l’appelle bonne et droite.
[ alors que dans le concret, c’est une organisation totale, c’est un système totalitaire, mais encore une fois, sans le jugement péjoratif dû à la pratique qui a raté dans l’ère moderne, sur le papier ça fonctionne ]

Reprise livre 8 :

Il y a cinq espèces de cités, pour cinq types d’âmes :

 L’aristocratie est celle qui est bonne et juste. Système décrit par le plan de cité, les compétents aux bons endroits, les larbins aux champs.

Pour les 4 mauvais :

1er : Timocratie : gouvernement de l’honneur. Sparte…

Le 2ème  est une oligarchie, plein de vices sans nombre.
le 3ème opposé au 2ème est la démocratie
le 4ème est la noble tyrannie

On passe d’un bon à un mauvais système par corruption et dégénérescence. 1° génération:

 « Pour les générations divines il y a une période qu’embrasse un nombre parfait. Pour celles des hommes au contraire c’est le premier nombre. Dans lequel les produits des racines par les carrés, comprenant 3 distances et 4 limites, des éléments qui font le semblable et le dissemblable, le croissant et le décroissant, établissent entre toutes choses les rapports rationnels. »

Il fait allusion aux côtés du triangle cosmique, dont les cotés sont de 3, 4 et 5.


« Le fond épitrite [ 3 et 4 ] de ces éléments accouplés au nombre de 5 et multiplié 3 fois donne 2 harmonies »

 3 x 4 x 5 = 60               60 x 60 = 3600             3600 x 3600 = 12.960.000

« L’une exprimée par un carré dont le côté est multiple de 100 »       

  (36 x 100)²

L’autre par un rectangle construit d’une part sur 100 carrés des diagonales rationnelles de 5, diminués chacun d’une unité, ou les diagonales irrationnelles, diminués de 2 unités, »

  = 4800     ou        100 x (5 x √2) ² -2 = 4800

 « Et, d’autre part sur 100 cubes de 3. »          

100 x 33 = 2700

4.800 x 2.700 = 12.960.000 pour l’harmonie du rectangle

« C’est ce nombre géométrique tout entier qui commande aux bonnes et aux mauvaises naissances. Et quand vos gardiens ne le connaissant pas, uniront filles et garçons à contre temps les enfants qui naitront ne seront ni favorisé de la nature ni de la fortune »

Platon pensait que les mathématiques régentaient l’intégralité de l’univers.

 c'est de la numérologie quoi... 

- sinon x²+x-1=0 soit 1.61833 et 1.61833x1.61833 = 1.61833+1

oh my god

La 2ème génération ne transmettra pas correctement gymnastique et musique, engendrera encore une génération moins bonne que la précédente, le manque de discernement des races d’Hésiode et de celles d’or, d’argent, d’airain et de fer les fera se mélanger.

« Ce défaut de convenance et de régularité et d’harmonie engendre toujours la guerre et la haine. »

Une fois que la division est faite, les races d’airain et de fer aspirent à s’enrichir, acquérir des terres, des maisons, de l’or (du capital donc), tandis que les races d’or et d’argent, étant riches par nature, tendent à la vertu et au maintien des anciennes institutions. S’en suit une lutte (des classes) on convient de se partager tous les biens, et ceux qui gardaient les concitoyens comme des hommes libres, des amis, des nourriciers, finissent par les asservir, les traitent en périèques (banlieusards) et en serviteurs, et continuent de s’occuper eux-mêmes de la guerre et de la garde des autres.

Voilà pour le glissement originel pour passer de l’aristocratie à la Timocratie. C’est à mi-chemin vers l’oligarchie. « Un gouvernement mêlé ». Ambition et amour des honneurs.

La dérive vers l’oligarchie se fait par la réduction du nombre de personnes au pouvoir et une focalisation extrême sur l’argent.

« Plus d’estime ils ont pour la richesse moins ils en ont pour la vertu. »

Il y a des dénominations spécifiques suivant la classe des dominants : aristocratie pour les meilleurs (dans le sens même du livre), ploutocratie pour les plus riches, (du Dieu Ploutos de la richesse et le l’abondance), technocratie pour les bureaucrates (type Bruxelles). etc. Le pauvre ne participe pas du tout au pouvoir. (Les régimes représentatifs ont vraiment cette essence d’avoir confié puis abandonné la gestion, aujourd’hui l’abstention montre le désintéressement total de participer au vote puisque les politiques menées ne vont pas dans le sens du peuple. Dualité de la cité, pauvres et riches.

Excellent passage : L’oligarque est dans la presque impossibilité de faire la guerre, sinon il doit armer la multitude et il la craint plus que l’ennemi, qu’elle ne se retourne contre lui, et surtout, il faudrait contribuer aux dépenses. Etant près de leur argent, c’est compliqué.  C’est l’un des facteurs qui tend à diminuer les guerres dans le monde aujourd’hui, leurs coûts, dépenser pour se taper est en train de passer de mode.

Ca aussi les premiers degré à fond dans la colapsologie n’envisagent pas la notion du cout en parlant de guerre. Et là aussi c’est un héritage dévié de la notion de nouvel ordre mondial, ce n’est pas par idéologie anti guerre socialiste, c’est parce que ça coûte du pognon.

Avant on se faisait la guerre via la ressource pour faire du pognon. Aujourd'hui on se fait a guerre via le pognon pour avoir la ressource. s'il n'y a plus de ressource et que chacun imprime sa propre monnaie, pourquoi on se ferait la guerre? ®

L’oligarchie est le premier système à donner naissance aux totalement démunis. L’excès des uns est le dénuement des autres (propos à pondérer). Ceci dit dans la mesure, Platon ne chiffre pas mais véhicule l’idée qu’on connait aujourd’hui par le fameux 1 % les plus riches.

A ce niveau l’éducation est la plus grande responsable, elle propage l’ignorance, ce qui laisse le champ libre à la gouvernance. L’oligarque est sordide, ne pense qu’à thésauriser. « Loué par la multitude » donc qui inspire. Et c’est un phénomène qui s’auto alimente et tue les valeurs une par une dans le temps. L’oligarque n’est pas éduqué, au sens où ses connaissances du monde sont limitées, et dans la sphère où il évolue, ça n’est pas un prérequis, puisqu’il s’entoure pour tout ce qu’il ne maitrise pas. Enormément basé sur l’apparence.

On passe d’une oligarchie à une démocratie quand le peuple a mis une branlée aux oligarques et pris le pouvoir ou alors quand ces derniers sentent le vent tourner, par instinct de préservation. Par cette résultante, chacun y fait ce qu’il veut et les multiples sont originaires potentiellement de tous les autres systèmes précédents. En démocratie, pas de contrainte à commander pour celui qui en est capable, ni d’obéir si l’on en a pas envie, ni de participer à une guerre ou faire la paix suivant autrui. En revanche le laxisme de la justice est terrible 

« le condamné s’y promène tel un héro invisible ». « C’est un gouvernement agréable, anarchique et bigarré » « qui dispense une sorte d’égalité aussi bien à ce qui est inégal qu’à ce qui est égal ». 

Dans l’avalanche monumentale du descriptif qui match à la perfection avec l’an 2020, une rafale meurtrière de novlangue :

 «  […] traitant la pudeur d’imbécilité, la tempérance de lâcheté, la modération et la mesure pour de la rusticité et bassesse » «  […] appelant l’insolence noble éducation, l’anarchie liberté, la débauche magnificence, l’effronterie courage. N’est-ce pas ainsi qu’un jeune homme habitué à ne satisfaire que ses désirs nécessaires en vient à émanciper les désirs superflus et pernicieux et à leur donner libre carrière ? » « il vit au jour le jour et s’abandonne au désir qui se présente »

Dans le temps on s’est bien gardé de donner le contenu détaillé de cette œuvre, le livre 7 c’est caverne + système politique, mais le descriptif qui vous fait sentir merdeux le regard bas, il est toujours occulté. C’est marrant hein ?

Avec l’âge l’ouverture à l’égalité des sentiments s’opère. Il n’y a pas 50 façons de résumer ce qui est écrit, qu’un jeune désirant un jeune c’est normal, un vieux désirant un jeune est aujourd’hui condamné mais la vieillesse ouvre la porte de la pédophilie.

La tyrannie est issue de la démocratie. C’est le même procédé que l’oligarchie vers la démocratie sauf qu’à la place de vénérer l’argent et tout faire pour l’accumuler au détriment des autres au point de faire vaciller le système ou de le faire tomber pour prôner une liberté-égalité-fraternité et bien c’est le désir de liberté absolue qui pousse un système démocratique à interdire tout ce qui s’oppose à une liberté individuelle, et qui finit par tout interdire par manque de tolérance, au nom des égalités des minorités, entre autres.

« […] que le fils  s’égale à son père et n’a ni respect ni crainte pour ses parents, parce qu’il veut être libre, que le métèque[2] devient l’égal du citoyen, le citoyen du métèque, et l’étranger pareillement »

« Les chiennes y sont bien telles que leurs maitresses, les chevaux et les ânes accoutumés à marcher d’une allure libre et fière y heurtent tous ceux qu’ils rencontrent en chemin, si ces derniers ne leur cèdent point le pas. Et il en est ainsi du reste, tout déborde de liberté »

« Le même mal ayant causé la ruine de l’oligarchie se développe ici avec plus de force et d’ampleur, du fait de la licence générale (bordel), et réduit la démocratie à l’esclavage car il est certain que tout excès provoque ordinairement une vive réaction. […] »

Platon dit qu’un excès de liberté doit aboutir à un excès de servitude, et dans l’état, et dans l’individu. C’est effectivement le point de vue que j’ai, en voyant l’histoire moderne, de ce qui était prévu, de ce qu’il s’est passé, la suite logique est respectée.

Il voit 3 classes dans une démocratie, la classe de ceux qui dirigent, typique de la détérioration du système et qui sont à la tête du pouvoir, la 2ème est constituée de ceux qui sont le plus à même de s’enrichir, dans la bourgeoisie, la politique également, déjà riches, et la 3° classe est le peuple, le prolétariat. L’artisan.  Qui sont étrangers des affaires.

Livre 9

On a beau être cadré, structuré, Platon admet qu’il y a un truc en chacun: d’incontrôlables désirs avec le rêve durant le sommeil.

Développement du comportement tyrannique : fêtes, putes et autres joyeusetés, par entrainement les revenus sont épuisés, s’en suivent emprunts et lapidation du capital, puis acculé, cherchera à s’emparer par fraude ou par violence. (Quand je pense que notre castaner était surnommé vodka-pute). Le pillage est l’unique solution pour subsister sans souffrir.

De longs passages décrivent le comportement du tyran en devenir, un criminel notoire, somme toute standard de nos jours, vols, agressions à mains armées, extorsion jusqu’au meurtre le pédigrée d’un pur déchet de société comme je les appelle, Platon dit que lorsqu’ils sont peu nombreux, ils se dispersent en quête d’un chef, « un tyran accompli », il dit que lorsque de tels hommes et ceux qui les suivent sont nombreux dans un état, et qu’ils se rendent compte de leur nombre, ce sont eux qui, aidés par la sottise populaire, engendre le tyran, en la personne de celui qui a dans son âme le tyran le plus grand et le plus achevé, et il peut arriver que la population se soumette volontairement.

L’échelle du bonheur décroît d’aristocratie à tyrannie.

 Pour le reste du livre c’est essentiellement le résumé de tous les autres.

Le parcours précis pour arriver au statut de sage permet de contrôler les parties de l’âme qui cherchent l’honneur et assouvir le désir

« Notre but dans le gouvernement des enfants – nous les tenons dans notre dépendance jusqu’à ce que nous ayons établi une constitution dans leur âme, comme dans un état, jusqu’au moment où après avoir cultivé par ce qu’il y a de meilleur en nous ce qu’il y a de meilleur en eux, nous mettons cet élément à notre place pour qu’il soit gardien et un chef semblable à nous, après quoi nous les laissons libres »

Ce fondement montre que Platon n’est pas communiste, il n’est pas égalitariste, tout l’exercice n’est que d’essayer de proposer un système qui soit stable dans le temps, où les valeurs se transmettent, où le temps et les cultures n’ont pas d’emprise, où la force est employée si besoin mais uniquement dans l’intérêt global, même si certains couinent, il ne se passe rien sans effort ni combat. Tous les dérivés dans le temps, jusqu’à la réécriture marxiste en collectivisme social moderne, s’inspirent et se revendiquent de Platon mais tous ces individus sont des menteurs et des manipulateurs, et ont sali le message originel d’un aristocrate, conservateur, communautariste. Certes avec une certaine estime de lui mais, force est de constater, qu’il en avait les moyens et la capacité puisqu’il a conceptualisé un modèle que personne n’a pu maintenir et ce en 2400 ans maintenant.

Livre 10

Le livre 10 confirme que la poésie doit être cadrée, surtout qu’elle « ruine l’esprit de ceux qui n’ont pas l’antidote ». Sous-entendu ceux qui n’ont pas discernement de ce qu’elle est vraiment.

azy wesh j'ecoute bouba et tout putain on va tout cramer sale cé-fran, eh coton tige !

- tiens, en parlant de coton et de musique, t'avais pas cours de champ aujourd'hui ?

---------------------------------
5.8   5.9   5.9   5.8   5.7   5.8

Il en va de même avec les arts :

[…] en général, toute espèce d’imitation accomplit son œuvre loin de la vérité, qu’elle a commerce avec un élément de nous-même éloigné de la sagesse, et ne se propose dans cette liaison et cette amitié, rien de sain ni de vrai » « ainsi chose médiocre accouplé à un élément médiocre, l’imitation n’engendrera que des fruits médiocres »

Cela fait partie des notions cadres qui empêchent de comparer un système réel au système tel que Platon en fait le plan. Attaquer la poésie et tout ce qui a trait à l’imitation c’est éviter tout ce qui induit dans l’âme une réaction, l’émotion. Platon sait que c’est un vecteur d’identification et un instrument de corruption très dangereux pour qui sait le manier. C’est ce qui fait que ceux qui s’y abandonnent, sont ceux qui sont dans la caverne.

Cela prétend être le réel mais ça ne l’est pas. On peut objecter que celui qui a l’antidote pourrait s’en divertir, mais c’est là toute la magie du plan, il démontre que peu le peuvent. Si on laisse faire, cela engendre une corruption et une dégénérescence, et que pour être le plus efficace, pour imager le propos, plus une mauvaise branche est sectionnée tôt, moins l’arbre en souffre. C’est une forme de violence légitime et elle est démontrée tout au long du livre comme étant saine à appliquer fermement, tôt, pour garder les choses stables, mais que l’application ne peut pas se faire parce que le problème même est dans ce qui régente, la permissivité lors d’une situation subjective avec des degrés d’éthiques differents.

C’est ce que j’écrivais de mon côté par « il n’y a pas de solution, nous sommes le problème, et nous sommes les mêmes. »

Le tout dernier point abordé par Platon dans La République est « les récompenses et les prix réservés à la vertu » et cela s’apparente à l’immortalité de l’âme. Soit une conception du bien et du mal « Ce qui détruit et corrompt les choses est le mal, ce qui les conserve et leur profite est le bien ». Il y a un bien et un mal pour chaque chose. Par un raisonnement astucieux il montre que le mal détruit, mais le bien n’altère pas, en parlant de physique, organique « la maladie est le vice du corps ». En comparant à l’âme en disant que l’injustice ne flétrit pas l’âme et qu’on ne peut pas être détruit par un mal étranger si notre propre mal ne nous détruit pas.

Je ne parlerai pas du mythe d’Er, car passer autant de temps à parler de politique et de philosophie sur un tel concept, pour terminer en se tournant en ridicule sur un retour à la vie d’un mort en guise de justification de croyance païenne… le monothéisme se chargera de suffisamment foutre le bordel durant les 2300 ans qui suivent.


[1] Erechthée, fils de la terre ancêtre mythique des athéniens

[2] Métèque = qui a changé de résidence, intermédiaire entre étranger et citoyen

2 commentaires sur « La République – (Platon) -385. 1° publication complète -315 »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez votre site Web avec WordPress.com
Commencer